Daawule

 

 

 

 

 

Taalel taalel ! Petit conte, petit conte !
Miin kam, sey ngaɗanaa yam « ooho ! », Moi, il faut que tu me fasses « ooho ! »
Na’am Na’am
haa mi heɓta lisaafi am no ka yaarata. pour que je m’y retrouve[1].
Mhm ! Mhm !
Gommbel gommbel ! Petite tige, petite tige !
Mhm ! Mhm !
Yoo, ɓinngel ngeel, Bon, cet enfant,
daada maagel waɗi reedu. sa mère tomba enceinte.
Ooho ! Ooho !
Haa reedu maagel ɗoo, Au cours de sa grossesse,
Ooho ! Ooho !
reedu mawni, le ventre grandit
Ooho ! Ooho !
ɓadake danyeego. et fut près d’être accouché.
Na’am ! Na’am !
Yoo, o mari ɓiɗɗo, Bon, elle a un enfant,
o mari ɓiɗɗo gorko suka. elle a un jeune garçon.
Na’am ! Na’am !
O danytaayno law. Il y avait longtemps qu’elle n’avait plus accouché[2].
Na’am ! Na’am !
Yoo, ɓiɗɗo gorko suka goo bee ngorgi maako, Bon, le jeune garçon en question a un camarade ;
ɓe ndillan jahaangal. ils partent en voyage.
Na’am ! Na’am !
Yoo, ɓe ɗon ndilla jahaangal ɗoo, Bon ! Pendant qu’ils sont en voyage,
Na’am ! Na’am !
ɓe ndilli haa ɓe ndaaynake. ils sont allés loin.
Na’am ! Na’am !
Suy o wi’ata yoo… Puis il dit…
Na’am ! Na’am !
ɓiɗɗo gorko goo wi’ata : « – Daada am ! le garçonnet[3] dit : « – Maman !
Na’am ! Na’am !
Hamma am oo, to ɓe njehi haa toon ni, Mon grand frère [et son camarade], dès qu’ils seront arrivés là-bas,
Nyamri’en nyaaman ɓe. les Nyamri[4] les mangeront.
Na’am ! Na’am !
– Too, ayyee ! – Ah bon, c’est vrai ?
Ee noy ngaɗammi ? Et comment dois-je faire ?
– A’a, jooɗa, danyam miin kam ! – Ne t’en fais pas ! Accroupis-toi[5] et mets-moi au monde !
Na’am ! Na’am !
– Too, wooɗi ! Mi jooɗake, noy ngaɗammi ? – Bien ! Je suis accroupie, comment dois-je faire ?
– Waɗ bisimillaahi ! » – Dis “bismillah[6]” ! »
Na’am ! Na’am !
O waɗi bisimillaahi, Elle a dit « bismillah ! »,
o danyi ɓiɗɗo gorko, et elle a mis au monde le garçonnet,
Na’am ! Na’am !
bee toggoore, bee sirla, bee sawru, bee hifineere. avec son boubou, son pantalon, son bâton et son bonnet.
Na’am ! Na’am !
Suy, o ummake, o ɗon dogga, o ɗon dogga, Puis [celui-ci] s’est levé, il court, il court,
Na’am ! Na’am !
o taasni worɓe goo. et se lance à la poursuite des hommes en question[7].
Na’am ! Na’am !
Yowwa ! « – Worɓe ndaree ! Ndaree ! Ndeenee yam ! Bon ! « – Les hommes, arrêtez-vous ! arrêtez-vous ! attendez-moi !
– Hii e ɗum moy o’’oon ? – Eh ! C’est qui celui-ci ?
– A’a ! Ndenee yam, onon mbolwananmi ! » – Peu importe ! Attendez-moi, c’est à vous que je parle ! »
Na’am ! Na’am !
Wooɗi ! Ɓe ndarake, ɓe ndeeni mo. Bien ! Ils se sont arrêtés et l’ont attendu.
Na’am ! Na’am !
« – Ee moy… aa, gooto hamma am ! « – Et qui, euh[8]…, l’un est mon grand frère !
– Ee moy woni hamma maa ? – Et qui est ton grand frère ?
Na’am ! Na’am !
– Aan oon ni. – C’est bien toi !
– A’a ! Miin, daada am reedu ɗalmi. – Non ! Moi, ma mère, je l’ai laissée enceinte.
Na’am ! Na’am !
– Miin, daada meeɗaay danygo goɗɗo sey miin. – Moi, ma mère n’a accouché personne d’autre que moi.
Na’am ! Na’am !
– Aan oon wi’etee hamma am. – C’est toi qu’on appelle mon grand frère.
Na’am ! Na’am !
– Yoo, wooɗi ! – Bon, d’accord !
– Har njaaton ɗoo, – Là où vous allez,
Na’am ! Na’am !
oon… Nyamri’en nyaaman on. vous… les Nyamri vont vous manger.
Na’am ! Na’am !
Yoo, ammaa, taa loree, ndillen ma ! Mais bon, ne faites pas demi-tour, allons-y donc !
Na’am ! Na’am !
Yoo, to en njehi boo, taata mballinee yam suudu feere. Bon, quand nous arriverons, ne me faites pas dormir dans une autre case [que la vôtre].
Na’am ! Na’am !
Mbaalen miin bee mon fuu suudu wooru. Dormons ensemble, vous et moi, dans une seule case.
On tawan rewɓe, Vous trouverez des femmes,
ɓe ndokkan on rewɓe ɓee ɗoo, on vous donnera ces femmes,
ammaa, taata… taata ceedee bee am, mais, ne… ne vous séparez pas de moi,
mbaalden ma ! dormons donc ensemble !
Na’am ! Na’am !
– Yoo, booɗɗum, wooɗi ! – Bien ! Bon ! D’accord !
Na’am ! Na’am !
(Aan boo Kileele, accu le, aan boo). (– Et toi, Kileele, arrête, toi aussi[9] !)
Miin kam, na no anndumi. – Moi, [je conte] comme je le sais[10].
(Accu le sargugo goɗɗo, aan boo) (– Arrête d’embêter la personne, toi aussi[11] !)
Miin kam, na no anndumi. – Moi, [je conte] comme je le sais.
Wolwii na ! (– Parle donc[12] !)
Too, yoo, bannii goo, D’accord, bon, comme ça,
ɓe njehi ɓe cilminake, ils sont allés et se sont annoncés[13],
ɓe njaɓɓake ɓe, on les a accueillis,
ɓe ngaɗani ɓe nyaamdu maɓɓe, ɓe nyaami. on leur a préparé à manger et ils ont mangé.
Na’am ! Na’am !
Too, jam, suy ɓe leesti ɓe mbaalake. Bon, et puis, ensuite, ils se sont mis par terre et se sont couchés.
Na’am ! Na’am !
Jemma waɗi goo, ɓe mbaalake bee rewɓe goo. La nuit est tombée et ils ont dormi avec les femmes[14] en question.
Na’am ! Na’am !
