notice06

notice05

notice04

notice03

attente 32

Les enfants sont en cercle, le soliste est au centre. A la fin du chant ils se mettent à danser

 

Kibe, kibe Kibe, Kibe
Haya Haya
Wewe unakwenda wapi Où vas-tu ?
Haya Haya
Ninakwenda matamgani Je vais à une veillée funèbre
Haya Haya
Aliyeufa ni nani Qui est mort ?
Haya Haya
Auruka juu kwa juu Nore père le faucon qui vole haut dans le ciel
Haya Haya
Tumrushie michanga Lançons du sable en l’air
Haya Haya
Kizee unaila ya kuchagua mume La femme mûre a comme défaut de ne pas choisir un mari
Nataka tikisa, bodilangu Je veux remuer
Halina mwenyewe, bodi langu Mon corps n’a plus de maître

DADA MARY

Les enfants sont en cercle et dansent sur place. Le soliste est à l’intérieur du cercle.

 

 

Dada Mary Dada Mary
Huyooo, huyooo, huyooo S’est enfuie, enfuie, enfuie,
Katoroka Katoroka
Huyooo, huyooo, huyooo S’est enfuie, enfuie, enfuie,
Mkamateni Mkamateni
Huyooo, huyooo, huyooo S’est enfuie, enfuie, enfuie,
Usione haya Attrapez-là
Tinga, tinga, tinga, tinga, ti Tinga, tinga, tinga, tinga, ti
Kwao usende N’aie pas honte
Tinga, tinga, tinga, tinga, ti Tinga, tinga, tinga, tinga, ti
Jikazeni jamaa Ne va pas chez eux
Tinga, tinga, tinga, tinga, ti Tinga, tinga, tinga, tinga, ti
Nataka tikisa faisons un effort
Bodi langu je veux remuer mon corps
Halina mwenyewe Mon corps n’a plus de maître
Bodi langu je veux remuer mon corps
Papa-papa-paa Papa-papa-paa

GOOD MORNING

Les enfants se mettent sur deux lignes qui se font face. En chantant ils font un mouvement d’aller-retour comme si successivement chaque ligne poussait l’autre. Lorsque le chant est fini, les deux équipes se mettent chacune en file indienne, les chefs d’équipe (qui ont été désignés par le chant) se prennent la main et chaque équipe tire de son côté jusqu’à ce que l’une des deux équipes s’effondrent (sorte de « tirer de corde »).

I good morning, morning, morning

I good father day, father day, father day

Twamtaka rafiki, rafiki, rafiki

Rafiki yetu nani, nani, nani ?

Rafiki yetu Mwanaisha, Mwanaisha, Mwanaisha[1]

Haya, haya, haya

Antamleta nani, nani, nani

Atameta Tatu, Tatu, Tatu[2]

Haya, haya, haya,

Naupigwe mstari, mstari, mstari

Haya, haya, haya,

Chanzo tu tayari, tayari, tayari

Haya, haya, haya

[1] Mwanaisha et Tatu seront les deux chefs d’équipe.

[2] Mwanaisha et Tatu seront les deux chefs d’équipe.

KITAMBAA CHANGU CHEUPE

Les enfants forment un cercle. Lorsque le soliste nomme un enfant, celui-ci fait demi-tour en sautant sur place (ex . « Dada Asha ubenduke »). Après plusieurs demi-tours l’enfant se retrouve finalement le dos tourné au centre du cercle. Le chant continue ainsi jusqu’à ce que tous soient retournés.

 

Kitambaa changu cheupe Mon foulard blanc
Kina madoa meupe A des tâches blanches
Kitambaa changu cheupe Mon foulard blanc
Chaishi na miaka yote Qu’il vive des années
Dada (Asha) ubenduke Dada (Asha) demi-tour
Bendu Demi-tour
Na tena ubenduke Puis demi-tour
Bendu Demi-tour
Na tena ubenduke Puis demi-tour
Bendu Demi-tour
(…) (…)

(A la fin du chant, lorsque tous sont retournés) :

Sote tubenduke Tous ensemble demi-tour
Bendu Demi-tour
Bendu (…) Demi-tour (…)

 

COMPTINES ZANZIBAR BILINGUE

 

 

Titre

Kiswahili Traduction Description

1. Kitambaa changu cheupe

 
 
 
Kitambaa changu cheupe

Kina madoa meupe

Kitambaa changu cheupe

Chaishi na miaka yote

Dada (Asha) ubenduke

Bendu

Na tena ubenduke

Bendu

Na tena ubenduke

Bendu

(…)

(A la fin du chant, lorsque tous sont retournés) :

Sote tubenduke

Bendu

Bendu (…)

(mon foulard blanc / a des taches blanches / qu’il vive des années / untel demi-tour/ puis demi-tour / (…) / Tous ensemble demi-tour / demi-tour / demi-tour… Les enfants forment un cercle. Lorsque le soliste nomme un enfant, celui-ci fait demi-tour en sautant sur place (ex . « Dada Asha ubenduke »). Après plusieurs demi-tours l’enfant se retrouve finalement le dos tourné au centre du cercle. Le chant continue ainsi jusqu’ à ce que tous soient retournés.

2. Good morning

 
 
 
I good morning, morning, morning

I good father day, father day, father day

Twamtaka rafiki, rafiki, rafiki

Rafiki yetu nani, nani, nani ?

Rafiki yetu Mwanaisha, Mwanaisha, Mwanaisha1

Haya, haya, haya

Antamleta nani, nani, nani

Atameta Tatu, Tatu, Tatu2

Haya, haya, haya,

Naupigwe mstari, mstari, mstari

Haya, haya, haya,

Chanzo tu tayari, tayari, tayari

Haya, haya, haya

  Les enfants se mettent sur deux lignes qui se font face. En chantant ils font un mouvement d’aller-retour comme si successivement chaque ligne poussait l’autre. Lorsque le chant est fini, les deux équipes se mettent chacune en file indienne, les chefs d’équipe (qui ont été désignés par le chant) se prennent la main et chaque équipe tire de son côté jusqu’à ce que l’une des deux équipes s’effondrent (sorte de « tirer de corde »)

3. Dada Mary

Dada Mary

Huyooo, huyooo, huyooo

Katoroka

Huyooo, huyooo, huyooo

Mkamateni

Huyooo, huyooo, huyooo

Usione haya

Tinga, tinga, tinga, tinga, ti

Kwao usende

Tinga, tinga, tinga, tinga, ti

Jikazeni jamaa

Tinga, tinga, tinga, tinga, ti

Nataka tikisa

Bodi langu

Halina mwenyewe

Bodi langu

Papa-papa-paa

(Dada Mary / s’est enfuie / attapez-la / n’aie pas honte / ne va pas chez eux / faisons un effort / je veux remuer mon corps / mon corps n’a plus de maître) Les enfants sont en cercle et dansent sur place. Le soliste est à l’intérieur du cercle.

4. Kibe

Kibe, kibe

Haya

Wewe unakwenda wapi

Haya

Ninakwenda matamgani

Haya

Aliyeufa ni nani

Haya

Auruka juu kwa juu

Haya

Tumrushie michanga

Haya

Kizee unaila ya kuchagua mume

Nataka tikisa, bodilangu

Halina mwenyewe, bodi langu

(Kibe / Où vas-tu / Je vais à une veillée funèbre / Qui est mort ? / Notre père le faucon / qui vole haut dans le ciel / lançon du sable en l’air / la femme mûre a comme défaut de ne pas choisir un mari / je veux remuer / mon corps n’a plus de maître) Les enfants sont en cercle, le soliste est au centre. A la fin du chant ils se mettent à danser

5. Saka mke wangu

Nasaka mke wangu (2X)

Hapa hayupo na hapa hayupo

Kenda wapi, kenda wapi

Kenda kwa msusi (2X)

Ruhusa kampa nani ? (2X)

Kampa msusi (2X)

Mafuta kampa nani ? (2X)

Kampa msusi (2X)

Hodi

Karibu

Nimekuja kuomba limau (citron)

Hapana

Hodi

Karibu

Nimekuja kuomba chumvi (sel)

Hapana

Nikiukata

Haukatiki

‘ta kwa shoka (hache)

Hautakiti

‘ta kwa panga (machette)

Hautakiti

‘ta kwa mndu (machette ?)

Hautakiti

‘tz kwa jembe (houe)

Hautakiti

‘ta kwa pauro (bêche)

Hautakiti

‘ta kwa chuma (fer)

(Je cherche ma femme / elle n’est pas là / où est-elle allée ? / Chez la coiffeuse / Qui lui a donné la permission / La coiffeuse / Qui lui a donné l’huile ? / la coiffeuse / Bonjour / Entrez / Je suis venu chercher du sel / Il n’y en a pas / Même si on partage / Cela ne se partage pas / Même avec une hache / …(une machette… une houe… une bêche…. un morceau de fer…) Les enfants sont en cercle. Un enfant (l’épouse) est assis à l’intérieur du cercle et le soliste (le mari) est à l’extérieur. Le « mari » commence par tourner autour du cercle, puis il cherche à entrer (« hodi »), enfin il force son passage et se précipite sur sa femme qui s’enfuit…

6. Simba

Watoto wangu

Hee

Mim Mama yenu

Hee

Za kuua Simba

Hee

Simba ni mkali

Hee

Ameua Mama

Hee

Ameua Baba

Hee

Watoto wangu hee !

Unaogopa nini ?

Simba

(Haidhuru) piteni !

(Mes enfants / je suis votre mère / je n’ai plus de forces / pour tuer le lion / le lion est féroce / il a tué Maman / il a tué Papa / mes enfants/ de quoi avez vous peur ? / du lion ! / tant pis, passez !) Les enfants sont en ligne. Un enfant (le lion) accroupi leur fait face. Derrière le lion se trouve le soliste (la mère). Lorsque le chant est terminé, les enfants tentent de rejoindre leur mère pendant que le lion se précipite et en attrape le maximum.

7. Furu

Furu, Furu

Kaokote

Furu mamaa furu3

Furu na furu na fuu

Ungaa, unga

Kaugwie (2X)4

Unga Mamaa unga

Unga na unga na unga

Uwoo, uwo 5

Mbulenge6

Unakwenda na upepo

Unaangusha embe

Uwo na uwo na uwo

  Les enfants sont en cercle. Un enfant circule à l’intérieur du cercle, à la fin du couplet il va se mettre devant quelqu’un qui prend alors sa place…

8. Alfola7

Alfola, Alfola

Alfola bandari salama

Alfola imekufa

Imebakia mafupa

Kiguru cheche

Che che che che

Mwenye madonda

Tumtoneshe

Mwenye makepu

Tumtumbue

Mwenye majipu

Tumtumbue

(Alfola / port paisible / Alfola est mort / il ne reste plus que les os / le pied-bot clopine / celui qui a une plaie / perçons-la / celui qui a des chiques / faisons-les sortir / celui qui a des ampoules / crevons les) Les enfants sont en cercle et chantent sur place. A la fin du chant tous avancent ensemble vers le centre du cercle.

9. Biti Jabiri

Biti Jabiri

Kwao Migombani kwao

Biti Jabiri

Kwao Migombani8 kwao

Akidodoma9

Lete mshindo mwema lete

(…)

(Binti Jambiri / habite Migombani / …/ frappe bien le tambour) Les enfants sont en cercle. L’un d’entre eux est à l’intérieur et se met à danser au 4e vers.

10. Biti Chumu

Biti Chumu

Kala ndizi

Ndizi gani

Koroboi10

Ina masiri masiri mbaboi

Ina masiri masiri mbaboi…

(etc. de plus en plus vite)

(Binti Chumu / mange une banane / Quelle banane ? / Une koroboi…) Les enfants sont en cercle. A la fin du chant ils sautent sur place en se tournant à droite et à gauche de façon à faire face successivement à chacun de leurs voisins.

11. Hodi na karibu

1. Hodi na karibu (2X)

Zamani tulifanya

2. Chagua mwenzako (2X)

Zamani tulifanya

3. Umpeleke mbali (2X)

Zamani tulifanya

4. Umrejesha hapa (2X)

Zamani tulifanya

5. Umrejesha hapa (2X)

Zamani tulifanya

6. Umchezeshe disco (2X)

Zamani tulifanya

7. Umchezeshe bumping (2X)

Zamani tulifanya

8. Mwambie kwa heri (2X)

Zamani tulifanya

  Les enfants sont en cercle. Un enfant est dedans et suit les instructions données par le chant.

12. Kachiri11

Kachiri, kachiri

Saga

Mume wangu kasafiri

Saga

Kaniacha ukili

Saga

Ufikao pima mbili

Saga

Kupata kuku kumkaranga

Kwa pilipili na dawa ya manga12

Kachiri

Saga, saga, saga

Kachiri

Saga, saga, saga…

(Kachiri / mouds / mon mari est parti en voyage / Mouds / Il m’a laissé de la fibre à tresser / Mouds /pas plus de deux coudée / Mouds / du poulet aux arachides / avec du piment et des remèdes / Kachiri / mouds, mouds, mouds… ) Les enfants sont en cercle. A la fin du chant, ils sautent sur place d’avant en arrière.

13. What are you doing ?

What are you doing ?

You’re drinking madafu13

Drinking madafu

Drinking madafu

Teacher

What are you doing ?

Drinking

Drinking

Drinking

Together

  Les enfants sont en cercle et marquent le rythme en frappant dans les mains.

14 You stay

Where you stay, you stay, you stay, haaa ?

In the air

Liki ?

Laike gostiii on the chair

On the air

Like ghosti on the chair

Liki

Like ghosti on the chair

On the chair

Like a ghosti on the chair

Lalalala

(…)

  Les enfants sont en cercle.

