Diala de Tammba, poème pastoral peul

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Notice du corpus
  Langue :
Peul
, Poulâr
  Catégorie(s) : Corpus, Peul
  Mode d’énonciation : Oral   Mots-clés : berger peul, contexte, jaargi, oralité, performance, poésie, poésie pastorale, transhumance, variabilité, énonciateur
  Par :
  Contributeurs :
  • Pierre AMIAND (Preneur d'images, Preneur de son, Rédacteur de la notice, Traducteur, Transcripteur)
  • Maka SARR (Traducteur, Transcripteur)
  • Oumar NDIAYE (Collaborateur)
  • Aliou MOHAMADOU (Collaborateur)
  • Mammadou CISSÉ (Collaborateur)
  •  Description :

    Deux versions d’un même poème sont présentées ici : la première en situation réelle d’énonciation, la seconde hors contexte réel d’énonciation. Genre : jaargi, poésie pastorale en l’honneur des moutons Performance : Ces poèmes sont déclamés dans deux types de circonstances. Tout d’abord, ils sont déclamés en public, dans le village, au cours des ƴare, les festivités de retour de transhumance. Les hommes, les femmes et les enfants du village sont présents lors de ces festivités. Dans ces circonstances, ce sont des bergers expérimentés, les ŋaabaaji, qui déclament leurs poèmes pour honorer les moutons des jeunes bergers, les agaaɓe, qui participent à la compétition qui se conclura par la désignation du meilleur jeune berger de l’année. Ces poèmes sont aussi déclamés dans un cadre plus confidentiel, aussi bien par les bergers expérimentés, les ŋaabaaji, que par les jeunes bergers, les agaaɓe. Dans ce cas, le berger déclame son poème, dans la savane, au milieu de son troupeau de moutons et en présence de quelques autres bergers. Pour plus de détails, voir le texte « Contexte anthropologique ». Circonstances de la collecte La première version du poème, présentée ici, a été enregistrée en situation réelle de performance, pendant les festivités de retour de transhumance, dans le cadre du tournage d’un film documentaire. L’autorisation préalable avait été demandée à Barel Jah qui savait donc qu’il serait filmé et enregistré. En tout, quatre enregistrements de ce type ont été réalisés au cours de trois journées de ƴare. La deuxième version correspond à un enregistrement sollicité et réalisé dans des circonstances qui ne correspondent pas à une situation habituelle de performance : Barel Jah était seul, assis sous un arbre, à l’écart du village, ceci afin de soustraire la voix du berger à l’ambiance sonore bruyante des festivités. Les deux enregistrements ont été réalisés début juillet 2005. Spécificité Au sein de la poésie pastorale peule, les jaargi présentent la spécificité d’être des poèmes qui parlent des moutons et non des vaches.

      Sources :

    Enregistrements faits par Pierre Amiand à Tiguine, village situé à 75 km au nord-est de la ville de Kayes au Mali, en juillet 2005, à l’occasion du tournage d’un film documentaire.

      Couverture spatio-temporelle :

    Les enregistrements ont été réalisés à Tiguine, un village peul de l’ouest du Mali, situé à environ soixante-quinze kilomètres au nord-est de la ville de Kayes. La très grande majorité des Fulɓe de Tiguine sont des Fulɓe du clan des Jaawɓe et sont venus du Foûta-Tôro au milieu du XIXème siècle. Quelques-uns sont venus du Mâssina. Les éleveurs de ce village effectuent deux transhumances annuelles. Une transhumance de saison sèche, vers le Sud et une transhumance de saison des pluies, vers le Nord. C’est au retour de ces deux transhumances que sont organisées, dans le village, des festivités nommées ƴare, pour fêter le retour des moutons et de leurs bergers. Ces ƴare sont l’occasion
    pour les jeunes bergers de moutons de montrer leurs compétences : avoir des animaux qui soient beaux, en bonne santé et qu’ils savent diriger. Cette compétition permettra de désigner le meilleur berger de moutons de l’année. C’est à l’occasion de ces festivités que sont déclamés les jaargi en l’honneur des moutons et de leurs bergers. Mais pendant les ƴare ce ne sont pas les jeunes bergers qui reviennent de transhumance, les agaaɓe, qui déclament ces poèmes, mais des bergers plus âgés qui ne participent plus à la compétition : les ŋaabaaji. Ils déclament ces poèmes en l’honneur des moutons et des jeunes bergers, les agaaɓe. Par contre la composition de jaargi par les bergers commence bien avant l’âge auquel ils peuvent les déclamer en public. Dès qu’ils sont jeunes bergers (agaaɓe) ils peuvent composer des poèmes et les déclamer quand ils sont dans la savane, seul ou en groupe, avec leurs animaux. Pour plus de détails, voir le texte « Contexte anthropologique ».

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      Rédaction de la notice :