Les Oiseaux dans la littérature malgache

 

 

Les Oiseaux dans la littérature malgache

de Louise Ouvrard

 

Mots-clés

malgache — poésie, devinettes, chants, textes narratifs — oiseau

Éditeur scientifique

Textes réunis, traduits et annotés par Louise Ouvrard.

Descriptif

Cette anthologie de 277 pages réunit différents types de textes en malgache ayant l’oiseau comme personnage commun. Les textes proviennent de manuels scolaires et d’un recueil de littérature orale.

En dehors du fait que Madagascar est un sanctuaire de la biodiversité avec une grande quantité d’espèces endémiques aussi bien végétales qu’animales, le thème de l’oiseau se justifie également à d’autres égards.

Il présente l’avantage de ne pas être spécifique à un genre littéraire donné. Ainsi l’oiseau occupe-t-il une place toute particulière dans la littérature malgache, que celle-ci soit orale ou écrite et il est présent aussi bien dans les textes poétiques que dans les textes narratifs.

L’oiseau atteste la permanence d’un patrimoine culturel. Il renvoie à un système de représentations, de croyances. Sa fréquence permet à la littérature d’esquisser des « personnages types » (ou actants) aux fonctions sémantiques constantes. Parmi les oiseaux, se distinguent ainsi des espèces au comportement connu, prévisible et stable. C’est le cas du faucon, du hibou ou du drongo, personnages centraux de l’extrait présenté ci-dessous.

L’anthologie comprend trois parties : la première consiste en une introduction générale à la littérature malgache ; la deuxième analyse un chant publié par Rainihifina dans le volume 3 du Lovantsaina [Héritage culturel] ; et la troisième partie présente, dans une édition bilingue, 41 textes de longueur variable, des chants, des poésies et des contes. On y trouve également deux courts textes humoristiques rimés (kalambalala), genre littéraire oral betsileo.

L’ouvrage est accompagné d’un index qui répertorie les oiseaux figurant dans le volume, accompagnés de leur traduction française et de leur nom scientifique.

 

Référence de l’ouvrage

OUVRARD, Louise, 2015, Les Oiseaux dans la littérature malgache. Analyse d’un chant traditionnel betsileo. Suivie d’une Anthologie bilingue malgache malgache-français, Moroni, KomEdit, 277 p., dessins.

Bibliographie

    • ANDRIANARAHINJAKA, Lucien Xavier Michel, 1987, Le système littéraire betsileo, Fianarantsoa, Ambozontany, 993 p.
    • DECARY, Raymond, 1950, La faune malgache – Son rôle dans les croyances et les usages indigènes, Paris, Payot, 236 p.
    • RAINIHIFINA, Jesse, 1961, Lovantsaina III – Fitenenana betsileo [Héritage culturel III – Paroles betsileo], Fianarantsoa, Imprimerie Catholique, 270p.

 


 

 

Vorona nifidy mpanjaka — Les oiseaux ont choisi un roi (pp. 214-215)

Extrait

 

 

Ce conte porte sur le choix de leur roi par tous les oiseaux de la terre. Au cours de cette élection, seul l’un d’entre eux est absent, Hibou, car il assiste sa femme qui couve. Les oiseaux décident donc qu’il faudra tuer Hibou et que l’oiseau qui ne le ferait pas deviendrait l’ennemi de tous les autres. C’est pour cela que Hibou ne sort plus de peur d’être tué. Faucon se propose pour être roi mais n’est pas élu en raison de son mauvais caractère.

 

 […]

Koa dia nifanara-kevitra ny vorona fa ny railovy no hofidina ho mpanjakany, satria izy no tsara tarehy sy lava sanga nahay feo samy hafa.

[…]

Les oiseaux ont alors pris leur décision. Ce sera le drongo1 qu’ils éliront comme roi parce qu’il est beau, qu’il a une longue mèche et qu’il sait émettre des chants variés.

Izany, hono, no nanaovan’ny olona ny railovy hoe mpanjakan’ny vorona rehetra.

C’est pour cela, paraît-il, que les gens ont fait du drongo le roi de tous les oiseaux.

 

Note:

1  Passereau de la famille des Dicruridae.

Récit de vie de Ra Terezy

   

Récit de vie en pays Betsileo recueillis en avril 2017 par Louise Ouvrard au village d’Ampasakambana

   

   
 

 

La transcription et la traduction des vidéos seront mises prochainement sur le site.

Récit de vie de Ra Edy

 

 

Récit de vie en pays Betsileo recueillis en avril 2017 par Louise Ouvrard au village d’Ampasakambana

 

 

 

 

La transcription et la traduction des vidéos seront mises prochainement sur le site.