Suy, yimɓe goo njehi teeni leɗɗe ngaddi haa ngula ɓe haa yii… haa suudu goo. Puis, les gens[15] sont allés chercher du bois mort[16] pour les brûler dans le f… dans la case.
Na’am ! Na’am !
Ɓe mbaalake goo, Alors qu’ils étaient couchés,
ɓe nga- ɓe ngaɗi lekki maɓɓe. ils ont… ils ont fait leur protection magique.
Na’am ! Na’am !
Ɓiɓɓe rewɓe goo ɗaanake. Les filles en question sont endormies.
Na’am ! Na’am !
Kamɓe kam, ɓe ummake, ɓe ndoggi, Quant à eux, ils se sont levés et ont pris la fuite en courant,
ɓe kuuci har ɓe kuucata. ils sont rentrés chez eux[17].
Na’am ! Na’am !
Ɓe koo’i ndiyam ngulɗam, ɓe ngulni daada’en maɓɓe goo, Elles ont pris de l’eau chaude, elles l’ont fait chauffer, les mères[18] [des filles],
ɓe ndufi dow ɓikkoy goo, jaka ɗum ɓikkoy rewɓe, elles l’on versée sur les enfants, alors que ce sont les filles,
jaka ɓikkoy maɓɓe. alors que ce sont leurs filles.
Na’am ! Na’am !
Yoo, jam, weeti fajira, Bon, et puis, le matin est arrivé,
ɓe njehi ɓe maɓɓiti, elles sont allées ouvrir [la case],
ɓe tawi ɗum ɓikkoy maɓɓe. et elles sont constaté que c’étaient leurs filles [qui étaient là].
’M’hmm ! ’M’hmm[19] !
Na’am ! Na’am !
Yoo, ɓikkoy goo kam ndoggi kuuci. Bon ! Les garçons, eux, ils sont rentrés chez eux en courant.
Na’am ! Na’am !
« Kaay ! Asee ! Jaka kuugal ngaal kam, Daawule waɗi en ngaal duu ? « Oh là là ! Ah bon ! Ça[20], c’est donc Daawule qui nous a fait ça ?
Na’am ! Na’am !
Alla anndi no ngaɗeten ! » Dieu [seul] sait comment nous allons faire ! »
Na’am ! Na’am !
Woodi debbo ajabaajo soodi gooro mum waɗi e hindayre[21] : Il y a une « femme libre[22] » qui a acheté de la kola et l’a mise dans un petit panier :
Na’am ! Na’am !
« Haa mi yaha mi heɓana en Daawule. » « Je pars nous chercher Daawule. »
Na’am ! Na’am !
Yoo, o yehi o jooɗake. Bon, elle est allée rester [là-bas].
Na’am ! Na’am !
Yoo ! O ajabaajo. Bon ! C’est une femme libre.
Worɓe ɗon ngara. Les hommes viennent.
« Jonta kam, ndaa ajabaajo wari ! « Maintenant, voici qu’une femme libre est arrivée !
Na’am ! Na’am !
Moy fuu wara ! Que tout le monde vienne !
Moy fuu wara ɗon yeewta geewteeji noy na noy na ! » Que tout le monde vienne converser de choses et d’autres ! »
Jam, suy hamma goo yeewti. Puis, alors, le grand frère a fait la conversation [avec elle].
Na’am ! Na’am !
Suy o wi’i : « Miin kam, hamma Daawule ngiɗmi. » Elle a dit alors : « Moi, c’est le grand frère de Daawule que j’aime. »
Na’am ! Na’am !
O wi’i : « Wooɗi ! » Il dit : « D’accord ! »
Too, Hamma Daawule wi’i ɓaŋan mo. Bon, le grand frère de Daawule dit qu’il va l’épouser.
Na’am ! Na’am !
Daada maako wi’i : « Taa ɓaŋ mo ! » Sa mère lui dit : « Ne l’épouse pas ! »
Na’am ! Na’am !
O wi’i : « Ɗoo ɗum yimɓe halluɓe goo. Elle dit : « Ça, ce sont des mauvaises gens.
– A’a ! Accu ! – Ça ne te regarde pas, laisse !
Na’am ! Na’am !
Accu mi ɓaŋa mo ! » Laisse-moi l’épouser ! »
O ɓaŋi, Il l’a épousée
ɓe njooɗake. et ils sont restés [ensemble]
Na’am ! Na’am !
Jonta kam, haa neeɓi, alors, un bon bout de temps.
Na’am ! Na’am !
o hooci hamma goo, o wi’i ɗum Elle a pris le grand frère et lui a dit
sey yaara mo haa maɓɓe… qu’il faut qu’il la conduise chez elle[23],
haa amin ! chez nous[24] !
Na’am ! Na’am !
« – A ɓaŋi yam, mi walaa kuuje. « – Tu m’as épousée, [mais] je n’ai rien.
Na’am ! Na’am !
– Yoo, wooɗi, ndillen ! » – Bon, d’accord, on y va ! »
Ɓinngel wi’i : « A’a ! Taa yaa ! » L’enfant[25] dit : « Non ! N’y va pas ! »
O wi’i : « Miin kam, mi yahan bee debbo am. » Il dit : « Moi, je pars avec ma femme. »
Ɓe njaadi. Ils sont partis ensemble.
Na’am ! Na’am !
Too, ɓe kooci hamma goo, Bon, ils ont pris le grand frère
ɓe kaɓɓi jonta kam haa ɓe ngaɗa dabare maɓɓe. et l’ont attaché alors pour faire leur stratagème.
Na’am ! Na’am !
Yoo, sey[26] ɓinngel goo wi’ata : Bon, puis l’enfant dit :
« Na a laari daada mi ɗon wi’a « Tu vois, maman, je disais
Hamma goo taa o yaha, que le grand frère n’y aille pas,
mbiiɗaa o yaha. et tu lui as dit d’y aller[27].
Na’am ! Na’am !
Na o halki kadi. » Il est bel et bien fichu ! »
Na’am ! Na’am !
Suy daada goo ɗon woya : Alors, la mère se mit à pleurer :
« Waɗanam dabare ! « Trouve-moi une solution !
Na’am ! Na’am !
Useni, Daawule am ! Waɗanam dabare ! » Je t’en prie, mon cher Daawule ! Trouve-moi une solution ! »
Na’am ! Na’am !
Suy, Daawule goo yehi naasti nder reedu nagge maɓɓe, jooɗake. Alors, Daawule est entré dans le ventre de leur vache[28] et s’y est installé.
Na’am ! Na’am !
Yoo, suy ɓe mbii : « Nagge ngee, Bon, ils dirent alors : « Cette vache,
to nge rimi ɓinngel daneeyel kam, si elle met au monde un veau blanc,
Na’am ! Na’am !
ɗum ɓinngel nagge men. c’est le veau de notre vache.
Na’am ! Na’am !