15. Kinywili14

Kinywili

Kinywili ka

Singali mwanajumbe

Kavaa nguo mbili15

Ya chini na ya juu

Mwaa juu na awishe wishe

Kuduku wa16

(Kinywili / je ne suis pas encore un enfant de chef / je porte deux habits / un dessous et un dessus / que celui qui est au dessus parte / pars !) Les enfants sont assis en cercle par terre et superposent leurs mains droites, doigts tendus et verticaux. A la fin de chaque couplet celui qui est au dessus retire sa main.

16. Kokochi17

Kokochi, kokochi

La maziwa

Kokochi, kokochi,

La maziwa

Chubila, chubila18

Changanyiya

Chubila, chubila

Changanyiya

(…)

(Kokochi / au lait / chubila / mélangé…) Les enfants sont en cercle et se tiennent par la main. A la fin du chant, ils sautent de gauche à droite de manière à faire face tour à tour à chacun de leurs voisins.

17 ABC

A B C

A B C

One two three

One two three

P H E

P H E

They love me

Aaaaaaa

Hey

(…)

  Les enfants sont en cercle et tapent dans les mains pour marquer le rythme

18. Ujiringeringe

La la laaa

Lala

Salama ingia kati

Lala

Ujisukesuke

Lala

Ujikunekune

Lala

Ujiringeringe

Lala

Ujipurepure19

Lala

Okota maganda

Peleka Uganda

Yamezipanda bei

Sukuma wa

(Salama entre dans le cercle / fais-toi les nattes /gratte-toi /pavane-toi / Maquille toi / Ramasse les peaux / envoie les en Ouganda / les prix augmentent ) Les enfants sont en cercle. Une enfant entre dans le cercle et mime les paroles du chant.

19. Biti Sadala

Biti Sadala

Ana pepo tumkunge

(2X)

Anapokuna nazi

Ziwa la chagua kunde

(2X)

(Binti Sadala / est possédée, exorcisons-la / quand elle rape la noix de coco / son seins trie les haricots) Les enfants sont en cercle. L’un d’entre eux est au milieu et mile les paroles.

20. Ukuti

Ukuti, ukuti

Wa mnazi, wa mnazi

Mwenzetu, mwenzetu

Kapondwa, kapondwa

Na nini, na nini ?

Na gari, na gari

Tukampeleke

Hospitali

Atayeanguka

Hiari yake

Asende kusema !

Kwa wazee wake

Bado, bado, bado

(Feuille de cocotier / notre ami / a été renversé / par quoi ? / par une voiture / envoyons –le / à l’hôpital / celui qui est tombé / c’est son problème / n’allons pas le dire / à ses parents) Les enfants sont en cercle et tournent de droite à gauche

21. Sltini buibui

Nalinunua kanga sitini na buibui

Wanawake wa sasa kuringa ni wewe nini

Nalimpiga kofi wallahi ameanguka chini

Alikuja (ku)niuliza mke huyu nimemwoa arusi

Lete vitu

Ajigijigi

Lete njega20

Ajigijigi

Mwache ende zake

Ajigijigi…

(J’ai acheté soixante kanga et buibui les femmes d’aujourd’hui sont fières, de quoi ? / je lui ai donné une gifle, Dieu ! elle est tombée / il est venu me demander quand je l’ai épousée / je l’ai épousée hier, je reviens à peine des noces…) Les enfants sont en cercle sans se tenir les mains. A la fin du chant chacun danse doucement sur place.

22. Foliti

Foliti, folit

Badia, badia

Nikija nitampas nani

Asha na kidudu mtu

Nije nisije ?

Njoo !

Miguu mingapi ?

Miwili21

Moja, mbili…

(Foliti /Badia / si je viens qui attraperai-je ? / Asha et n’importe qui d’autre / je viens ou non ? / Viens ! / Combien de pas ? / deux…) Les enfants sont en ligne et les deux solistes leur font face. A la fin du chant, ils font le nombre de pas qui leur est autorisé puis tentent d’attraper les enfants qui s’enfuient.

23. Kifichificho

Kifichoficho

Bana jicho

Nawe unalo

Hilo jicho

Kafijicheni

Fumba macho

Usifumbue maisha yako

Tayari

(cache-cache / ferme les yeux / … / cachez-vous / ferme les yeux / ne les ouvre pas . prêts) Tous les enfants partent se cacher à la fin du chant, sauf un qui ferme les yeux avant de partir les chercher.

24. Ngodani

Iyoo Ngoda

Ngodani

(2X)

Dada Mwanajumae ichumamie

Ngodaeee ngodae

Iyoo ngoda

Ngodani

Dada Salmae ichuchamie ngdae ngodae

(…)

Dada Mtumwae ilalie ngodae ngodae

(…)

Dada ( ?) ikalie ngodae ngodae

(…)

Dada Asha kalie…

(…)

Dada Fauda ilalie…

(…)

Dada Tatu ichimamie…

(…)

Dada lisiki umpembe22 ichuchamie ngodae ngodae

Iyoo Ngoda

  Les enfants sont en cercle. Selon les instructions du soliste ils s’accroupissent, s’asseyent ou se couchent. A la fin du chant, tous sont à terre.

25. Njugu ni rembwe

Njugu ni rembwe

Njugu ni rembwe

Alonyuma

Atangulie mbele

Kwa usoni twende

(njugu ni rembwe / celui qui est derrière / passe devant / allons-y) Les enfants sont en file indienne et mettent les mains sur les épaules de celui qui est devant. Ils avancent en chantant et lorsque l’ordre est donné, celui qui est derrière se détache et passe devant.

26. Mkubwa na mdogo

Mkubwa na mdogo

Shamvi23

Mkubwa na mdogo

Shamvi

Sitaki shamvi ya mpepeso

Nataka shamvi ya mgandisho

(grand et petit / shamvi / je ne veux pas d’un shamvi titubant / Je veux un shamvi ferme) Les enfants sont en cercle. Un enfant dans au milieu.

27. Kifurujumbe

Nami nina mwanangu

Mwanangu kifurujumbe

Jumbe we !

Serereka iba konde

Kaiba konde ngwa24

Kasingizia Mnda

Mnda we !

Kasema namtakiona

Namtakiona

Pingu na mikono nyuma

Nyuma we !

Kwa misumari ya chuma

Bi Mwajuma mchuzi na hoho ukinipa

Nitautaka kwa uroho wangu

(Moi j’ai un enfant / kifurujumbe / Jumbe toi ! / Sereka a chapardé dans le champ / il a chapardé dans le champ des gens / et il a accusé Mnda / toi Mnda ! / tu as dit : tu vas voir / tu vas te retrouver / les menottes aux mains / dans le dos / avec des clous en fer) Les enfants sont assis en cercle serré les deux mains à plat sur le sol. Le soliste copte les mains en chantant.

28. Kijogoo wika

Kijogoro wika wika wika

Kokoiko

Kijogoo wika wika wika na mayowe

Maskini yule mtoto bukta25

Anafua mwenyewe (2X)

(…)

Maskini yule mtoto niliyempenda

Kasoro kidogo kanzu anafua mwenyewe

(Le coq chante / cocorico / le coq chante à grands cris / le pauvre enfant / lave lui-même son bukta /(…) le pauvre enfant que j’ai aimé / le problème est qu’il lave lui-même son bukta (kanzu) Les enfants sont en cercle. L’un d’entre eux marche dans le cercle et mime quelqu’un qui lave du linge.

29. Kuruka kamba26 I

Wale mama wawili amba wa kileo

Wamevalia amba makaoboka27

Na mimi amba nlipo amba nikiijana

Kijana mdogo sana amba wa kileo

Amba disco amba amba foofoo28

Amba disco amba amba mambo keshoo

(ces deux femmes à la mode / portent des koboka / et moi je suis un jeune homme / un très jeune homme à la mode / (…) Un enfant saute à la corde pendant le chant

30. Kuruka kamba29 II

Huo mchicha ukomsoni mchicha

Unauuza mchicha na bwana Usumani mchicha

Kivunge kiasi gani ? mchicha

Pesa kumi tu

Asiye pesa mchicha

Tutamkopesha

(Ces épinards sur l’étalage / tu les achètes / tu les achètes à M. Usumani / Combien coûte la botte ? / Dix sous / S’il n’a pas d’argent / nous en emprunterons) Un enfant saute à la corde pendant le chant

31. Kuruka kamba30 III

Slolongi slolongi

Aleykum salaam nave nave nave nakwambia vo

ALeta karata vo

Sigireti msokoso

Kaninunulie

Nivute kidogo

Lala lala lalalalalala

La la lalala

(Slolongi / aleykum salaam je te dis / il apporte des cartes / des cigarettes à rouler / qu’il m’a achetées / je fume un peu / lala lala lalalalalala….) Un enfant saute à la corde pendant le chant

32. Kinyuki Kipenyapenya

Kinyuki kipenyapenya (2X)

Mzinga leo na leo

Nyama ya ng’ombe

Simba karegea kwa ugali

Simba

(la petite abeille pénètre / dans la ruche aujourd’hui / viande de bœuf / le lion est affaibli par l’ugali / le lion) Les enfants forment un train. Deux enfants forment un pont en se tenant par les bras et le train passe dessous. A la fin du chant les deux enfants se baissent et quelqu’un se retrouve prisonnier.

33. Anchikicha

Anchikicha

Anchikicha chikicha chikicha

Chikicha chikicha

Nalikwenda

Nalikwenda Dar Salama

Dari Salama

Nikala

Nikala wali na nyama

Wali na nyama

Tonge ya kwanza

Tonge ya kwanza ikanisama

Ikanisama

Kibibi

Kibibi kanipe maji

Kanipe maji

Wallahi

Wallahi siwezi bwana

Siwezi bwana

Sinichinje

Sinichinje chinje chinje

Chinje chinje

(Anchikicha / je suis allé à Dar es Salaam / J’ai mangé du riz à la viande / à la première bouchée je me suis étranglé / jeune fille donne-moi de l’eau / mon Dieu ! je ne peux pas / ne m’égorge pas) Deux enfants se font face et se frappent mutuellement les mains en rythme et selon un ordre convenu.

34. Shuwadina

Shuwadina Shuwadina

Nampenda Shuwadina Shuwadina Shwadina (2X)

Nani mchafu ! Komredi Kipeepe

Wangu mwenyewe ! Zamoyoni Mugela31

Anadundadunda ye yee !

Ana yesayesa ye yee !

Dunda dunda usiogope mtu yoyote

Mambo ye danga she

(Shuwadina / j’aime Shuwadina / qui est sale ? L’ami Kipepe / Celui que j’aime ! Zamoyoni Mugela / danse !/ ne crains personne…) Deux enfants se font face et se frappent mutuellement les mains en rythme et selon un ordre convenu.

35/36. Shemegi

Shemegi alia kama ng’ombe

Kwa kula majani yee

Shemegi kula hee

Wenyewe hawapoo

Wataporudi hee !

Chakula ‘ko bisii32

Kwa jams

Oooo !

(Shemegi pleure comme une vache / elle mange de l’herbe // la nuit et le jour je pense / qui ai-je vu ? // mange Shemegi / les patrons ne sont pas là // Quand ils vont revenir / ta nourriture sera du bisi et de la confiture) Deux enfants se font face et se frappent mutuellement les mains en rythme et selon un ordre convenu.

37. Saidi nampenda

Saidi nampenda

Kibuno chake chembamba

Cha kumvalia mkanda

Lete…

VItu

Kidogo

Titi titi ti

(J’aime Saidi / sa taille est fine / pour porter la ceinture / apporte / les choses / petites) Les enfants sont en cercle. Un enfant est à l’intérieur du cercle et vient se placer à la fin du chant devant quelqu’un qui devra prendre sa place.

38. Chura bamba

Chura chura bamba

Bamba

Kala asali kajiramba

Bamba

Chura bamba

Chura bamba

(…)

(La grenouille/ a mangé du miel et se lèche les babines) Tous les enfants sont accroupis et sautent sur place comme des grenouilles à la fin du chant.

39. Maskini chura

Chura chura

Bamba

MAskini chura

Kitumbo chake kimejaa maji

(…)

(La pauvre grenouille / a le ventre plein d’eau) Tous les enfants sont accroupis et sautent sur place comme des grenouilles à la fin du chant.

40. Watoto mnara

Watoto mnara

Mnara njiwa

Akija Baba

Natamwambia

Kuguru mweusi

Kaota mkia

Akosae banja ukucha

Akosae banja ukucha

(…)

(Les enfants tours / une tour de pigeons/ si Papa vient / je lui dirai / le corbeau noir / a une queue qui pousse / celui qui manque écrase son ongle) Les enfants sont assis en cercle par terre, chacun a une pierre dans la main. Ils passent la pierre à leur voisin de droite en la frappant sur le sol de manière à marquer le rythme.

41. Kinying’inya33

Nende nsendee

Kwa Mama

Nikale wali

Kwa nyama

Mpiga gongoro34

tata mkia (2X)

Kinying’ina

Mkia takewa nyuma

  Les enfants avancent en faisant le train (les mains sur les épaules de celui qui est devant)

42 Maboga

Moja moja kitangu pepeta35

Oya oya

Mbili mbili kitangu pepeta

Oya oya

Tatu tatu kitangu pepeta

Oya oya

Nne nne kitangu pepeta

Oya oya

Tano tano (…)

Sita sita (…)

Maboga yangu

Huyu bora nimle leo

Upande nitakuja kuula kesho nikirudi

Upande nitakuja kuula kesho

Moja moja kitangu pepeta

Oya oya

Mbili mbili kitangu pepeta

Oya oya

Tatu tatu kitangu pepeta

Oya oya

Nne nne (…)

Tano tano (…)

Boga langu moja lile nililolila jana kipande kiko wapi ?

