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Le projet ELLAF

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L’Encyclopédie des Littératures en Langues Africaines (ELLAf) est un projet ANR qui s’appuie sur les recherches menées depuis 2000 au LLACAN (UMR 8135 du CNRS) et à l’INALCO sous la direction d’Ursula Baumgardt. Elles ont permis de définir les contours d’un champ littéraire nouveau, celui des littératures orales et écrites en langues africaines.‎

La conduite du projet est assurée par les Directeurs de publication, le Comité scientifique et la Direction numérique.‎

Conception du projet

En 2009, un groupe de chercheurs africanistes (INALCO, Université de Paris 3, Université de Tours) se donne, dans une perspective pluridisciplinaire, l’objectif d’élaborer un support numérique dédié à l’enseignement et à la recherche concenant les langues africaines et les littératures dans ces langues ; il s’agit de : Odile Racine, Ursula Baumgardt, Aliou Mohamadou, Narivelo Rajaonarimanana, Delombera Negga, Xavier Garnier, Sûû-Tôôg-Nooma K. Kaboré et Sylvester Osu. Devant la complexité de la problématique, le projet a été resserré sur les littératures en langues africaines.‎

ELLAF a été défini et structuré dans sa forme actuelle entre 2009 et 2011 par les enseignants chercheurs de l’INALCO suivants : Ursula Baumgardt, Aliou Mohamadou et Narivelo Rajaonarimanana. Jean Derive, professeur émérite, s’est joint à ce groupe et a apporté sa contribution à l’élaboration du projet. Xavier Garnier de l’université de Paris 3, a également pris part à ces travaux. Marie Lorin a été sollicitée pour les aspects numériques du projet.‎

Objectifs

Les littératures en langues africaines restent encore peu ou mal connues, alors qu’elles sont riches et diversifiées, réunissant aussi bien des littératures orales que des littératures écrites en plusieurs graphies. Au-delà de leur intérêt intrinsèque et la nécessité de répertorier les littératures existantes, elles posent des questions importantes à l’analyse et à la théorie littéraires ; celles-ci portent prioritairement sur les relations entre la littérature orale et l’écriture littéraire.‎

Le projet a pour objectif de créer un cadre théorique autour de ce champ disciplinaire émergeant. Il a pour ambition d’apporter une contribution nouvelle à la compréhension du fait littéraire et des pratiques langagières.‎

ELLAF se propose de créer un site Internet : un cadre pour la réflexion théorique et une bibliothèque numérique en ligne qui rassemble des corpus de littératures orales et écrites en langues africaines quel que soit leur statut sociolinguistique.‎

Onze langues et littératures à localisations et statuts différents sont présentes sur le site dès la phase initiale : ces langues sont le boomu, le bulu, le capverdien, le gbaya, l’igbo, le malgache, le mandingue, le peul, le wolof, le swahili et le zarma. Le site a pour vocation d’intégrer d’autres langues et littératures.‎

Des textes littéraires sous forme d’extraits ou en version intégrale, accompagnés d’une traduction en français et/ou en anglais, sont présentés selon un protocole commun : les textes sont contextualisés, les circonstances de leur création et/ou de la performance sont précisées et le genre littéraire auquel ils appartiennent est indiqué. Avant tout, le site présente la langue et la littérature dont ils relèvent et il définit les concepts théoriques courants dans le domaine. L’encyclopédie envisage d’approfondir cette analyse en développant une revue en ligne.‎

Coordination

En tant que projet ANR, ELLAF est présenté par deux chercheurs, Ursula Baumgardt et Xavier Garnier.‎

Ursula Baumgardt est la coordinatrice du projet. Elle est professeur à l’INALCO et membre du LLACAN jusqu’en janvier 2017, date à laquelle elle intègre l’équipe de l’INALCO, PLIDAM (Pluralité des Langues et des Identités : Didactique, Acqusition, Médiation). Initialement adossé au LLACAN en raison de l’appartenance de la coordinatrice du projet à cette unité, suite à l’affiliation d’Ursula Baumgardt à PLIDAM, ELLAF n’a plus de lien avec le LLACAN, et relève de PLIDAM.‎

Xavier Garnier, professeur à Paris 3 et membre de THALIM (Théorie et Histoire des Arts et des Littératures de la Modernité, UMR7172 du CNRS) est partenaire du projet.‎

ELLAF repose scientifiquement sur l’apport de chercheurs africanistes appartenant à plusieurs disciplines, tous spécialistes de ces langues et/ou de ces littératures. Plusieurs universitaires du Sud coopèrent au projet, qui a vocation à élargir la coopération internationale.‎