To ɓaleeyel kam, ɗum Daawule. » Mais s’il est noir, c’est Daawule. »
Na’am ! Na’am !
Yoo, jam, rimi nagge ɓaleeyel goo kam, Et puis, si elle donne naissance à un veau noir,
ɗum Daawule no duu ? ce serait donc Daawule[29] ?
Mhm ! Mhm !
Suy rimi naggel daneeyel, Puis elle a mis au monde un veau blanc,
jonta kam ɗum Daawule. alors, c’est Daawule.
Mhm ! Mhm !
Ala ! Jonta kam, ɗum nagge, Oh là là[30] ! En fait, c’est une vache…
ɗum ɓinngel nagge maɓɓe. c’est le veau de leur vache.
Na’am ! Na’am !
Yoo, ɓe ɗon njooɗii, Bon, quelque temps après :
« Ɓikkoy maɓɓe ! Njehee nduree nagge ɗoo ! » « Leurs enfants[31] ! Allez faire pâturer ce veau ! »
Na’am ! Na’am !
Ɓe njaha ɓe ndiiwa naggel goo, Qu’ils aillent chasser ce veau,
ɓe ndilla duroygo. qu’ils aillent faire pâturer[32].
Na’am ! Na’am !
Ɓinngel goo, Le petit,
naggel goo wi’a : « Ndillen ma yeeso seɗɗa haa gese. » le veau dit : « Avançons donc un peu dans les champs ! »
Yoo, ɓe njehi haa gese goo ; Bon, ils sont allés dans les champs ;
O[33] wi’i : « – Njooɗee, mbu’ee ! [Le veau] dit : « – Accroupissez-vous et chiez !
Naa ɗum nagge, ɗum Daawule. Ce n’est pas un veau[34], c’est Daawule.
Na’am ! Na’am !
Haa mi hooca on, Je vais vous prendre,
haa mi hooca ha hooca ɓikkoy goo ! » je vais prendre, je vais prendre ces enfants[35] ! »
Mhm ! Mhm !
Sey ɓe njooɗii ɓe mbu’i. Alors ils se sont accroupis et ils ont chié.
O wi’i : « Takkee buubi haa dow bu’e ɗee ! » Il leur dit : « Collez des mouches sur ces bouses ! »
Na’am ! Na’am !
Ɓe takki buubi haa dow bu’e goo. Ils ont collé des mouches sur les bouses.
« Too ! Ndoggee, ndillen ma ! » « Bon ! Courez, allons-nous en ! »
Na’am ! Na’am !
Ɓe kooci ɓikkoy goo, o dilli bee maɓɓe. Ils ont pris[36] les enfants et il est parti avec eux.
Na’am ! Na’am !
Yoo, Hamma Daawule, « Bon, le grand frère de Daawule,
asee, naane goo, ɗum Daawule wari jakan haa heɓa dabare mum heɓaay, en fait, avant, Daawule était venu pour trouver une solution[37], mais il n’en a pas trouvé,
hooƴi min ɓikkoy nde min kooƴi hamma. il nous a pris nos enfants comme nous avons pris son grand frère[38] ».
Na’am ! Na’am !
« Hamma huucu ! » « Grand frère, rentre à la maison ! »
Mhm ! Mhm !
Ɓe kooci hamma, Ils [les parents des enfants enlevés] ont pris le grand frère,
hamma yaha hoocoya ɓikkoy. le grand frère, pour qu’il aille reprendre les enfants.
Hamma yehi yerɓitoyi ɓikkoy ngarti. Le grand frère est allé renvoyer les enfants qui sont revenus.
Na’am ! Na’am !
Hamma doggi huuci. Le grand frère est rentré à la maison en courant.
A’a ! Kuugal wonnake. Oh là là ! L’affaire a raté.
Na’am ! Na’am !
Yoo, jonta kam, Bon, alors,
goɗɗo ummake laatake ibbi, yehi jooɗake haa nder wuro. quelqu’un s’est levé, s’est transformé en Ficus sycomorus et est allé se poser dans le village.
Ooho ! Ooho !
Ibbe ɓenndi. Les figues ont mûri.
Na’am ! Na’am !
Ɓikkoy ɗon teɓa, ɗon teɓa nyaama. Les enfants en cueillent, ils en cueillent et en mangent.
Na’am ! Na’am !
« Taa teɓee, min ndilli remoygo ! » « N’en cueillez pas, nous allons travailler aux champs ! »
Na’am ! Na’am !
A’a ! Ngurdigiijo ɗon yiiloo nder wuro, ɗon lada. Oh là là ! Un cul-de-jatte se promenait dans le village en se traînant par terre.
Na’am ! Na’am !
Ngurdigiijo yaha teɓa, teɓa wadda, teɓa, a’a ! Le cul-de-jatte va en cueillir, il en cueille et en rapporte, il en cueille, non !
Na’am ! Na’am !
Kaay ! « Mba’’ee ! C’est pas ça[39] ! « Montez !
Mi heɓan dabare am no njipporooɗon. » Je trouverai comment vous faire descendre. »
Na’am ! Na’am !
Ɓikkon mba’’ake, Les enfants sont montés,
ibbi ɗɓoofake huuci wuro, le Ficus s’est déraciné et est rentré au village,
Mhm ! Mhm !
yehi jooɗake. il est allé s’y poser.
Na’am ! Na’am !
(Rire) (Rire)
Yoo, ɓe koori ibbi yehi jooɗake. Bon, ils ont accompagné le figuier et il est allé se poser.
Na’am ! Na’am !
Ɓe njehi haa ɓe… ɓe mooɓti leɗɗe haa ɓe ngula ɓikkoy goo. Ils sont allés pour… ils ont entassé du bois pour brûler les enfants.
Ooho ! Ooho !
Too, yoo… A’a ! Ɓikkoy kalki daliila ngurdigiijo. Bon ! … Ho là là ! Les enfants sont perdus à cause du cul-de-jatte.
Na’am ! Na’am !
Yoo, ngurdigiijo… Bon, le cul-de-jatte…
yoo, na ɓikkoy kalki daliila ngurdigiijo. bon, les enfants sont vraiment perdus à cause du cul-de-jatte.
Ɓe ngarti ɓe tappi ngurdigiijo. Ils sont revenus frapper le cul-de-jatte.
Na’am ! Na’am !
To ngurdigiijo yehi… Quand le cul-de-jatte est parti…
[Mi ɗon yejjita haala man[40]] [Je suis en train d’oublier l’histoire[41]]
(Rire de la conteuse) (Rire de la conteuse)
Mhm ! Mhm !
[Mi ɗon yejjita haala man !] [J’oublie l’histoire !]
Ɗoo kam, takala mulus noon tan ! Puisque c’est comme ça, je n’ai plus qu’à dire takala mulus !
(Rires) (Rires)
Takala mulus man noon tan. Takala mulus et c’est tout !