Kukojoa

Limeenda kukojoa ?

Heee

Haya basi ninakula weye

Kesho nitakuja kumaliza wawili

(un / deux / trois / quatre / cinq/ six / ma nourriture / celui là je vais le manger aujourdhui / le reste je le mangerai demain // Un/ deux/ trois/quatre/cinq / Ou est le morceau que j’ai mis hier de côté ? / il est parti pisse/ Il est part pisser ? / Oui / Alors je vais te manger/ Je reviendrai demain pour finir les deux derniers) Les enfants sont en ligne et, jambes tendues, posent les mains par terre devant eux. Le soliste passe derrière eux en leur touchant les fesses. Il revient au début de la ligne, pose les questions, et en fait sortir un.

Le chant recommence avec ceux qui restent…

43. Kula tumbakishie Baba

Kula tumbakishie Baba

Kula tumbakishie Baba

(…)

Wewe umeangusha

Tumpige makofi mpaka afe

Kesha kufa

Tayari

(Mange ! laissons-en pour Papa / toi tu l’as fait tomber / Battons-le jusqu’à ce qu’il meure / déjà mort / prêt) Les enfants sont assis par terre en cercle. Au milieu il y a une chaussure tenue verticalement. Les enfants touchent la chaussure avec la main droite. A la fin du chant, l’un d’entre eux est battu (celui qui a fait tomber la chaussure ?)

44. Maji y ndimu

Maji ya ndimu

Maji ya ndimu

Saga, saga, saga

Yakubiduwa

Bidu

Yakubiduka

Bidu

Yamle, yamle…

(jus de citron / jus de citron / presse, presse, presse / …) Les enfants sont assis en rond par terre en cercle les mains posées sur le sol. AU cours du chant ils se frottent les mains, puis les reposent par terre mais sur le dos, et enfin tous enfouissent la tête dans les mains. A ce moment, l’un d’entre eux en frappe un autre sur la tête, celui-ci doit nommer celui qui l’a frapp, à chaque fois qu’il se trompte tous crient « yamle » et ils se remettent la tête dans les mains…

45. Embe

Embe

Embe

Embe

Embe

Mawa inuka

Embe

TUle embe

Embe

Uuui

Cha cha cha

Uuui

Cha cha cha

(Mangue / Mawa lève-toi / mangeons la mangue) Les enfants sont en ligne assis par terre. Le soliste est debout. Il prend la main d’un enfant (ici Mawa) qui se lève. Puis tous se lèvent et dansent (cha cha cha)

46. yai bovu

Yai bovu, yai bovu

Linanuka, linanuka

Linanulaje, linanukaje

Kama mavi, kama mavi

Nina ndoo yangu

Ee

Ya kuchota maji

Ee

Maji ya barafu

Ee

Watoto msitazame

Ee

Watoto msitazame nyuma

Yai bovu linanuka

(Œuf pourri / il pue / comment pue-t-il ? / comme une crotte / j’ai mon seau / our puiser de l’eau / de l’eau glacées / les enfants ne regardez pas derrière / l’œuf pourri pue) Les enfants sont en cercle. Le soliste est hors du cercle et tourne autour. Puis il pose une pierre (l’œuf pourri) derrière quelqu’un qui doit le voir et courir après le soliste. Si celui-ci parvient à faire le tour du cercle et à prendre la place vide le jeu recommence avec le nouveau soliste…

47. Kuruka Kamba36 IV

Todosia skuli udhia

Huendi kwa mlangoniÌn kuingia

Out kutoka

(…)

(Todosia est un problème à l’école / elle n’entre pas par la porte / in pour entrer / out pour sortir) Un enfant saute à la corde pendant le chant

48. Kuruka Kamba37 V

Kipi. Ukitoka tende chukua

Ta halua chukua

Lakini kidogo panua (2X)

(Si tu veux des dattes prends-en / même si tu veux de l’alua prends-en / mais écarte un peu) Un enfant saute à la corde pendant le chant

49. Kuruka Kamba38 VI

Mgurumo mgurumo

Mpaka kutoka

Mpaka maputo

Mtambaa kweta Mam nikwetaae

( ?)

Wasila wa Jangombe39 mama wamemchukua

Inamanuamanua

  Un enfant saute à la corde pendant le chant

50. Kibuzi40

Kibuzi, kibuzi

Cha meme, cha meme

Mwanangu mwanajumbe

Kavaa nguo mbili

Ya tatu ya kubandika

(…) cho cho cho

(…) cho cho cho

  Trois enfants sont assis en ligne les jambes tendues. Trois autres enfants assis en face leur tiennent les jambes et chantent en les faisant passer l’une au dessus de l’autre (en les croisant). A la fin du chant, ils leur prennent les genoux.

51. Turinge bayoyo

Turinge Bayoyo (2X)

Kaka Mrisho kaa chini

Tuyaone maringo yako

Puikiru, puikiru, mpaka chini

(…)

Kaka Ali…

Dada ( ?)

Dada Saada…

Dada Maja …

Quand ils sont tous assis, sauf le soliste, ils s’allongent les une sur les autres et forment un serpent.

Mwenzetu kaliwa na nyoka

Nyoka huyo anapita mwituni

Naapite

Nyoka huyo anapita Kigundo Chekundu41

Naapite

Nyoka huyo anapita shamba

Naapite

Nyoka huyo anapita kibanda cha maziwa

Naapite

Nyoka huyo anapita kibanda cha kahawa

Naapite

Nyoka huyo anapita Mwanakwerekwe42

(nous sommes mangés par le serpent / le serpent passe dans le bois / Qu’il passe / le serpent passe à Kigundo Chekundi / Qu’il passe / Le serpent passe dans les champs / qu’il passe / Le serpent passe…) Les enfants sont en cercle. Ils s’asseyent au fur et à mesure qu’ils sont nommés.

52. Ng’ombe kahinyahinya

Ng’ombe, ng’ombe

Ng’ombe kahinya kahinya mkia

Ukimkamata atakurukia

Bahoo Bahoo

Punda, punda

Ana matandiko huyo

Huhi huhi huhi

Huhi huhi huhi

(La vache balance la queue / si tu l’attrapes elle va ruer // l’âne a une selle, Hihan hihan, hihan ) Les enfants sont en ligne. A la fin du chant ils ploient les jambes en brayant.

53. Umekaa mlangoni

Umekaa mlangoni

Kama askari kaya

(2X)

Makuapa yananuka

Kwa kusikiliza umbeya

(2X)

(Tu restes à la porte / comme une voiture de police / tes aisselles puent / d’écouter les racontars) Les enfants sont en cercle et font la ronde.

54. Nigaiye dala

Nigaiye dala

Nikanunue koni

Nikirudi shule

Mpangu utakuwa njioni

(Donne-moi un dollar / pour acheter des corns / quand je rentrerai de l’école / je te récompenserai) Les enfants sont en cercle et font la ronde.

55. Muhogo mt iwa shamba

Muhogo mti wa shamba (2X)

Ukipata mpishaji

Sinia utairamba

(Manioc arbre de la campagne / si tu as u cuisinier / tu lècheras le plat) Les enfants sont en cercle

56. Nilikwambia zamani

Nilikwambia zamani

Kama sili pili pili (2X)

Mafu yangu ya mtumba

Chupi na bania pini

(Je lui ai dit il y a longtemps / que je ne mangeais pas de piment / jupon d’occasion / je le retiens avec une épingle) Les enfants sont en cercle et tournent.

57. Sungura magoti

Ngoda ngodani

Iyoo ngoda

(2X)

Dada Siti sungura magoti tin tin

(…)`Dada Jaferi

Kaa Ali…

Dada Mashavu…

  Les enfants sont en cercle. Lorsqu’ils sont appelés par le chanteur ils font des ronds de jambe avec la jambe droite.

58. Tumbili43

Tumbili wala nini ?

Wala komamanga44

Nigaiye kidogo

Nikampe Mwanangwa45

Akija Akiifa

Nimvalishe sanda46

Na maji shupani

Kwa kombe la wanja47

Ukanipa kudedemka

Ptt prtt ptt ptt…

  Les enfants sont sur deux lignes et regardent le soliste qui leur fait face. A la fin du chant ils chantent comme des grenouilles.

59. Makame

Makame Makame

Che che Ngude

Makame usinichokoze miye Makame

Che che Ngude

Mara moja hujigeuza kaa Makame

Che che Ngude

Na huo mkoba ukajaa Makame

Che che Ngude

Makame

Che che Ngude

(…)

(Makame / ne me mets pas en colère : un jour on se change en crabe / tu remplis ce sac) Les enfants sont sur deux lignes qui se font face. Le soliste est derrière.

60. Mimi na rafiki

Mimi na rafiki yangu

Kaboga48

(2X)

Tuende shamba tukacheze

Kaboga

(2X)

Kaboga kaboga hiyo (4X)

  Les enfants sont en cercle, le solliste est dans le cercle et vient chercher un partenaire pour danser.

61. Paka na panya

Simba… simba… simba…. Simba… chui   Les enfants sont assis en cercle. Un enfant fait le tour du cercle par l’extérieur et tape sur chaque tête en disant « simba » (lion). Lorsqu’il dit « chui » (léopard), l’enfant désigné doit se lever et lui courir après. S’il ne parvient pas à le rattraper au bout d’un tour, il doit prendre sa place.

62. Twamtaka Dada Asha

Twamtaka dada Sadaa ee

Leo mambo

Atuleta mitindo ee

Leo mambo

Mitindo ya kizamani ee

Leo mambo

Inachezwa kama vipi ee ?

Leo mambo

Inachezwa kama hivi ee

Leo mambo

Pan pondipa haya Pindipa

(…)

(Nous voulons que Dada Sadaa / nous montre la manière / la manière d’autrefois / comment est- ce que cela se danse ? / Ca se dans comme cela ) Les enfants sont en cercle, le soliste est à l’intérieur. Les enfants se mettent à danser à la fin du chant.

63. Kibati chini49

Naliupanda mshelisheli na maua yake (2X)

Akipita akiringa Asha na mwanaume wake (2X)

Sawa sabosa50

Kibati chini kibati juu

(…)

(j’ai planté un arbre à pain et ses fleurs / Asha pase en se pavanant avec son homme) Les enfants sont en cercle. Le soliste est à l’intérieur. A la fin du chant, ils descendent et remontent sur leurs jambes.

64. Maji ya mtungi

Maji ya mtungi

Yawasha

Ukipitia pirani

Yawasha

Ukitia chupani

Yawasha

Ukitia mtungini

Yawasha

( ?) juu juu juu

(…)

(l’eau du pot en terre / brûle / si tu la mets dans un bol en plastique / elle brûle / dans ne bouteille / elle brûle / dans un pote en terre cuite / elle brûle) Les enfants sont accroupis en deux lignes qui se font face. A la fin du chant, ils sautent en grenouille.

65. Mwanambuzi

Mwanambuzi mee mee

Kamlia mwanawe

Kamwambia Kwera

Kwera mlima una mawe

(2X)

Kidege kimenasa kwa urimbo

(…)

(Le chevreau/ son enfant a pleuré/ il lui a dit Kwera / la montagne a des pierres / L’oiseau s’est englué) Les enfants se mettent sur deux lignes. Lorsque le soliste chante ils avancent. Lorsqu’ils répondent, ils reculent. A la fin du chant, ils sautent sur place à droite et à gauche.

66. Simba hali kunde

Simba yangu hali kunde (haricots)

Simba simba mkali huyo

Simba yangu hali mbaasi (pois)

Simba yangu hali fiwi (fèves)

Simba yangu hali kunde

Haa simba yangu neenda kale nyama

Simba karegea kwa ugali

Simba !

(Mon lion ne mange pas de haricots / c’est un lion féroce / il ne mange pas de pois/ il ne mange pas de fève / Haa mon lion mange de la viande / et s’amollit avec l’ugali / le lion !) Les enfants sont en ligne. Un enfant est accroupi et leur fait face. Le soliste est derrière. A la fin du chant le lion bondit et essaie d’attraper quelqu’un.

67. Kianga anga

Mwakiona ichoo

Leo mwakiona

Kiangaanga (2X)

Nililala mlango wazi

Sikuufunga

Hata mwizi akija atauchota mpunga

  Les enfants sont en cercle. A la fin du couplet ils se baissent et font semblant de ramasser quelque chose

68. Marijani

Marijani Marijani

Marijani mtoto

Nilikwenda kilimani

Marijani mtoto

Nikakikuta kidege

Marijani mtoto

Kinacheza Solomama

Solomama Solomama

Ee Solomama Solomama

(Maijani, petite Marijani/ je suis allé sur la colline/ petite Marijani / j’ai rencontré un oisillon / petite Marijani / il joue à Solomama…) Les enfants sont en cercle et tapent dans les mains. A la fin du chant, ils dansent.

69. Ingia nikuone

Na dada ingia nikuone (2X)

Aya msalambuko mdundiko51 rahisi (2X)

(Kibibi donne-moi de l’argent / que j’aille chercher Munira / il est parti de chez lui/ dans un bateau du Congo / quand il est arrivé là / il s’est piqué avec une épine / Kibibi /j’ai mal au ventre aujourd’hui…) Les enfants sont en cercle. Un enfant entre dans le cercle et danse.

70. Kibibi nipe pesa

Kibibi nipe pesa

Nimpate Munira

Ametoroka kwao

Na mashaua ya Kongo

Alipofika mbali

Kajichoma na mwiba

Kibibi

Naumia tumbo leo naumia tumbo

Kibibi

Naumia tumbo leo naumia tumbo

  Les enfants sont en cercle. A la fin du couplet, ils se tiennent le ventre et se tordent.

