Marie-Rose Abomo-Maurin: « Du mvet ékang aux nouvelles formes du chant épique : le cas de la musique religieuse au Cameroun »

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Notice du corpus
  Langue :
  Catégorie(s) : Discours canoniques, Séminaires
  Mode d’énonciation : Oral   Mots-clés : chant, discours canoniques dans leurs modalités linguistiques, musique religieuse, mvet, oralité, performance, rythme, ékang, épopée
  Par :
  Contributeurs :
  • Edmond BOLO (Collaborateur, Musicien)
  • Père Nama JANVIER (Collaborateur)
  • Sandra BORNAND (Coordinateur, Rédacteur de la notice)
  • Cultures, langues, textes (CLT- UPS2259) (Preneur d'images, Preneur de son)
  •  Description :

    Dans le mvet ékang, une tribu, celle des immortels, les Ékang, du village d’Engong Zok Mevele me Mba, sous la houlette de leur grand chef Akomo Mba, domine la terre. Ce peuple est constitué de trois grandes familles, chacune sous le commandement et la protection d’un capitaine : La famille des Fers, la famille des Rocs et celle des Marteaux. Les exploits de ces immortels constituent ainsi l’essentiel du mvet. Une certaine musique religieuse au Cameroun reprend cet héritage de la célébration de grands hommes au service de le l’évangélisation ou tout simplement dans les rituels des messes. On ôte au genre cette violence et cette combativité qui le caractérise pour ne mettre en valeur que le message divin. On ne vit pas seulement le chant à travers son rythme, sa musicalité, sa beauté ; on revit une histoire, des passages de l’histoire religieuse dont les passages sont extraits de la Bible. Tels sont les cas de Mvət Mèjô me Zambə de Joseph Akono Minlaa (1972) et Asimba de Gervais Mendo Ze, ou le Duma (gloire à Dieu) ékang. Si les personnages mis en scène viennent des récits bibliques, la narration, entrecoupée régulièrement de refrains et de chants repris par la foule, épouse la chronologie et la structure du Mvet. Marie-Rose Abomo-Maurin est accompagnée d’Edmond Bolo, un jeune joueur de mvet formé à l’école du mvet d’Onana Awono à Yaoundé à l’espace culturel Oveng (Anguissa-Yaoundé) et de Père Nama Janvier un enseignant de philosophie et chercheur en ethnomusicologie fang-beti-boulou, surtout dans le bikutisi.

      Sources :

    Vidéo de la onzième séance du séminaire du LLACAN "Discours canoniques dans leurs modalités linguistiques"

      Couverture spatio-temporelle :

    16 avril 2015, Villejuif, LLACAN

      Droits : Ce contenu est soumis aux conditions de la licence Creative Commons: CC/BY/NC/ND. droits
      Rédaction de la notice :