Notes:

 

[1] Litt. : « pour que je retrouve mon calcul comment ça pourra marcher ». La conteuse demande à Jam-Duudu, une autre conteuse présente à gauche de l’écran, de scander sa récitation en disant régulièrement ooho ! « oui ! ».

[2] Litt. : « Elle n’avait pas rapidement accouché de nouveau ».

[3] Le garçonnet en question est l’enfant à naître qui est encore dans le ventre de sa mère.

[4] Nyamri : population plus ou moins mythique, censée être anthropophage ; noter le jeu de mots entre son nom et la racine nyaam– « manger ». Le nom a été appliqué aux Igbo venus du Nigeria voisin lors de la guerre du Biafra.

[5] Litt. : « assieds-toi ».

[6] « Au nom de Dieu ! », formule que l’on prononce avant de se lancer dans une action.

[7] Il s’agit de son grand frère et de son camarade.

[8] Hésitation de la conteuse.

[9] La femme de gauche (Jam-Duudu) dit à celle qui se trouve entre elle et la conteuse de la laisser tranquille et de ne pas interférer dans son récit.

[10] La conteuse abonde dans le sens de Jam-Duudu pour dire qu’elle raconte l’histoire telle qu’elle l’a apprise et qu’il n’y a donc pas lieu de la reprendre.

[11] Jam-Duudu réitère son avertissement à sa voisine.

[12] Jam-Duudu encourage la conteuse à poursuivre.

[13] En arrivant chez quelqu’un, vous vous annoncez en disant en arabe : « Assalaam aleekum ! » On vous répond « Aleekum salaam ! » qui signifie que l’on est au courant de votre présence.

[14] En fait, il s’agit des filles de la maison.