71. Kimelimeli

Meli meli wee !

Ina madirisha

Ikipita chini

Ina madirisha

Ikipita juu

Ina madirisha

Kofi aya Issa

Inakamanisha

Iya kwamkwam kwamkwam

Iyaa

(Le bateau a des fenêtres / qu’il passe en bas/il a des fenêtres/ qu’il passe en haut/ il a des fenêtres…) Les enfants sont en cercle, le soliste est à l’intérieur du cercle. A la fin du couplet on change de soliste.

72. Kipepeo

Ayoyo kipepeo kipepeo (4X)

Kikia cha mbuzi

Kifagia ulalapo fagia

(…)

(l’éventail // la petite queue de la chèvre balaye là où tu dors) Les enfants sont en cercle. Ils balayent l’air devant eux avec la main droite, puis ils se baissent pour balayer le sol.

73. Neno halidaiwi

Neno dada Sinawiya

Neno dada jamaa Sinawiya

Neno dada Sinawiya

Neno dada Sinawiya

(2X)

Na Fatuma nilimtuma

Na Fatuma jamaa nilimtuma

Na Fatuma nilimtuma

Na majibu hakuleta

Na hiyo simu nilipiga

Nahiyo simu jamaa nilipiga

Na hiyo simu nilipiga

Operator kaikataa

Na mwenyewe nilikwenda

Na mwenyewe jamaa nilikwenda

Na mwenyewe nilikwenda

Wala hakusema kituu

Le chanteur essaie d’entrer en contact avec Sinawiya par tous les moyens (il envoie Fatuma il téléphone, il y va lui-même) mais il n’obtient aucune réponse de Sinawiya) Les enfants sont en cercle et tapent dans les mains.

 

1 Mwanaisha et Tatu seront les deux chefs d’équipe.

2 Mwanaisha et Tatu seront les deux chefs d’équipe.

3 Furu : fruit de couleur noire de la taille d’une prune

4 Kaugwie : du verbe « -gwia » qui en kimakundichi (dialecte du sur de l’île de Zanzibar) signifie attraper (Kamata)

5 Uwo : pour « huo » (kimakunduchi)

6 Mbulenga : sorte de manguier

7 Il s’agirait d’un chant à message politique célébrant la révolution du 12 janvier 1964 ) Zanzibar. Alfola serait l’ancien régime (ou le sultan lui-même)

8 Migombani : quartier résidentiel de Zanzibar

9 Le sens de ce terme est à identifier (kudodoma : dire ?)

10 Koroboi : sorte de banane très courante à Zanzibar

11 Kachiri : plante médicinale utilisée pour les maux de ventre

12 daw ya manga : médicament traditionnel.

13 Madafu : noix de coco au stade où elle est rempli de lait

14 Il s’agirait d’un chant chanté par une femme qui a ses règles, pour faire comprendre à son amant qu’ils ne peuvent pas faire l’amour et qu’il doit partir.

15 La femme qui a ses règles porte un autre habit sous le pagne.

16 Les deux derniers vers sont en kimakunduchi et se traduisent ainsi en swahili : « Alioko juu aondoshe / Toka »

17 Nous n’avons pas réussi à nous faire expliquer le sens de cette chanson. Il semblerait s’agir d’une recette de cuisine.

18 Kokochi et Chubila renvoient probablement à des aliments

19 kupura = kupodoa : se maquiller

20 Njega : peut-être « njuga » (grelot que l’on attache à la cheville pour danser)

21 Suivant la distance qui les sépare la réponse pourra varier (trois, quatre…)

22 Kisiki upembe : c’est ainsi que le meneur se nomme lui-même.

23 Shamvi au cours d’une danse lorsque le danseur s’immobilise devant quelqu’un, on dit qu’il donne le « shamvi » (kupa shamvi)

24 Ngwa : les gens (kipemba)

25 bukta : sorte de pantalon

26 Saut de corde

27 Koboka : sorte de pantalon large

28 Foofoo : sorte de danse

29 Saut de corde

30 Saut de corde

31 Zamoyoni Mugela : nom d’un footballeur de l’équipe tanzanienne « Simba »

32 Bisi : maïs ou millet grillé

33 Kinying’inya : l’arrière arrière petit fils

34 gongoro : bâton

35 Kitangu pepeta : nous n’avons pas pu nous faire expliquer le sens de cette expression.

36 Kuruka Kamba : Saut à la corde

37 Kuruka Kamba : Saut à la corde

38 Kuruka Kamba : Saut à la corde

39 Jangombe : quartier de Zanzibar

40 Ce chant est une variante de Kinywili (n°15)

41 Kigundo Chekundu : quartier de Zanzibar

42 Mwanakwerekwe : quartier de Zanzibar

43 tumbili : petit singe au pelage clair

44 komamanga : grenade

45 mwananga : l’enfant des gens (kipemba)

46 sanda : linceul

47 wanja : antimoine

48 kaboga : danse traditionnelle.

49 Kibati : petite boîte de conserve.

50 Sabosa : chant

51 Msalambuko et mdundiko sont des danses traditionnelles.

attente 31

 

JAMMOOJE NA’I – AAMADU HAMMADU / ÉLOGES AUX BOVINS – ÂMADOU HAMMADOU TEXTE 1

[av_gallery ids=’1904′ style=’thumbnails’ preview_size=’portfolio’ crop_big_preview_thumbnail=’avia-gallery-big-crop-thumb’ thumb_size=’no scaling’ columns=’1′ imagelink=’lightbox’ lazyload=’avia_lazyload’]

[av_one_full first]

Miin Aamadu. Moogo Naaba Oolal, Mali fuu ana nana ɗun, fay gooto ! C’est moi, Âmadou, Môgo-Nâba de Grande-Fauve, tout le Mali en entend parler, sans exception.
   
Mi jamma turiinge ko’al Je célèbre une vache à la grosse tête fléchie
laamiinge tubal qui règne sur un canton
sumaange dibal. et porte marque dibal[1].
Korsol waɗa diwaale, Premières pluies font plaques d’herbe,
njah[2] Saahal Dimaamu ! va donc au Sâhal-Dimâmou !
Diili njaha Wudaala ! Vaches confiées[3] vont en Oudalan !
Wula funta yiite ! Chaleur aussi ardente que feu !
Yirwi ko’al ŋabbii Un à large tête est monté
ŋalba[4] korsol Seeno ! avançant en broutant aux premières pluies au Sêno !
Gulummbo ngal yowrii Par Gouloumbo il n’a fait que passer
gudron[5] ngal nanngii route goudronnée, il a pris
guyfal ndi wellii brousse hirsute, il a dépassé
gurjal ndi bonnii herbe gourdial, il a ravagée
gila boowe tuɗaali avant même que steppes n’ait eu de l’eau
min tawii Boore aawaali. et nous avons trouvé que Bôré n’avait pas encore semé.
Ɓooɗaaki gallaaɗe N’a point cornes noueuses
doomaali tabawo n’a point attendu après herbe fraîche du bourgou
faŋaali Taaraaɓe ni profité de passer par Târâbé
wardaali Tammbayni ! ni n’est venu par Tambéni !
Carɓiingal wulaare Grand qui fonce dans brousse sauvage
inndaangal Wudaala à qui pour cible est cité l’Oudalan[6]
wuurra ɓulli aaman. où vivre de l’eau des puits.
Foo ngal doomaali aawre Salut ! Grand qui n’a point attendu temps des semailles
adiingal gine e Waalo ! a devancé cigognes marabouts au Wâlo !
Funnaange Hommbori gindii À Hombori le Levant a tonné
Girrawal yarii sewnde Beau-Guirradio[7] a bu à une source
seekuwal heɓii innde et Grand-Cheikh a mérité le nom de
Sammba Silaamaka kooba seeno Sirdal Samba Silâmaka[8], hippotrague du Sêno Sirdal,
hikka Sittina-Jaama daɗii jawle Booni. a cette année, à Sittina-Diâma, distancé les troupeaux de Bôni.
Boomi nguddoo boɗal Jouvencelles, à voix claire, célèbrent Grand-Bai
wooɓa buuku korsol qui à longs traits boit bourbe des premières pluies
ndunngu caajol Boogana hivernage au bas-fond de Bôgana
Karakara-Miidu. à Karakara-Mîdou.
Goral yaara miilo Le vaillant marche, pensif,
laraabuwal seeno noble Arabe du Sêno
laatoo Suufiyanke se fait fidèle du Sôufi[9]
hoɗa Suudu-Miijal[10]. et fait station au Soûdou-Mîdial.
Miin sumi koolɗe oolal C’est moi qui ai brûlé les sabots de Grande-Fauve
gila loowru onngaali avant que n’ait tourné vent annonciateur de tornades
looriije kootaali Lommbo ! avant que petits calaos n’aient regagné Lombo !
Baagi moomla eede Ventres-Blancs pétrissent prunes sauvages,
eeri nyemmba nyaale Cous-Mouchetés sont aussi blanches qu’aigrettes
nyaawi kippoo moolle jamaanu Moogo Naaba ! Tiquetées s’abattent sur terres salées, domaine du Môgo-Nâba !
Goral hoota faa Mooci termataake baagal Le vaillant s’en retourne jusqu’au pays mossi où ne sera point marchandée Grande-à-Ventre-Blanc,
wappiraange telefon qui mériterait le nom de téléphone[11]
teymotoonge ceenal ! et d’un pas chaloupé parcourt grands sablons !
Ceeɗu Aali-Jamman Saison sèche à Âli-Diammane,
Jamalal ngaari doobe Grand-Diamal[12] taureau né d’Outarde[13]
doboo koobi korsol rattrape hippotragues aux premières pluies
homoo nyaama buuwal et reste à brouter herbe rase des steppes,
hoora ferro Biidi jeûne dans brousse boisée de Bîdi,
hoota Foosi-Kaani s’en retourne à Fossi-Kâni
foonnda kaaƴe Booni. et va droit aux collines de Bôni.
Jomtataake boɗal On n’ôte point la corde[14] aux cornes de Grande-Baie,
Jolli nana candal ! à Diolli remporte la palme !
Cabbiriiwo tartarii Njora Herbe tyabbiri[15] a poussé tout autour de Ndiora
taƴii coofi Ganawal [bêtes] ont traversé rivières du Ganawal
njuura gayre[16] Simmbi et descendant sur fosse de Simbi
ngarti laamu Seefa[17]. sont revenues en zone CFA[18].
Sewre yaaɓa bulbul Troupeau piétine terre brûlante,
waage bunal yoornaama

