Elelia na ihe o mere / La geste d’Elelia

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Notice du corpus
  Langue :
  Catégorie(s) : Corpus, Igbo
  Mode d’énonciation : Ecrit   Mots-clés : roman
  Par :
  Contributeurs :
  • Françoise UGOCHUKWU (Rédacteur de la notice, Traducteur)
  •  Description :

    Cet ouvrage a été transcrit dans l’orthographe standard en 1964 (Cette nouvelle orthographe a été inaugurée en 1961). Le jeune héros de ce roman initiatique de huit chapitres au goût de merveilleux, Elelia UKPABI, est enfant unique. Ses parents sont très pauvres et il les soutient financièrement grâce à ses deux activités quotidiennes – la pêche et la chasse au collet. Mais son bon comportement et sa bonté envers les petits animaux et poissons pris et relâchés lui valent la faveur de la gent animale et des pauvres. Il vend ses prises au chef local, un riche avare et cruel, adonné à la sorcellerie, qui déteste Elelia et se met en tête de le tuer. Elelia se tirera de ses pièges et des difficultés rencontrées grâce à l’aide de ses amis oiseaux, poissons et animaux, grâce aussi aux conseils des anciens rencontrés et à sa croyance dans la sagesse des rêves et dans le pouvoir des objets magiques. Le quatrième chapitre, qui décrit le premier voyage d’Elelia en pirogue vers la côte, raconte le mythe de création des personnes de petite taille; il continue sur sa lancée, avec un nouvel épisode d’échange entre univers animal et univers humain, et prouve que la bonté d’Elelia envers ses semblables, qui transforme tous ceux qu’il rencontre, est aussi pour beaucoup dans le succès de ses entreprises. Le roman donne en outre un parfait exemple de parentalité et démontre les bienfaits des voyages. Nourri de réminiscences bibliques, le récit est tout entier bâti sur la morale annoncée dans la premier chapitre: « celui qui fait le bien en tire profit; celui qui fait le mal en souffre. »

      Sources :

    D. N. ACHARA, Elelia, Longmans Nigeria, Ikeja 1964 (1989 edition), 64p.

      Couverture spatio-temporelle :

    Le roman se déroule dans la ville d’Asan, sur la rive de l’Enyong, dans l’État de Cross River, au sud-sud du Nigeria, qui partage une frontière avec le Cameroun. Le choix de situer le récit hors du pays igbo est l’un des intérêts majeurs du roman: l’auteur insiste dès la première page sur le fait que le comportement des gens de cette région est très similaire à celui des Igbo. L’auteur compare les coutumes des différentes régions traversées par Elelia et en montre les similitudes.
    Ce roman a eu cinq éditions: la première en 1952, suivie des rééditions de 1964, 1965, 1974, 1977, 1982 et 1989. Ces nombreuses rééditions s’expliquent par le fait que le roman est au programme des collèges depuis l’indépendance.

      Droits : Les droits exclusifs de propriété intellectuelle sur cette oeuvre appartiennent à Longmans Nigeria. Toute exploitation de cette oeuvre est soumise à son autorisation.
      Rédaction de la notice :