[15] Il s’agit des femmes de la concession où les trois garçons sont arrivés. La collecte du bois mort est une tâche féminine.

[16] Litt. : « sont allés chercher du bois mort et l’ont apporté ».

[17] Litt. : ils sont rentrés là où ils devaient rentrer.

[18] « Les mères » sont le sujet de cette phrase.

[19] Une femme de l’assistance émet cette interjection, bouche fermée, pour marquer sa réprobation vis-à-vis des mères et sa pitié vis-à-vis des filles qui ont été ébouillantées dans leur sommeil.

[20] Ce sont les mères des fillettes ébouillantées qui parlent. Litt. : « ce travail ».

[21] Petit panier en vannerie dans lequel on met notamment la noix de kola.

[22] Jeune femme divorcée ou veuve, qui est donc libre de ses relations.

[23] Litt. : « chez eux », i. e. dans sa famille.

[24] La conteuse passe brusquement au style direct en se mettant à la place de la femme qui parle.

[25] C’est Daawule qui s’adresse à son grand frère.

[26] Variante de suy.

[27] On apprend donc incidemment que la mère des deux garçons avait autorisé son aîné à suivre sa femme. Rappelons que la règle est que la femme réside chez son mari, et non l’inverse.

[28] Il s’agit de la vache qui appartient à la famille de la femme de son grand frère.

[29] La conteuse ne se souvenant plus si c’est le veau blanc ou le veau noir qui serait Daawule, elle pose la question à l’assistance.

[30] La conteuse se rend compte qu’elle s’est trompée.

[31] En fait, la conteuse commence comme si elle était en style indirect et embraie en style direct.

[32] La conteuse est repassée au discours indirect.

[33] Le pronom de reprise ici devrait être ngel.

[34] Comprendre : « moi qui vous parle, je ne suis pas un veau » ;

[35] Daawule-Veau s’adresse aux enfants qu’on a envoyés faire pâturer les animaux.

[36] Erreur de la conteuse qui voulait dire « il a pris les enfants ».

[37] Daawule voulait persuader son grand frère de quitter sa femme et de rentrer à la maison.

[38] Ce sont les parents des enfants enlevés qui parlent ici.

[39] La conteuse se rend compte qu’elle s’est trompée.

[40] Incise de la conteuse.

[41] Incise de la conteuse qui a oublié la suite du conte. Elle va s’interrompre brutalement en prononçant prématurément la formule conclusive « takala mulus ».

 

Mboɗdi / Serpent

 

 

Mots-clés: peul, pulaar Fuuta Tooro, pular Fuuta Jaloo — littérature enfantine, imagier, animaux sauvages, serpent — blasons.
Auteurs: Bénédicte CHAINE-SIDIBE, Aliw MOHAMMADU, Mammadu Abdul SEK
Image: Étienne SOUPPART
Son: Pierre AMIAND
Descriptif: Texte d’un imagier inspiré d’un genre oral peul, jobbitooje « blasons » (Cameroun). Oralisé après publication par l’association Timtimol.
Référence: Bénédicte CHAINE-SIDIBE, Aliw MOHAMMADU, Mammadu Abdul SEK, Kulle ladde [Animaux de la brousse — Illustrations d’Étienne SOUPPART], Paris, Timtimol, 2009, 26 p. [Prix Kadima 2008].

 

 

 

Version Foûta Tôro

Ko miin woni Mboɗdi. Tooke am ina mbara. Nguru ɓanndu am ina hufoo. Nguurmi ko diwooji, doombi e paaɓi. Yimɓe cuusaa sowtude innde am. Aɓe coowira mi mbaroodi leydi, walla baajol leydi, walla daasotoongal. — p. 26


Je suis Serpent. Mon venin tue. Ma peau mue. Je me nourris d’insectes, de rats et de grenouilles. Les gens n’osent pas m’appeler par mon nom. C’est pourquoi ils me donnent les surnoms de « ueur de la terre » ou de « rampeur ».


I am Snake. My venom is deadly. My skin sloughs. I feed on insects, and rats and frogs. People dare not call me by my name. Therefore they nickname me “the killer of the earth” or “the crawler”.

 

 

Lecture normale

 

Lecture didactique

 

Version Foûta Djallon

Ko min woni Mboɗdi. Tooke am hino wara. Gurii ɓanndu am hino rusoo. Wuurumi ko koowo, doomi e toti. Yimɓe suusaa innutude lam, hiɓe wi’a-mmi mbaroodi leydi, walla baajol leydi, walla daasotoongal.  — Tijjaani Maalun Bari

 

 

Kumbaarewal / Grue couronnée

 

 

Mots-clés: peul, pulaar Fuuta Tooro, pular Fuuta Jaloo — littérature enfantine, imagier, animaux sauvages, grue couronnée  — blasons.
Auteurs: Bénédicte CHAINE-SIDIBE, Aliw MOHAMMADU, Mammadu Abdul SEK
Image: Étienne SOUPPART
Son: Pierre AMIAND
Descriptif: Texte d’un imagier inspiré d’un genre oral peul, jobbitooje « blasons » (Cameroun). Oralisé après publication par l’association Timtimol.
Référence: Bénédicte CHAINE-SIDIBE, Aliw MOHAMMADU, Mammadu Abdul SEK, Kulle ladde [Animaux de la brousse — Illustrations d’Étienne SOUPPART], Paris, Timtimol, 2009, 26 p. [Prix Kadima 2008].