sowtataake jomtataake

jonkiliima ko’al kosam anndaa jonngol joomun anndaa nono[19] mun

de Ventre-Blanc-née-de-Grande-Gris-Tourdille on a laissé tarir le lait, sans la traire, pas même un jour sur deux, ni ôter corde de ses cornes, elle qui porte haut sa grosse tête, dont le lait ignore filet suspendu[20], et le propriétaire son lait caillé,
noddee yaawa noottaade qui, appelée, donne prompte réponse :
kompile gaɗɗi normal[21] mis avec elle, les autres font un bel ensemble,
noogay waawnge jaaɓal ! elle qui en vaincrait vingt à la marche !
Ceeɗu oo wulii jowjow La saison sèche a été brûlante comme fournaise
jawle ɗee njehii faa dow, doori annii ca’oo, caaji fa’e caafal ! le bétail s’en est allé sur les hauteurs et voilà moutons de Dôri[22] sur le grill : aux ruisseaux pas le moindre filet d’eau !
Carŋi meemi wulaw Cornes-en-Lyre ont tâté de la canicule
caaka koobi korsol dispersant les hippotragues aux premières pluies,
fiilde banal Jommbo. en troupeau autour de Gros-Noir à Diombo.
Mi woni joowro Eekel Je suis chef responsable des pâturages d’Êkel,
joobu faa Yeele terres vierges jusqu’à Yêlé[23]
joltaali korsol et n’ai point fait retour de transhumance dès les premières pluies
mafii kooba buulal ai pris à l’épaule Hippotrague-à-Liste
ɓoyliindi ko’al taureau qui roule sa grosse tête de-ci de-là,
koɗal banndo Hamma, harnyii Buure. hôte de la sœur de Hamma, aux boucles torsadées en or de Bouré.
Bunal waage murgii Grande-Gris-Tourdille-(née)de-La-Ventre-Blanc à la lourde marche, cuisses écartées[24],
muynataake daaran[25] ne sera plus jamais tétée
daake-wuule kaabal et Celle-à-Liste-et-Collier-(née)de-Belle-Génisse
kanoowal so yoorii aux beuglements retentissants une fois tarie
kaakaniiɗi buurtal sont bêtes empressées à prendre la draille
kawlotooɗi leɗɗe. et vouées à happer (les feuilles) des arbres.
Debbo joom lennguru Femme porteuse de clochette,
winndoowe leettere[26], yaaroowe leere[27], jarnaaɗo konnjam ɗi koota seeno Buunti celle qui écrit des lettres, celle qui part à l’heure, celle abreuvée de bière de mil[28], elles s’en retournent au sêno de Boûnti
ceeɗu Bunngu-Bannga. à la saison sèche à Boungou-Banga.
Baɗɗi tiimta Joolel Cobs reviennent sur leurs pas à Diôlel
baaraaɗi Tin-Ajorfu chevaux blancs à Tin-Adiorfou
gorre mbanca Teebi. Gros-Mâles détestent Têbi.
Sallifana Teeley À l’heure de sallifana, à Têlèye,
nguli a wi’an teere sueur on dirait torrent,
kobe a wi’an cuurki ! poussière on dirait fumée !
Miin e culmiindi bubal Moi, avec un taureau, museau débarbouillé à l’air torride,
cuumtori tifal le premier à ouvrir la route,
tiɓɓaral so nyaaɗii endurant quand rude est l’affaire
tippitaangal hoore portant la tête haut levée
peesotoongal tife arpenteur d’étapes,
ngaɗii ceeɗu Tilla. nous avons passé saison sèche à Tilla.
Jarnoowal kaanaaje Le vaillant qui abreuve aux lavognes
forjaali kalaamu a eu parole sans défaut,
kaaloowal fulaare. grand expert en langue peule[29] !
Ndeen funnaange ginda dee, girrawal sarɓoo, sannguwal ŋarroo, ngal ŋabbiraali Joona Lors gronde le Levant, Beau-Girrâdio se dresse, Géant grimpe, lui qui n’est pas monté par Diôna
jommbol[30] daake-wuule, ƴoŋal[31] nyemmba joowre ! corde de Celle-à-Liste-et-Collier, à bosse aussi grosse que meule !
Joowro mo wanaa joola Chef de pâturages qui n’es point d’ailleurs
no ngaɗ-ɗaa hakkunde Aali-Bonni e Aliya-Mahamman ? comment t’y prends-tu entre Âli-Bonni et Aliya-Mahammane ?
Toon wulii faa ɓuuɓataa ! Là-bas, il a fait une chaleur ! sans espoir de fraîcheur !
Wuddii faa yarataa L’eau y était brouillée à en être imbuvable
yaawii ɓurii maƴƴere mais il a été plus rapide qu’éclair,
maandii ɓurii lewru plus éclatant que lune
belliingal Jardooso le vaillant qui a dépassé Diardôsso
kankeewal jawaatu grande pirogue de saison du simoun,
jaaliingal wulaare qui a vaincu brousse brûlante
juuriingal Wudaala est descendu en Oudalan
haafiima baggol a taille mince
harbiima korsol a pris de force saison des premières pluies
laamiima kootol a pris le commandement du retour
waylitii koɗal. a changé de lieu de stationnement.
Ɗi njiɗaa korsol Banibo Bêtes n’apprécient pas Banibo aux premières pluies,
ceeɗu Bammbaraawal baagi seeno Salwal, nyayloo tonndu Silwal. saison sèche au Bambarawal, Ventres-Blancs aux sablons de Salwal, font résolument front au crêt du Silwal.
Miin e siinndu buunal Je suis avec La-Nègre[32]-(née)de-Grande-Gris-Tourdille
ngal dagaali e Koraaru qui n’a point séjourné au Korârou
daasaaki Garaaje. ni traînassé aux Garâdié[33].
Foo maa garaangal daande Salut à toi, grande au cou couleur d’indigo
darndeewal gallaaɗe aux longues cornes droit dressées,
huncu ko’al maa lève haut ta grosse tête
yaawnu koyɗe maa active tes pattes
yaaɓu konne’en piétine les ennemis
yah dow kolaaɗe ! va sur les plaines sèches !
Kor(o)ɗal ngaari nyaawe Grand-aux-Yeux-Bleus, taureau (né) de Tiquetée,
laamiingal Fuuta, noddiraangal fuliyer[34], funere Moogo Naaba, foorii gaanyii[35] Sumaare qui règne sur le Foûta, appelé du nom de Fourrière[36], sosie de Môgo Nâba, a été très fort, a eu l’avantage sur le Soumaré[37]
suundii ɓurii Laarabu taureau blanc encore plus qu’un Arabe
laaɓii ɓurii nyaalal ngal d’un blanc plus pur que l’aigrette,
nyalaande mum forjaali à la renommée sans faille
fooɗaali bawo Taaraaɓe n’a point tiré tiges de riz sauvage[38] du Târâbé
ngal takkaaki Seenoore ni n’est resté collé à Sênôré
seekuwal seeno Taamuuli grand Cheikh des sablons de Tâmoûli
taggotoongal leydi, Simsi nana miin e taaniindu baagal taraandu balaaje qui roule sur la terre, Simsi entend parler de moi, avec un petit-fils de Grande-à-Ventre-Blanc, aux épaules comme crépies
mi jamma lobbal sahaaba je célèbre Le-Magnifique-(né)de-Compagnon[39]
jamalal nyemmbii sahaaba Grand-Diamal est à l’image d’un Compagnon [du Prophète]
kanngal sarɓii wulaare lui qui fonce sur brousse brûlante
korsol tawngal Wudaala et aux premières ondées retrouve l’Oudalan,
nanngoowal du’anye[40] duppiingal wulaare grand qui tient la douane[41] et rôtit dans brousse brûlante
mooriingal bijaaji grand aux cornes comme cadenettes[42]
adiingal birjaaji qui précède gros taureaux
biisoowal kaayeeji conducteur de taurillons
taƴoowal biiruuji qui traverse oueds
juura Biidi-Koole descend sur Bîdi-Kôlé,
fiilde boɗeewal gaalaabo ! troupeau autour de Grand-Taureau-Bai, griot[43] !
Buuwal garƴiima Herbe des steppes a été pilonnée
moonnde gaanyaali. et natron point encore attaqué.
Laamiingal Gaawo Grand qui règne sur Gao
poonndiingal Tummbutu qui a mis cap droit sur Tombouctou
nootiingal tunaaba[44] qui a répondu à l’appel d’une troupe de gros taureaux
narriingal Tuguuji, mi turii ƴonngo boɗal, baagi piyii tubal fiilde est monté par Tougoûji, j’ai fait flancher la bosse[45] de Grand-Bai, Ventres-Blancs ont battu le rappel pour le troupeau,
turii ko’al buuli njarii konnjam elle a incliné sa grosse tête, Bêtes-à-Liste ont bu bière de mil
kogoli njarii pencam Cornes-en-Ogives ont bu eau basse du bord des rives
pelli njarii moyyam ! et Pelotes-au-Front, eau des flaches !
Moogo Naaba oolal Môgo-Naba-(né)de- Grande-Fauve
moonnde fuu a ɗalaay, jumpoowal ngooju du natron tu n’as rien laissé, grand qui fait gicler gravier rouge
juuroyngal daaje[46], daaki iwɗi pellal ngal luwe luulu kaŋŋe et descend dans touffes de vétiver, Cols-Blancs issues de Pelote-au-Front, le grand aux cornes de perle et d’or
terɗe kaalisi au corps d’argent
koolɗe kaankasi et sabots de zinc
karaangal Yeele à qui est réservé Yêlé[47] :
jalɓiima tiingal il a grand front éclatant
jakawalle buulal liste luisante comme laiton
jaabiindi bunal taureau qui répond à Grande-Gris-Tourdille
jahoowal wulaare qui parcourt brousse brûlante
inndaangal Wudaala à qui pour cible est cité l’Oudalan
guddaangal Mariisi qui est célébré à Marîssi
hooreewal sewre grand chef de troupeau
seekuwal diili daɗoowal diwooji diilaaɗi Azaawal grand Cheikh des vaches prêtées, qui dépasse la gent ailée, bêtes confiées d’Azâwal
Aaraɓɓe geeci Arabes de l’Océan[48]
caawiingal geewɗi grand au beau milieu d’un gros troupeau
geelooɗi seeno de dromadaires du Sêno,
juuroowal Seegera qui, au retour, descend par le Séguéra
ceeɗu faa Seewellam et, à la saison sèche, jusqu’au Sêwellam
funnaange Serere too à l’est de Séréré, là-bas,
seekuwal Gaareema grand Cheikh du Garêma
ɓoyliingal gallaaɗe aux cornes torses
garci Fookiyaama bêtes qui transhument au Fôkiyâma,
goral ŋarɗi foto Gros-Mâle si beau en photo
kinal fooɗii loowru larges narines ont humé vent annonciateur de tornades
foonnda Looro-Booni. il va droit sur Lôro-Bôni.
Boowe Gana cuurtii Vastes espaces de Gana étaient fumants de brume
cuumi nyemmbii edi ! et Blancs-au-Muffle-Bleuté semblables à buffles !
Ŋaasanaangal Ewli, Grand pour qui est gratté au luth l’air d’Éouli[49],
miin e eerdi buulal je suis avec Cou-Tacheté-(né)de-Grande-à-Liste
gannde waage bunal Ventre-et-Poitrail-Blanc-(née)de-Grande-Gris-Tourdille
dome ngaɗii juboole[50] fanons font comme franges
Ƴoŋle ngaɗii butaali. bosses font comme épis !
Bunal wara sehaalo Grand-Gris-Tourdille arrive à la faille
njuudi kornal[51] a broderies de machine Corona,
njuurndi Eekel et descend sur Êkel
eesii koolal a fendu en deux un grand kôli
limmbi koyɗe est haut sur pattes
liwta gilngal broute herbe velue[52]
baatoriingal Gimmbi, baagi Tunkara, tule Gana, gaafol Waalo grand qui dans ses serments invoque Guimbi, Ventres-Blancs de Tounkara, dunes de Gana, sillons de Wâlo
ganɗe e Suufi arbres ganki[53] dans le Soûfi
Suudu-Miijal ! Soûdou-Mîzal !
Suume colal Blanche-au-Mufle-Bleuté-(née)de-Grande-Tiquetée
Ƴeeŋoowal bubaaji qui monte en transhumance, aux grosses chaleurs
jimoowal buruuji chanteur d’hymnes guerriers
nyonngoowal bugeeji qui relève son turban de bougué[54]
kompile bunaaji ! fait bel ensemble avec les Gris-Tourdille !
Buulal yara hanisi ! Grande-à-Liste boit son colostrum[55] !
Harnyi buure nanii ceeɗu hoson naawnoonde lekki fay beɗal, beeli fay caafal Celle aux boucles d’or torsadé a entendu dire, de l’été torride, la douloureuse épreuve : à l’arbre pas une feuille, aux mares pas un filet d’eau,
caaji fay kuɗol ! aux voies de passage, pas un brin d’herbe !
Daɗoowal kundooji Le grand qui distance moutons à laine,
ganngal ceeɗu Kubbiki qui a passé saison sèche à Koubbiki
kippiingal lagoosi[56] e latoori baafal et s’est lancé à la gauche du taureau qui donne le coup d’envoi[57]
ndi ballaaki e korsol et ne s’est point laissé surprendre par les premières pluies,
noddiraangal badra ce grand qui répond au nom de Pleine-Lune
fiilde banal furiya du troupeau de Grand-Noir-(né)de-Fourrière
fuufiindu korsol qui s’enfle aux premières pluies
seeno Juulaasi. au sêno de Dioulassi.
Oolal juccaali moobbo Juukayna Grand-Fauve ne s’est point attardé auprès du marabout de Dioûkayna,
juuldoowal ɓaleeri lui qui prie vers le Sud
juuriingal Aaraɓɓe, daɗoowal abiyooji[58] qui a rendu visite aux Arabes et distance même les avions,
juppeteengal laamata[59] qui croule sous flots de la meilleure cola
laasara Boolol-Aali à l’heure de lassara, à Bôlol-Âli
laamu Moogo Naaba. fief du Môgo Nâba.
Fiilde kogoli Un troupeau de Cornes-Arquées-Pointes-en-Proue,
doɓoli de bêtes massives
jokoli de taurillons,
jigali et de jeunes veaux
koloni[60] médaillon de cou,
keleni[61] as
baaraaɗi beaux chevaux blancs
baɗɗi gawdel cobs de Petit-Acacia,
gaawe kootol lances[62] au retour de transhumance
gaanyii Simmbi a meurtri le Simbi[63]
donnaangal Siibe lui qu’on a fait galoper au Sîbé
ceeɗu faa Siiruwal saison sèche jusqu’à Sîrouwal
Seewellam Sêwellam
Tilkal Tilkal,
Tisaala Tissâla
Tingaasa Tingassa
Tinsiidan Tinsîdan
Tinzurnal Tinzournal
Tinsaafay Tinsâfaye
Timbaalun Timbâloun
kerooje abeese Ventres-Tachetés d’ABC[64]
nyaawe e ambiyaasi[65] ! Tiquetée comme tissu « ambiance » !
Jaaroowal kiyaasi Vaillant qui va d’un pas compassé,
eggiroowal kiiraaɗe lève le camp à l’heure du dîner,
jumpoowal asaaɗe patauge dans cuvettes creusées,
jartoowal Liberti fumeur de Libertés[66]
nyaayroowal lineeti[67] ! qui fait le fier avec ses lunettes[68] !
Daake limmbal calɗi Vache Col-Blanc (née) de celle aux longs membres
komiingal e caaji qui s’est attardée dans lits d’oueds
jumpoowal caawe pataugeuse dans rosée
ca’iingal jawaatu qui a grillé au vent de la canicule
adiingal jawle fuu et devancé tous les troupeaux
gila jalli iwaali Calɗe avant même que ceux des Diall n’aient quitté les Tialdé
caayɗe ngaɗaali pinndi ! qu’acacias[69] n’ait fait floraison.
Foo maa pitiindi ko’al Salut à toi ! Taureau à grosse tête balancée
jaroowal bayana[70] grand buveur d’espace
adiingal barooɗi qui as devancé bêtes sauvages
batoowal dawje qui tiens assemblée avec autruches
jonkoowal kaareeje secoues karités (en s’y frottant)
kaaloowal aarabiyya ngal le grand arabophone
biifooɗe abiyon aux ailes d’avion
ganngal laawre faa Booni qui fais route jusqu’à Bôni
ndunngu faa Boogal et l’hivernage jusqu’à Bôgal,
mi taƴorii Boodi nanii je suis sûr que Bôdi a appris que
boɗal sowii kaanndi ! Grand-Bai a doublé son maximum !
Ɓurngal kaŋŋe oolol Plus doré que l’or
ɓurngal laamu owre plus imposant que le pouvoir,
oolal njuuraa Suufi ! Grand-Fauve, descends donc au Soûfi !
Summbu seeno Soori Soumbou[71] du Sêno Sôri
pural ngaɗaa sooboy Grand-Gris-Poussière, tu fais bien diligence
tampataa nde sooroo sans te fatiguer à te glisser (dans les herbes)
ɗomɗataa so soƴƴoo sans avoir soif du retour au bercail
belloriingal dunndeeje grand qui as passé ficus ombreux[72]
ciroowal duballeeje[73] écorché écorce des ficus,
doonndiingal duule kammu, du’anaangal moodibbaaɓe, duumoowal leydi Mooci bi’eteengal Moogo Naaba. Nan ! as sur la tête nuages au ciel, as reçu bénédictions des marabouts et passes l’hivernage au pays mossi, Grand [taureau] dénommé Môgo Nâba, entends !
Ngal woni nanoowal Koyra ciini[74] C’en est un qui comprend bien la langue de Koyra[75]
ciroowal baaji kelle grand écorcheur d’écorce de kelli[76]
cawoowal mooƴu koole qui fait tomber termites des kôli[77]
juuroowal beeli koole descend aux mares à kôli
belliingal Biidi-Koole a passé les Bîdi-Kôlé[78],
jimanaangal banndo Koola saɗii ! et est célébré par la sœur de Kôla, salut !
Adiingal daneeji Valeureux qui a devancé les Blanches
daasoowal labaale qui tire sur les brides
laamiingal seeno a régné sur le Sêno
binndi se’mndeeji a talismans de bras[79]
fijoowal seeleeɓe grand qui fait fête chez les belles
du’aa seekuuɓe a bénédiction des cheikhs
juuroowal sewnde descend à la source
gila eede pennyaali avant même qu’arbres êdi[80] n’aient nouure
peencam tuɗaali, tule nduumaali qu’eau des rives n’aient commencé de monter, que dunes n’aient première herbe d’hivernage
Tummbutu jabbaali ! que Tombouctou n’ait fait poquets !
Jaroowal gooruuji Grand qui s’abreuve aux ruisseaux
noddiraangal golmer[81] est appelé du nom de Gouverneur
gonɗi wayɓe mbaanƴoo ! les larmes des ennemis coulent à flots !
Ngal mba’adi mun bonaali Grand dont la bonne forme ne s’est pas altérée,
ba’aka tawaangal iwdi taraangal taani gosiiwe ! belle forme dont il a hérité, rejeton d’une grande bien replète et petit-fils d’une aux cornes pendantes sur les joues !
Geelle ngaɗii baale Villages ont formé classes d’âge
baagi ngaɗii fiilde. et Ventres-Blancs, un troupeau.
Fijoowal hooŋa Koorooji Grand qui fait la fête encercle les Kôrôdyi[82]
ngarbaari kowriindi korsol gros reproducteur qui fait tours et retours aux premières pluies,
na’i koota faa Dimaamu bovins s’en retournent jusqu’au Dimâmou,
fulnyere waɗa diwaale herbe[83] d’hivernage fait plaques éparses
jaaroowal diseer[84] grand qui fait route à dix heures
diwnoowal puriije et met en fuite les autruches
adiingal pulaaku le premier avant la gent peule
fiilde na’i puneeji. troupeau de vaches jumelles.
Nyaakoowal balaaje Grand aux épaules tiquetées
taƴoowal nyaaruuje qui coupe à travers plaines herbeuses
nyappoowal jahaale couvre vivement les trajets
jaroowal galaasi[85] s’abreuve de glace
jahoowal gaworɗe, nanoowal ganiire, ruuma leydi Ganawal, foo mo juurdaali Garaaje marche sur les lisières, comprend le javanais, passe hivernage dans la région de Gana, bravo à celui qui n’est point descendu par les Garâdié
jubii ƴonngo boɗal salaŋaawal[86] Boore a grosse bosse, Grand-Bai, grosse pirogue de Bôré
bokki njoorii gosiers ont été à sec
booli caatii rues ont été animées
caaji koorii bêtes à liste et fanons blancs ont jeûné
koobi taanyii hippotragues ont levé le camp
ɓerɗe taayii cœurs ont fondu
ndunngu tayrii hivernage s’est interrompu
durooɓe tampii bergers sont recrus
tanne oolii dattiers du désert se sont flétris
jawle oonii troupeaux ont mugi
ooli caatii les Fauves se sont agitées
caaji njoorii cours d’eau se sont taris
durooɓe njoomii bergers sont abattus
manaaji caawraama maaro ndiyam on a couvert de plastique le riz aquatique
Sal eggii eede ɗaylii ɗati celaama Sal s’est mis en route, arbres êdi se sont fanés, chemins ont été abandonnés
ceeɗu dartiima daalli taaraama saison sèche s’est réinstallée, cordes à veaux ont été enroulées
nde ngar-ɗaa fuu a tawan walaa tuddiniingal seeno où que tu ailles, tu trouveras qu’il ne se voit au Sêno aucune bête bien en chair
yara sewndu buvant un air léger
sewnde e Kiiro à la source de Kîro,
doondiingal kilo[87] ni qui porte charge de kilos
kiiliingal jawaatu se joue du simoun
pijoowal Hommbori et fasse la fête à Hombori
funnaange Sarŋere à l’est, Sarnguéré
oo to baŋŋe Salaw ! et de l’autre côté, Salaw.
Mi tampii. Je suis fatigué.