 

 

Version Foûta Tôro

Miin Kumbaarewal, mbaami ko no ɓinngel mooroowo nii. To njiiɗaa kam fof, sukundu am nduu ina firi, kono mi mooraaka. Sukaaɓe ina njima mi, ina mbi’a:
Kumbaare ! Kumbaare !
Kumbaare sanycii mooraaki ! (p. 25)

 

Moi, Grue couronnée, je suis comme la fille de la tresseuse. Partout où tu me vois, ma chevelure est défaite, et jamais tressée. Les enfants me chantent, ils disent:
Koumbâré ! Koumbâré !
Koumbâré est détressée n’est pas tressée !…

 

I, Crowned Crane, I am like the hair-dresser’s daughter. Wherever you can see me, my hair is undone, never plaited. So, children sing at me:
Kumbaare! Kumbaare!
Kumbaare’s hair is untidy and not plaited!…

 

 

Lecture normale

 

Lecture didactique

 

Version Foûta Djallon

Min Kummbaarewal, miɗo wa’i no ɓinngel mooroowo. Ka yi’uɗaa mi woo, sukundu am ndun no sanycii, kono mi mooraaki. Sukaaɓe no yimana-mmi, ɓe wi’a :
Kummbaare ! Kumbaare !
Kummbaare sanycii mooraaki !…

— Tijjaani Maalun Bari

 

 

Doobal / Outarde

 

 

Mots-clés: peul, pulaar Fuuta Tooro, pular Fuuta Jaloo — littérature enfantine, imagier, animaux sauvages, outarde — blasons.
Auteurs: Bénédicte CHAINE-SIDIBE, Aliw MOHAMMADU, Mammadu Abdul SEK
Image: Étienne SOUPPART
Son: Pierre AMIAND
Descriptif: Texte d’un imagier inspiré d’un genre oral peul, jobbitooje « blasons » (Cameroun). Oralisé après publication par l’association Timtimol.
Référence: Bénédicte CHAINE-SIDIBE, Aliw MOHAMMADU, Mammadu Abdul SEK, Kulle ladde [Animaux de la brousse — Illustrations d’Étienne SOUPPART], Paris, Timtimol, 2009, 26 p. [Prix Kadima 2008].

 

 

 

 

Version Foûta Tôro

Innde am ko Doobal. Mi ɓurii jaawngal, mi yottaaki ndaw. Miɗo diwa, miɗo doga. Sigeeji am ko goobuuji keewɗi. Waanyooɓe njiɗi fof ko teewu am. — p. 24


Mon nom est Outarde. Je dépasse la pintade en taille, je n’arrive pas à la hauteur de l’autruche. Je vole et je cours. Mes plumes ont plusieurs couleurs. Les chasseurs adorent ma chair.


My name is Bustard. I am higher than a guinea-fowl, and I am much shorter than an ostrich. I can fly and run. My feathers are multicoloured. Hunters love eating my flesh.

 

 

Lecture normale

 

Lecture didactique

 

Version Foûta Djallon

Innde am ko Doobal. Mi ɓurii jaawngal, mi yottaaki ndawwal. Miɗo wiira, miɗo doga. Leeɓi am no waɗI nooneeji-nooneeji. Waanyooɓe ɓen no yiɗi teewu am fota.  — Tijjaani Maalun Bari

 

 

 

Jaawngal / Pintade

 

 

Mots-clés: peul, pulaar Fuuta Tooro, pular Fuuta Jaloo — littérature enfantine, imagier, animaux sauvages, pintade — blasons.
Auteurs: Bénédicte CHAINE-SIDIBE, Aliw MOHAMMADU, Mammadu Abdul SEK
Image: Étienne SOUPPART
Son: Pierre AMIAND
Descriptif: Texte d’un imagier inspiré d’un genre oral peul, jobbitooje « blasons » (Cameroun). Oralisé après publication par l’association Timtimol.
Référence: Bénédicte CHAINE-SIDIBE, Aliw MOHAMMADU, Mammadu Abdul SEK, Kulle ladde [Animaux de la brousse — Illustrations d’Étienne SOUPPART], Paris, Timtimol, 2009, 26 p. [Prix Kadima 2008].

 

 

 

 

Version Foûta Tôro

Miin woni Jaawngal, ndiwri ladde ndi ɓanndu mum nyenyaa, nyenyiraa nyaabe-nyaabe. Miɗo sewi daande, miɗo famɗi hoore. Miɗo waawi diwde, miɗo waawi dogde. Ɗum addani mi wi’eede « jaawngal ». — p. 23


Mon nom est Outarde. Je dépasse la pintade en taille, je n’arrive pas à la hauteur de l’autruche. Je vole et je cours. Mes plumes ont plusieurs couleurs. Les chasseurs adorent ma chair.


I am Guinea-Fowl, a wild bird with feathers ornate with speckles all over. I have a delicate neck and a small head. I can fly, I can run. That is why I am called “the speedy”.

 

 

Lecture normale

 

Lecture didactique

 

Version Foûta Djallon

Min woni Jawlal, ko mi ndiwri ladde ndi ɓanndu mum nyenyaa, nyenyiraa toɓɓe-toɓɓe. Miɗo sewi daande, miɗo famɗi hoore. Miɗo waawi wiirude, miɗo waawi dogude. Ko sabu ɗum waɗi mi wi’aa « jaawngal ».  — Tijjaani Maalun Bari

 

 

Ndaw / Autruche

 

 

Mots-clés: peul, pulaar Fuuta Tooro, pular Fuuta Jaloo — littérature enfantine, imagier, animaux sauvages, autruche — blasons.
Auteurs: Bénédicte CHAINE-SIDIBE, Aliw MOHAMMADU, Mammadu Abdul SEK
Image: Étienne SOUPPART
Son: Pierre AMIAND
Descriptif: Texte d’un imagier inspiré d’un genre oral peul, jobbitooje « blasons » (Cameroun). Oralisé après publication par l’association Timtimol.
Référence: Bénédicte CHAINE-SIDIBE, Aliw MOHAMMADU, Mammadu Abdul SEK, Kulle ladde [Animaux de la brousse — Illustrations d’Étienne SOUPPART], Paris, Timtimol, 2009, 26 p. [Prix Kadima 2008].