[1] Cette marque d’appartenance imprimée au fer rouge comporte deux raies parallèles sur le flanc de l’animal et un carré barré de ses diagonales, sur l’épaule.

[2] njah : pour njahaa.

[3] Il s’agit de vaches étrangères au troupeau mais confiées au berger qui peut disposer de leur lait.

[4] ŋalba ŋarma.

[5] gudron : cet emprunt au français désigne d’ordinaire toute route ou rue asphaltée, mais ici, par image, un sol latéritique, dur et nu.

[6] C’est la destination finale de la transhumance qui est ainsi donnée au taureau.

[7] Les Yirlâbé (fraction peule) étant réputés pour leur beauté élégante, ce qualificatif est devenu une sorte de titre honorifique dans le vocabulaire utilisé par les bergers pour louer leurs bêtes ; il en est de même pour les qualificatifs de Cheikh ou d’Arabe. Ici, toutefois, l’ambiguïté demeure, le terme pouvant faire allusion au berger lui-même ou à son taureau.

[8] Ce bovin est ici comparé au cadet d’un héros épique célèbre, Silâmaka, et à la plus grande des antilopes, l’hippotrague.

[9] Le poète fait ici un jeu de mots : non seulement il y a, dans ces trois vers, une ambiguïté sur ces qualificatifs dont on ne sait s’ils désignent un bovin ou lui-même, mais en outre, ici, l’ambiguïté joue sur le sens du mot « soufi » qui désigne soit l’adepte de la mystique soufie, soit un ressortissant du sêno Soûfi.

[10] Suudu-Miijal Suudu-Miizal.

[11] Vache comparée au téléphone parce que ses beuglements portent loin.

[12] Bovin dont la robe pie est partagée verticalement par trois grandes taches.

[13] Vache dont la robe ressemble au plumage de l’outarde.

[14] Aux animaux rétifs on laisse en permanence une corde attachée à leurs cornes, pour mieux les maîtriser.

[15] Herbe (non identifiée) qui pousse autour des mares.

[16] Gayre gasregasol.

[17] Laamu Seefa : la « zone C.F.A. » désigne ici le Burkina Faso, la Haute-Volta utilisant, à cette époque, le C.F.A., alors que le Mali utilisait le franc malien.

[18] C’est-à-dire dans ce qui était encore, à cette époque, la Haute-Volta.

[19] nono : emprunt au bambara, désignant le lait caillé.

[20] Il s’agit des filets suspendus dans les paillotes et dans lesquels on pose les récipients contenant ce que l’on veut mettre hors d’atteinte de prédateurs.

[21] kompile et normal : emprunts au français ; « complet » signifie ici « uniforme, formant un ensemble d’une seule et même couleur » ; « normal » signifie « en bonne forme, sain, bien ».

[22] Race ovine : gros moutons à poil ras.

[23] Expression correspondant à « jusqu’au Diable Vauvert ».

[24] La vache a l’intérieur de ses grosses cuisses irrité par une trop longue marche.

[25] daran : emprunt à l’arabe [dahra] « jamais ».

[26] leettere : emprunt au français « lettre ».

[27] leere : « l’heure ».

[28] Il s’agit en réalité d’une vache. La phrase qui suit cultive l’ambiguïté en jouant sur les marques de classificateurs, mêlant celui des humains (-o, -ɗo), celui de la vache   (-e) et enfin le pluriel ɗi, confirmant qu’il s’agit bien de bovins.

[29] Le jeune poète fait, à partir de là, son autopanégyrique.

[30] jommbol jomol.

[31] ƴoŋal ƴonngal.

[32] Il s’agit d’une génisse d’un marron très foncé ; le classificateur –ndu qui lui est attribué ici est ambigu, par la référence aux animaux de cette classe : péjoratif s’il rappelle l’hyène ou le chien, laudatif s’il rappelle le lion.

[33] Lieu où pousse une végétation sauvage qui ressemble à l’indigotier, d’où son nom.

[34] fuliyer : fr. « fourrière » ; plus loin on trouve furiya.

[35] fooriigaanyii : fr. « fort » et « gagner ».

[36] Les taureaux sont souvent affublés de noms déconcertants tels que CFA ou, comme ici Fourrière, noms dont la justification est surtout l’originalité et l’importance ou l’autorité auxquels ils font référence.

[37] Le Soumaré n’est autre que le bateau appelé Général Abdoullâye Soumaré qui, basé à Mopti, assure les liaisons fluviales durant la saison des hautes eaux.

[38] L’herbe bawo, riz sauvage des mares (Oryza Barthii A. Chev.), est broutée par le bétail et est aussi utilisée pour couvrir les paillotes.

[39] Plus précisément « de Compagnon [du Prophète] », attribut glorifiant et à référence religieuse.

[40] du’anye : fr. « douanier ».

[41] Cela signifie en fait qu’il devance tous les autres troupeaux : il se trouve là avant eux, comme à un poste de douane pour les enregistrer au passage et leur donner l’autorisation d’entrer dans l’Oudalan.

[42] Ses cornes pendent, encadrant les joues comme la coiffure en cadenettes des Peuls.

[43] Plus précisément « artisan du cuir », assimilé ici au griot gawlo.

[44] tunaaba koŋaaba.

[45] C’est-à-dire « j’ai bien engraissé Grand-Bai » ; en effet la graisse accumulée dans la bosse du zébu la fait basculer de côté.

[46] daaje daƴƴe.

[47] Voir note 23.

[48] C’est-à-dire les Européens, qualificatif ici laudatif.

[49] Ewli est une devise musicale jouée d’ordinaire pour les Diawambé.

[50] ou jubbooli ?

[51] njuudi : njuwdi kornal : « Corona », marque de machine à coudre.

[52] Blepharis spp.

[53] Celtis integrifolia Lam., arbre dont les feuilles sont utilisées pour la confection de sauces.

[54] Quand il fait trop chaud on replie sur ses épaules les manches de son boubou et on relève le pan de son turban qui voile le visage. Le bougué est un tissu teint à l’indigo et martelé pour prendre des reflets mordorés.

[55] Cela signifie qu’on ne la trait pas et que son colostrum n’a pas été tiré.

[56] lagoosi : fr. « la gauche ».

[57] Textuellement « donne un coup de pied à la porte ».

[58] abiyooji : fr. « avions ».

[59] laamata laamadu.

[60] koloni : bambara kólonin, « agrafe en métal » ou « petit anneau, petite boule », bijou de femme ; chez les Peuls, il s’agit d’un collier porté au ras du cou et constitué d’un cabochon d’or fixé sur un cordon de cuir.

[61] keleni : bambara kèlènnin, « as » aux cartes.

[62] Image pour qualifier les cornes.

[63] Glosé : le troupeau « parcourt le Simbi sans faire de campement fixe ».

[64] « ABC » et « ambiance » : noms de deux tissus à la mode dont le premier est imprimé des premières lettres de l’alphabet et le second est appelé « ambiance », ce qui signifie, ici, « bal, fête, musique ».

[65] abeese et ambiyaasi : fr. « ABC » et « ambiance ».

[66] Nom des cigarettes de production nationale, imposées à l’époque, à l’exclusion des marques importées.

[67] liberti et lineeti : fr. « liberté » et « lunettes ».

[68] Signe d’élégance adopté par les bergers, mode encore très suivie actuellement.

[69] Il s’agit d’Acacia albida L., arbre qui reverdit à la saison sèche.

[70] bayana : emprunt à l’arabe [bayn] « espace, intervalle ».

[71] Nom donné à un enfant né de cousins germains, nés eux-mêmes de frères de même mère et de même père : cet enfant est très chéri de toute sa famille.

[72] Ficus platyphylla Del., arbre au feuillage très dense, apprécié pour son ombre fraîche.

[73] Emprunt au bambara dùbalenFicus thonningii.

[74] ciini : emprunt au songhay : langue.

[75] Autrement dit « qui comprend le songhay ».

[76] Grewia bicolor Juss. et Grewia venusta Fres., arbres dont les feuilles sont appétées par le bétail.