 

 

 

 

Version Foûta Tôro

Ndiwri fof, miin Ndaw ɓuri mawnude, ɓuri toowde, ɓuri juutde daande. Miɗo jogii bibje, kono mi waawaa diwde, miɗo waawi dogde no feewi. Miɗo yooɗi sigeeji. Yimɓe fof ina njiɗi ɗi no feewi. p. 22


De tous les oiseaux, moi Autruche, je suis la plus grande, la plus haute sur pattes et j’ai le cou le plus long. J’ai des ailes, pourtant je ne sais pas voler, mais je suis capable de courir très vite. J’ai de belles plumes. Tout le monde les convoite.


I Ostrich, I am the tallest of all birds, long-legged and long-necked. I have wings, yet I cannot fly, but I am abble to run very fast. My feathers are gorgeous. Everybody covets them.

 

 

Lecture normale

 

Lecture didactique

 

Version Foûta Djallon

Ndiwri fow, ko min Ndawwal ɓuri njanɗude, ɓuri toowude, ɓuri juutude daande. Miɗo jogii gabatti, kono mi waawaa wiirude, miɗo waawi dogude fota. Miɗo labaa leeɓi. Yimɓe fow ene yiɗi ɗi moƴƴa.  — Tijjaani Maalun Bari

 

 

Wojere / Lièvre

 

 

Mots-clés: peul, pulaar Fuuta Tooro, pular Fuuta Jaloo — littérature enfantine, imagier, animaux sauvages, lièvre  — blasons.
Auteurs: Bénédicte CHAINE-SIDIBE, Aliw MOHAMMADU, Mammadu Abdul SEK
Image: Étienne SOUPPART
Son: Pierre AMIAND
Descriptif: Texte d’un imagier inspiré d’un genre oral peul, jobbitooje « blasons » (Cameroun). Oralisé après publication par l’association Timtimol.
Référence: Bénédicte CHAINE-SIDIBE, Aliw MOHAMMADU, Mammadu Abdul SEK, Kulle ladde [Animaux de la brousse — Illustrations d’Étienne SOUPPART], Paris, Timtimol, 2009, 26 p. [Prix Kadima 2008].

 

 

 

Version Foûta Tôro

Ko miin woni Wojere. E nder tinndi walla taali, keewmi wi’eede ko Bojel. Kullon fof, miin ɓuri ƴoƴde, miin ɓuri heewde peeje. Kala ko Kaawu Fowru fewji, mi ara mi firta. Miɗo juuti noppi, miɗo weli nyiiƴe. Miɗo famɗi, mi heewaani kadi doole. Won Fulɓe anndirɓe mi sariire. — p. 21


C’est moi Lièvre. Dans les fables ou les contes, on m’appelle souvent Compère Lapin. Je suis le plus rusé des animaux et j’ai toujours plein de combines. Quoi que mijote Tante Hyène, je viens, je trouve une solution. J’ai de longues oreilles et des dents tranchantes. Je suis petit, je n’ai pas beaucoup de force. J’ai d’autres noms ailleurs chez d’autres Peuls.


I am Hare. Fables or tales often call me Brother Rabbit. I am the most crafty of all animals and I have got more than one trick up my sleeve. Whatever scheme may turn out of Auntie Hyena’s mind, I come along and find a solution. I am long-eared and my teeth are cutting. I am rather short and not very strong. Other Fulani give me different names.

 

 

Lecture normale

 

Lecture didactique

 

Version Foûta Djallon

Ko min woni Sariire. E nder tinndi walla taali, heewumi wi’eede ko Bojel. Kulle fow, ko min ɓuri ƴoyre, min ɓuri heewude pewje. Kala ko Kaawu Bono fewji, mi ara mi firta. Miɗo juuti noppi, miɗo weli nyiiƴe, miɗo famɗi, mi heewaa kadi doole. No woodi Fulɓe anndirɓe lam wojere, maa ɗum njereere.  — Tijjaani Maalun Bari

 

 

Jiire / Écureuil

 

 

Mots-clés: peul, pulaar Fuuta Tooro, pular Fuuta Jaloo — littérature enfantine, imagier, animaux sauvages, écureuil  — blasons.
Auteurs: Bénédicte CHAINE-SIDIBE, Aliw MOHAMMADU, Mammadu Abdul SEK
Image: Étienne SOUPPART
Son: Pierre AMIAND
Descriptif: Texte d’un imagier inspiré d’un genre oral peul, jobbitooje « blasons » (Cameroun). Oralisé après publication par l’association Timtimol.
Référence: Bénédicte CHAINE-SIDIBE, Aliw MOHAMMADU, Mammadu Abdul SEK, Kulle ladde [Animaux de la brousse — Illustrations d’Étienne SOUPPART], Paris, Timtimol, 2009, 26 p. [Prix Kadima 2008].