[77] Mitragyna inermis.

[78] Nom d’un lieu parcouru de ruisseaux bordés de kôli : Ruisseaux-à-Kôli.

[79] Textuellement « écrits de biceps » : il s’agit de formules coraniques cousues dans un étui de cuir et portées au-dessus du coude.

[80] Sclerocarya birrea Hochst.

[81] golmer : déformation du mot français « gouverneur ».

[82] I. e. les Acacias ataxacantha DC ( Mimosaceæ), ce nom désignant le village de Tonyimina, près de Sendégué, dont la devise commence par la citation de ces arbres.

[83] Boerhavia repens L., plante annuelle des régions sèches, qui repousse pendant l’hivernage et dont les cendres sont utilisées pour fixer l’indigo.

[84] diseer : fr. « dix heures ».

[85] galaasi : fr. « glace ».

[86] salaŋaawal : emprunt au français « chaland » pour désigner une grosse pirogue de transport.

[86] kilo : fr. « kilo ».

[/av_one_full]

 

EXTRAIT – TEGGIN / COURTOISIE

[av_one_full first]

1ière page (p.3)
Déwénati Bonne année
Nee nañooy at maa ngi jeex L’année tire à sa fin, dit-on
Di direeku di wéy Se traînant, s’en allant
Ndokk Bon vent
Bu yeboo mu màggat ba xubidaas Elle peut bien vieillir dégénérer
Na der bay xub du xubbeeku Sa peau peut se rider, se dessécher
Di wadd Et tomber en lambeaux
Ne nañooy at maa ngi ci sukkuraat L’année est à l’agonie dit-on
Di onk ndànk di tàggoo Gémissant doucement en faisant ses adieux
Jëm ci wone gannaaw Se traînant vers la mort
Ba ne kër a ngoog Abandonnant tout
Moo Moo
Ku ma gisal ni ren di ñëwe Qui peut me montrer comment arrive la nouvelle année
Dafa xëy ne jasam Elle a fait une irruption matinale
Am riir la dikke Elle est arrivée à grand bruit
Da doon raam Elle venait en rampant
Am yoot la egsee Elle est arrivée sur la pointe des pieds
Ku ma fiy won ku ko gis Qui peut me montrer qui l’a vu
Waxleen ma na jeexitu ren Dites-moi comment la fin de cette année
Roofook boppu déwén muy dugg S’est entremêlée avec le début de la prochaine année
Xanaa du bii dafa teru bee teeri N’est-ce pas que celle-ci a accueilli celle-là qui accostait
Waxleen ma fa leen rëdd wa jaar Dites-moi où est passée leur délimitation
Ba ñu xàjjaloo Jusqu’à leur séparation
Fa géej teeroo dex ca bël ba Là où l’océan accueille le fleuve à l’embouchure

[/av_one_full]

EXTRAIT – SINGALI / LE BOUC ÉMISSAIRE

[av_one_full first]

1ière page du roman (p.3)

Léegi jant bi so. Fi Singali toog ci buntu kër gi dend ak yaari rakkam yi, di Ndey Mboor ku jigéen ki, ak Yaroo Sago waxambaane bi, nit ñaa ngi koy jaale baayam bi fiy soog a jóge. Seen yaay moom, mu nga ci biir néegu teeru gan bi, di saal bi. Woroomi jigéen yaa ngi ko wër, mu toog toogaayu ku boroom këram soog a dëddu, ba nit ñi ñëw di bokk tiis week moom. Singalee ngiy dégg nu ko nit ñi naan « Siggil ndigaale » ak baatam di tontoo »siggileen seen wàll ». Ñi jaalesi dañu ñëw tibbsi seen cër ci metit wi, ngir won waa kër gi ne ëppalewuñu leen ci naqar wi leen dal. Waawaaw, noonu la dëkkin deme. Dafay lal jàmm ak demalante, ba mujj raw mbokk gu deret sos. Looloo tax, ku ci ñàkk ku la jege, ba mu wuyuji Boroom bi, fàww ku ko mënti dégg ci dëkkandoo yi, balaa menn mbokk di nuyoo, fekk ñoom ñu egsi, bay def lépp luy seen warugar. Te moo di taxawu way-ñàkk yi, te firndeel leen ne kenn du leen seetaan ci ndogal googu leen ganesi. Moo tax it, nit ñaa ngiy wal niy mellent yuy watat pepp jëme seen kër. Singali tontu naa tontu ba toqi. Gannaaw gi dafa mel ni sax Le soleil va bientôt se coucher. A la porte de la concession où Singali était assis à côté de ses deux cadets qui sont Ndèye Mbor, la fille et Yaroo Sago, l’adolescent, les gens lui présentaient les condoléances pour le décès de son père. Leur maman elle, était dans le salon. Ses congénères l’entouraient dans sa station de nouvelle veuve au moment où les gens venaient partager sa douleur. Singali entendait qu’on lui disait « Nos condoléances » et sa voix qui répondait « à vous aussi ». Ceux qui sont venus présenter les condoléances sont venus prendre leur part de la douleur, pour montrer à ceux de la maison qu’ils partagent la douleur. Eh oui, c’est ainsi le voisinage. Il est fait de paix et de partage, au point de dépasser la parenté consanguine. C’est pourquoi, si quelqu’un perd un proche, tous les voisins qui l’apprennent, avant la venue d’un quelconque proche, son déjà arrivés et sont en train de faire leur devoir. C’est-à-dire assister ceux qui sont endeuillés, et leur assurer qu’ils ne seront jamais seuls dans ce malheur. C’est pourquoi aussi, les gens défilaient comme des fourmis qui trainent des graines vers leur repaire. Singali a répondu jusqu’à l’épuisement. Finalement, il semblait

[/av_one_full]

EXTRAIT – MBAAM AAKIMOO / MBAAM DICTATEUR

[av_one_full first]

Extrait 1ière page (p.2)

Du ñu xam sax kii di dem ak wewam y réy, noppam yu gudd ak geenam kan la. Ba mbaam ngonk waaxoo waaxu ba xoox la xaw a sore tuuti fa mu génne, ba yegg ca diggi dëkk ba. Dibéer nag mbedd ya day wéet ci suba teel ji. Fekk na ñii tàmm sànj tey daw di yëngatu kenn yeewoogu ci. Moo tax li wor amul woon jotu seetlu ko lépp, ba muy kilifa ne ca kanam réew ma, mbaam ngonk moom tey tal na ko. Ndax dibéer gut eel gi li nit ñay néew lépp ci mbedd ya fekku ca yelwaankat ya. Moo waay lu dal miim réew? Waxul sax ñi Boroom bi nattoo laago ba ñuy yelwaan nde doonut seen coobare. On ne peut même pas savoir qui est celui qui est en train de s’en aller avec ses gros sabots, ses longues oreilles et sa queue. C’est quand le gros âne s’empressa jusqu’à l’essoufflement qu’il s’loigna un peu de là où il était sorti, et arriva au milieu de la ville. Le dimanche en fait, les rues sont vides le matin de bonne heure. Les sportifs qui courent le matin n’étaient pas encore levés. C’est pourquoi tout ce que Wor n’avait pas le temps d’observer, quand il était l’autorité à la tête du pays, aujourd’hui le gros âne en a le temps. Parce que ce dimanche de bonne heure, les mendicants n’avaient cure de l’heure matinale. Mais qu’arrive-t-il à ce pays? Il ne parle pas de ceux que Dieu a affligés d’une infirmité indépendante de leur volonté.
Da cee am nag ñoo xam ne seeni bokk, su ñu seetoon dara, war leen téye. Ku amul tank, amul loxo, nar di njuuyanteek woto yi te àndul ak kenn ëpp na. Mbaam ngonk takkandeeru Wor a ngiy yugg-yuggi, di wéy di jàll mbedd ya. Li muy ñaan Yalla mooy mu bañ a dajeek ab alkaati. Kon mën na koo teg am mala muy dox di wër dëkk bi te amul boroom. Te loolu yoon dafatëral ne war nañu koo yόbbu béréb ba ñu leen did enc. Loolu nag moom Worm ii moo ko dogaloon ba kayiti xibaar yeek rajo ba siiwal ko. Bagannaaw ga, ku ñu seen sam xar muy waaj a tàbbi sa kër, su neexe waa… (nguur ga…) C’est qu’il y en a parmi eux que leurs proches devraient retenir s’ils avaient certains égards. Celui qui n’a ni pieds, ni mains et qui a l’intention se faufiler entre les voitures sans aucun accompagnant, c’est quand meme excessif. Le gros âne, ombre de Wor est en train de gambader, en continuant de suivre les rues. Ce qu’il souhaitait, c’est ne pas rencontrer un policier. Il pourrait le confondre avec une bête sans propriétaire, en divagation. Et cela, la loi a decide qu’on doit les mettre en fourrière. Cela, c’est lui Wor même qui l’avait decidé et les journaux et radios l’avaient publié. Après cela, même si on voyait ton mouton sur le point de rentrer chez toi, si cela chantait aux… (forces de l’ordre…)

[/av_one_full]

EXTRAIT – JANEER / L’ILLUSION

Extrait première page (p.5)

Mu ngi took jàkkarlook géej giy bëmb, mu séen gaal gu réy, fale, muy wéy ; mu topp ko fa mu tëddoon, di ko topp, di ko topp ak i gëtam ba ni carax ci biir. Ku nekk a bëgga tukki. Gaal ga di dem, di dem, di dem ba teer bennab dëkk : réy na, ay nit yu weex a fa war a ëpp ndax ña mu gis ca poroxndoll ba muy xoole, fa mu ne woon ña fa ëpp ñu weex lañu, waaye taxu leen nekk nasaraan ; ñu ci bari da ñoo kaalawu. Il est assis en face de l’océan qui mugissait, il vit un bateau, là-bas, qui s’éloignait ; il le suivit de là où il était couché, le suivit, le suivit avec les yeux jusqu’à y pénétrer. Chacun a envie de voyager. Le bateau voguait, voguait, voguait jusqu’à arriver à une ville : une grande ville, les individus de race blanche devaient y être plus nombreux parce que ceux qu’il vit à travers la fente par laquelle il regardait, là où il était, ceux qui étaient les plus nombreux étaient des blancs, mais pas des Européens ; la plupart étaient enturbannés ».

Extrait troisième page (p.7)

Gaawal, léegi nit ñi jog te bu ñu la fi fekkee ak nii nga mel, ci gaal gii nga ñówe ci ngay delluwaat fa nga jóge. Dépêche-toi, bientôt les gens se lèveront et s’ils te trouvent là, dans ton état, c’est par le bateau avec lequel tu es arrivé que tu t’en retourneras d’où tu viens.

EXTRAIT – SÉY XARE LA / LE MARIAGE EST UN COMBAT

[av_one_full first]

1ière page du roman

Li ñu naan biddéewu bëccëgu ndara-kàmm moom la Dégén Faal gis, bi ko boroom këram bii di Abdu Gay dóoree mbej mu tàng jérr ci bi tisbaar di bëg a jot. Ca saa sa, xamul woon fu mu féete ndax miir, néeg bi ñu nekk ñoom ñaar mel ni dafay wëndéelu ci ay gëtam, ba noppi bopp bi ak nopp yi di riir ndax metit. C’est ce qu’on appelle voir des étoiles en plein jour qui est arrivé à Déguène Fall, quand son mari, Abdou Gaye lui donna une violente gifle, un peu avant la prière de la mi-journée. Aussitôt, elle ne sut plus où elle était à cause des vertiges, la chambre où ils se trouvaient eux deux avait l’air de tournoyer à ses yeux, en plus sa tête et ses oreilles bourdonnaient de douleur.
Mu ne bërét jóg ci baŋ bi mu toogoon, mënul jéggi benn tànk ngir metit wi dafa mel ni luy gên a tar. Ñu nu déet muy ter-teri, ba yàgg ni këpp ci suuf daldi daanu. Jéll bi naga k yuuxu yi énoo ànd : Elle se leva brusquement du banc sur lequel elle était assise, mais ne put faire aucun pas parce que la douleur semblait avivée. En plus elle chancela puis tomba à terre. Sa chute cependant et le cri arrivèrent ensemble :
-wóoy sama ndey ! wóoy yaay, maa ngi dee ! -Wóoy ma mère ! Wóoy maman, je meurs !
Noona, mbooleem waa kër gi daldi dawsi. Ku ne di laaj lu xew. Li jaaxal Dégén nag, mooy gis na ku ne di yëngal ay tuñ, mu xàmme ñiy wax, wànte déggul dara ci li ñuy wax. Aussitôt, tous ceux de la maison accoururent. Chacun demandait ce qui se passait. Ce qui intriguait Déguène, c’est qu’elle voyait chacun remuer les lèvres, elle reconnut ceux qui parlaient, mais n’entendait rien de ce qu’ils disaient.
Mu boole metit ak njàqare, ak tiitaange ; muñ, mënatu koo muñ, mu yuuxuwaat : Elle allia douleur, inquiétude et peur ; elle supporta, ne le put plus , cria à nouveau :
-wóoy sama nopp yaa ngi toj ! wóoy yóbbuleen ma loppitaal ! -wóoy mes oreilles sont en train de se déchirer ! Wóoy amenez-moi à l’hôpital !
Foofu nag, Abdu moom tiit na tiit goo xam na du ko nettali kenn. Mu ngi wiiri-wiiri, fu ne mu xool fa. A ce moment, Abdou, lui, éprouva une panique qu’il n’est pas prêt de raconter. Il tournait en rond, regardait partout.
Di jaabante ci néeg bi, di dem ak a dikk, di toog ak a jóg taxaw, xamul lu muy def. Noonu, Soxna Xadi Jóob mi nga xam ne mooy way-juram wu jigéen, moom Abdu , ne ko : Errait dans la chambre, allait et venait, s’assoyait et se levait et ne savait que faire. A cet instant, Madame Khady Diop, qui est sa mère, à lui Abdou, lui dit :