 

 

 

Version Foûta Tôro

Mbi’eteemi ko Jiire. Ko mi ŋeefoowo. Nguurmi ko nder gasɗe. Kullon fof, miin ɓuri heewde njeerto. Nyallatmi ko lemaade. Kala ko dilli, mi naatat e nder ngaska am, aka waɗi damuɗe-damuɗe. Miin e rawaandu, min ngonaa sehilaaɓe. Won ɗo coowirteemi jamalde. — p. 20

On m’appelle Écureuil. Je suis un rongeur. Je vis dans des terriers. Je suis toujours aux aguets. Je passe la journée à fureter partout. Dès que quelque chose bouge, je me réfugie dans mon terrier, lequel comporte plusieurs ouvertures. Moi et Chien. nous ne sommes pas amis. En d’autres lieux, on me surnomme « le bigarré »

They call me Squirrel. I am a rodent. I live in burrows. I am always on the watch. All day long I am restless. As soon as something moves about, I take refuge into my burrow, composed of several openings. Dog and I do not get along with each other. Somewhere else, I am nicknamed “the colourful”.

 

 

Lecture normale

 

Lecture didactique

 

Version Foûta Djallon

Wi’eteemi ko Ngiiru. Ko mi ŋeefooru. Wuurumi ko nder gayɗe. Kulle fow, ko min ɓuri reenaade. Mi nyallay lemaade. Kala ko kasi, mi naatay ka nder ngayka am. Hika waɗi dammbuɗe-dammbuɗe. Min e bareeru, wonaa men njaatigi. No woodi ka inneteemi jamalde, maa ɗum jiire.  — Tijjaani Maalun Bari

 

 

Boy / Chacal

 

 

Mots-clés: peul, pulaar Fuuta Tooro, pular Fuuta Jaloo — littérature enfantine, imagier, animaux sauvages, chacal  — blasons.
Auteurs: Bénédicte CHAINE-SIDIBE, Aliw MOHAMMADU, Mammadu Abdul SEK
Image: Étienne SOUPPART
Son: Pierre AMIAND
Descriptif: Texte d’un imagier inspiré d’un genre oral peul, jobbitooje « blasons » (Cameroun). Oralisé après publication par l’association Timtimol.
Référence: Bénédicte CHAINE-SIDIBE, Aliw MOHAMMADU, Mammadu Abdul SEK, Kulle ladde [Animaux de la brousse — Illustrations d’Étienne SOUPPART], Paris, Timtimol, 2009, 26 p. [Prix Kadima 2008].

 

 

 

 

 

Version Foûta Tôro

Miin Woni Boy. Miɗo weli teppere, miɗo heewi dille. Keewmi rewde ko e kulle mawɗe. Nguurmi ko kedde. Ɓii baaba am to wuro ko rawaandu. Won e nokkuuji, aɓe mbi’a mi bare buruure, walla donndu, walla suundu. — p. 19

 

C’est moi Chacal. Je parcours de longues distances et je remue beaucoup. Je suis les grands animaux. Je me nourris de leurs restes. Mon cousin au village est le chien. Dans d’autres régions, on m’appelle chien sauvage ou encore autrement.

 

I am Jackal. I cover long distances and I fidget about. I closely follow big animals. I feed on their left-overs. At the village, the dog is my cousin. In other localities, they call me wild dog or still differently.

 

 

Lecture normale

 

Lecture didactique

 

Version Foûta Djallon

Min woni Ndonndu. Miɗo weli teppere, miɗo heewi sonko. Miɗo heewi jokkude kulle mawɗe. Wuurumi ko kedde. Ɓii baaba am ka hoɗo ko bareeru. No woodi nokkuuli ka Fulɓe wi’ata-mmi bareeru buruure, walla boy, walla suundu. — Tijjaani Maalun Bari

 

 

Cewngel jaawle / Lynx

 

 

Mots-clés: peul, pulaar Fuuta Tooro, pular Fuuta Jaloo — littérature enfantine, imagier, animaux sauvages, lynx — blasons.
Auteurs: Bénédicte CHAINE-SIDIBE, Aliw MOHAMMADU, Mammadu Abdul SEK
Image: Étienne SOUPPART
Son: Pierre AMIAND
Descriptif: Texte d’un imagier inspiré d’un genre oral peul, jobbitooje « blasons » (Cameroun). Oralisé après publication par l’association Timtimol.
Référence: Bénédicte CHAINE-SIDIBE, Aliw MOHAMMADU, Mammadu Abdul SEK, Kulle ladde [Animaux de la brousse — Illustrations d’Étienne SOUPPART], Paris, Timtimol, 2009, 26 p. [Prix Kadima 2008].

 

 

 

 

Version Foûta Tôro

 

Miin Cewngel jaawle ko mi ullundu ladde. Miɗo seeɓi gite. Keewmi yaltude ko jamma. Nguurmi ko ndiwri. Miɗo radda gertooɗe haa e nder wuro. Fulɓe fuɗnaange mbii kam saasiire, walla paatu-cingooli. — p. 14

 

Moi Petit Léopard des pintades, je suis un grand chat. J’ai des yeux perçants. Je sors le plus souvent la nuit. Je me nourris Je volatiles. Je chasse les poules jusque dans les villages. Les Peuls de l’est m’appellent caracal ou différemment.

 

I, Small Leopard of Guinea-Fowls, I am a big cat. My eyes are piercing. Most of the time I come out at night. I feed on fowl. I chase for hens as far as villages. Eastern Fulani call me caracal or desert lynx.

 

 

Lecture normale

 

Lecture didactique

 

Version Foûta Djallon

Min Cewngel jaawle, ko mi nyaariiru buruure. Miɗo seeɓi gite. Ko jemma mi yaltata. Ko ndiwri wuurumi. Mi raɗoto gertooɗe haa ka nder hoɗo. Fulɓe funnaange no wi’a-mmi saasiire, walla paatu-cingooli.  — Tijjaani Maalun Bari