[/av_one_full]

EXTRAIT – YÓBBALU NDAW / VIATIQUE POUR UN JEUNE

[av_one_full first]

1ière page du recueil

Waxi Mag Paroles d’ancien
Su ma daa séen mag, damay nëbbu Quand je voyais une personne âgée, je me cachais
Ngir ragal gëdd mbaa mbej Par peur de réprimande ou de claque
Damaa léejoon, mën a tooñ, di tëbantu J’étais têtu, taquin et remuant
Bëggoon lool bëre, waxaalewuma am pecc ! J’aimais beaucoup la lutte, ne parlons pas de la danse !
Baay ne ma, Yaay feelu ko Papa me dit et Maman y ajouta
Loo yaras yaras mag, bul ko sore Si méfiant que tu sois à l’égard d’une personne âgée, ne t’en éloigne pas
Jege ko mooy sa gàllaaj L’approcher sera ton talisman,
Bul ko ñóoxu, wékk ko say gët Ne le côtoie pas effrontément,
Dànd ko te may ko sa nopp Tiens-toi à distance respectable et prête-lui oreille
   
Ndaw luy déglu mag Un jeune qui écoute un ancien,
Doonte ay atam limuwul Même s’il n’est pas très âgé
Mbaa yabul téere Ou studieux,
Du wax mukk, ñu dummóoyu Ne parlera jamais pour voir les gens se détourner
Du jëf ñu naa tuuk Ou faire quelque chose de répréhensible
   
Kër gu mag mu am ñam di fanaan Dans une maison où habite un adulte plein de nourritures spirituelles
Jub ak juboo dëkk fa, réeroo toxu La droiture et l’entente voisineront, la discorde déménagera
Gune gu fa yeewoo du dugg daara di xaaraan Un enfant qui s’y réveille n’entreprendra rien en trichant
Mbaa fu ko ngelaw fekk fëkk yóbbu Et ne sera pas entraîné et par n’importe quoi (ne sera jamais un mouton de Panurge).

[/av_one_full]

EXTRAIT – YARI JAMONO / LE CHÂTIMENT DU DESTIN

[av_gallery ids=’995,996′ style=’thumbnails’ preview_size=’portfolio’ crop_big_preview_thumbnail=’avia-gallery-big-crop-thumb’ thumb_size=’no scaling’ columns=’2′ imagelink=’lightbox’ lazyload=’deactivate_avia_lazyload’]

[av_one_full first]

Ego na-eku

L’argent parle

Ojī egō kètàrà isi ochē na nzùkọ òbòdò, Celui qui a de l’argent s’en sert pour arriver à la direction de la réunion de la ville,
Oji egō bụ̀ onye ọma n’ !tiì ndị òbòdò, Celui qui a de l’argent est bien considéré par les gens de la ville,
Naānị ndị bị̄ara ya nso hụ̀rụ̀ ya ntụ̀pọ. Seuls ceux qui s’approchent tout près de lui voient ses fautes.
N’òbòdò, ahà ya nà-ewù n’ihì àkụ̀ o dòwèrè ! Dans la ville, il est renommé à cause de l’argent qu’il a accumulé !
Ego yā zụ̀tààrà ya nsọpụ̀rụ̀, zụtara yā ùgwù ; Son argent lui a acheté le respect, lui a acheté l’honneur ;
O mèrè yà diàlà karịa nnā mụ̀ụ ya n’òbòdò ; Il a fait de lui un homme plus renommé que son père qui lui a donné naissance ;
Ọ̀ bụchaghị̄ ụ̀gha nà egō ya sòrò jìde ya ndụ̀. Ce n’est pas seulement le mensonge et l’argent qui le tiennent en vie.
Egō emeela ihe dī oji ọ̀cha n’elu ụ̀wà ! L’argent transforme le noir en blanc sur terre !
Egō nà-èkwu ! L’argent parle ! […]

[/av_one_full]

EXTRAIT – AY DU WEESU BAAY DEE NA… / MALHEUR NE PEUT SURPASSER PÈRE EST MORT…

[av_gallery ids=’931,930′ style=’thumbnails’ preview_size=’portfolio’ crop_big_preview_thumbnail=’avia-gallery-big-crop-thumb’ thumb_size=’no scaling’ columns=’2′ imagelink=’lightbox’ lazyload=’deactivate_avia_lazyload’]

[av_one_full first]

1ier récit, p.13

Eñaap[1]

Mon compère

Ku gudd fan mbaate nga gudd tànk ci réew mi, mas nga dégg ñu naan Joolaa bëgg ñànkataŋ. Jombul sax loolu dëgg la, waaye ku ci sax booba gisoo Eñaap mu tiim wataboor. Celui qui a une longue vie ou qui a beaucoup parcouru le pays, a déjà entendu parler de l’amour du Diola pour le riz cuit à la vapeur. C’est peut-être vrai, mais celui qui s’en arrête là n’a pas encore vu Eñaap devant de la viande grillée.
Damaa amoon sama ñaari xarit yu bàyyikoo Jaatakundaa, kii ñu ko naan Yaaya, ki ci des Baysom. Boo gisee Yaaya ndaama lu xees la, bari solo, foo ko fekk muy ree. Baysom dafa di ron, di guy. Li dale Joxeer be Kamobël, wiiri Mulomp ba Jululu, foo ca tudd, ub na fa làmb. J’avais deux amis venus de Diattacounda, l’un nommé Yaya et l’autre Baysome. Si tu vois Yaya, il est petit et de teint clair, très avenant, toujours souriant. Baysome tient à la fois du palmier et du baobab. De Diokher à Kamobeul, en passant par Mlomp et Diouloulou, il a partout remporté des tournois de lutte.
Keroog bi ñu ma ganesee, dafa yemmoo ak dëkk bi neex ba ñu toŋ-toŋ. Te sama gan ñi ma fonk leen lool ndax ba ma nekkee ak ñoom ce Kaasamaas, li ñu xam ne ittewoo na ko rekk dañu cay taxaw ba ma far kersawu. Le jour où ils sont venus me rendre visite, a coïncidé avec une période faste et on avait tué et partagé un animal. Et j’avais tellement d’estime pour mes visiteurs parce que quand j’étais avec eux en Casamance, ils s’occupaient de moi au point de me donner des scrupules.
Ma daldi woo Kolle ne ko : « Tey jii dey, am nga gan. Te teraanga, teraangaa koy fey. Ñaar ñii ngay gis, lépp loo xalaat ci lu baax rekk ba ma nekkee seen dëkk, defal nañu ma ko. Moo tax damaa bëgg baase yooyu nga ma daan toggal jamono ya may ub làmbi Faloox, kër Mambay, kër Mañuq ak Gàndigaal, ñeexu baase yooyu laa ne nga terale ko sama ñaari gaa ñi ». J’appelai Collé et lui dis : « Aujourd’hui, tu as des invités. Et l’hospitalité se paye par l’hospitalité. Ces deux là que tu vois, tu ce que tu trouves bien, ils l’ont fait pour moi quand j’étais dans leur localité. C’est pourquoi je veux que le couscous que tu me mijotais à l’époque où j’emportais les tournois de lutte de Falokh, Keur Mambaye, Keur Magnouk et Gandigal, c’est avec ces sauces-arachide-là que je veux que tu régales mes deux invités».
Ndeysaan fekk nag soxna si di ku neex a waxal. Mu daldi delloo cere ja mu doon tay ca indéem, yónnee laaloy guy. Ba jant bay xonq ca sowu, fekk na mu bës ko ak diwu ñor ba mu ne nemm. Waxuma nga ñamko sax, waaye xet ga cay gillee ku mu ne sarax ci sa pàxi bakkan yi ba àgg ci sa ndoŋ li, boo doon as kooñoor su tekkiwul dara di nga am fitu song Duubal Lees walla Tubaabu Joor. Ñeex ma Ndeysaan c’est une dame d’un commerce facile. Elle remit le couscous qu’elle faisait dans le couscoussier, envoya chercher du liant à base de feuilles de baobab. Au coucher du soleil, elle l’avait bien parfumé avec du beurre de vache. Je ne parle même pas d’en goûter mais si le fumet qui s’en dégageait entrait dans tes narines jusqu’à chatouiller ton occiput, même si tu étais un bon à rien tu aurais l’audace de défier Double Less ou Toubabou Dior[2]. La sauce

[1] Terme diola signifiant approximativement « mon gars », « mon compère ».

[2] Il s’agit de deux champions de lutte, réputés grands cogneurs.

[/av_one_full]

EXTRAIT – DOOMI GOLO / LES PETITS DE LA GUENON

[av_image src=’http://iperche.fr/projet_ellaf/wp-content/uploads/2016/01/couverture-Doomi-Golo-178×300.jpg’ attachment=’923′ attachment_size=’medium’ align=’center’ styling=” hover=” link=’lightbox’ target=” caption=” font_size=” appearance=” overlay_opacity=’0.4′ overlay_color=’#000000′ overlay_text_color=’#ffffff’ animation=’no-animation’][/av_image]

[av_one_full first]

Extrait – Première page du roman (p.11)
Àddina : dund, dee. Le monde : la vie, la mort
Leneen newu fi, Badu. Il n’y a rien d’autre, Badou
Lii rek : demal, maa ngi ñëw. Ceci seulement : vas-y, j’arrive (je te suis)
Naka laa wax loolu, daldi déggaat woykat ba : Dès que je dis cela, me revinrent les paroles du chanteur (poète) :
« Àddina amul solo, ndeysaan… « La vie est hélas sans importance
Ku ci dee yaa ñàkk sa bakkan ndeysaan » Qui y meurt, c’est hélas toi qui a perdu ta vie »
Booba gone laa woon, nekk ci sama diggu doole, yaakaar En ce temps-là, j’étais jeune, dans la force de l’âge, croyant
ne dara tëwu ma. Maa fi dàqoon a fecc, bare bayre ba nga ne lii lu Que rien ne m’était impossible. J’étais le meilleur danseur,
mu doon ! Fu ma jaaraan, janq ji di ma ttñ naan : Très populaire ! Là où je passais, les jeunes filles me provoquaient, c’étaient des :
Ngiraan Fay jàppal fii, Ngiraan Fay bàyyil faa ! Nguirane Faye par-ci, Nguirane Faye par-là,
Mba nga dégg ci jeeg ju ndaw ji ku ni : Ou alors tu entendais une jeune dame dire :
Moo Ngiraan Fay, looy jaay maanaa nii ? Billaay yow ! Yal -Mais Nguirane, pourquoi fais-tu le malin? Par Dieu, toi,
na nga koote ! que Dieu te paralyse !
Léegi mag dikk na. Maa ngi nii toog ci sama butu kër, fii ci Maintenant je suis vieux. Je suis là assis devant ma maison, ici
gox bi ñu naan Ñarelaa, di xaar sunu boroom bi def ci man li gën. dans le quartier dit Gnaréla, attendant le décret divin.
Teewul nag sama xel yépp nekk ci yow, Badu. Il n’empêche cependant que toutes mes pensées vont à toi, Badou.
Xéy-na yaa nga ca dëkku naar ya, moo xam Alseeri la, walla Peut-être que tu es au pays des arabes, soit en Algérie ou
Marog mbaa Libaŋ. Foofa de lañu yaakaar ne fa nga nekk. au Maroc ou au Liban. C’est là-bas qu’on te croit.
Kenn amu ci nag lu ko wóor. Personne cependant n’a une certitude.
Am na sax ñu naan : Il y en même qui disent :
Kéwél kat du tëb doom ja bëtt. Badu Taal kay, xam ngeen ne topp na ciy tànki baayam Asan Taal. Ba fu coow liy mujje, Le petit de la gazelle ne peut passer en travers de la haie pendant que sa mère saute. Badou Tall, vous savez qu’il marchera sur les traces de son père Assane Tall. En tous les cas,
Tugal ngeen koy déggi. c’est de la France que vous entendrez parler de lui
Ci juroom ñaari téere yi ma la fiy bàyyil sax, am na bu ci tudd D’ailleurs parmi les sept cahiers que je te laisse, il y en a un qui s’appelle
Téereb Ndéey. Turam tegtal bu leer la : li nekk ci biir, maak yow Cahier des Confidences. Son nom est révélateur : ce qui s’y trouve ne regarde que toi et moi.
Doŋŋ noo ko séq. Yoonu keneen newu ci. Yaa ngi nii toog Cela ne regarde personne d’autre. Te voici assis
janook man, ma sëgg ba jot say nopp. Su ma ci tàbbalee ay en face de moi, je me baisse jusqu’à ton oreille. Si j’y glisse des
kàddu, nga naj leen fa. Kàddu yooyu di wéq sa kaaŋ, di féqu ci paroles, tu les y coinceras. Ces paroles s’agiteront dans ton crâne, se débattront
sa biir bopp, ngir rekk bëgg a génn ci biti, tasaaroo, nekk lu dans ta tête, juste pour sortir, s’éparpiller, et devenir
askan wiy waxtaane. Nga gën leen faa naj, ndax ragal ñu jur ay sujet à conversation pour le peuple. Tu les y coinceras de plus belle, par crainte qu’elles fassent naître des malheurs
ak téesante. Du tee nag sa xel di leen tojat ba ñu mokk rumbux, et des disputes. Il n’empêchera cependant que ton esprit les décortiquera jusqu’au plus petit détail,

[/av_one_full]