Onye chi ya akwatughi / Celle que son chi n’a pas fait tomber

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Notice du corpus
  Langue :
  Catégorie(s) : Corpus, Igbo
  Mode d’énonciation : Ecrit   Mots-clés : chi, mariage, polygamie, roman, stérilité
  Par :
  Contributeurs :
  • Françoise UGOCHUKWU (Rédacteur de la notice, Traducteur)
  •  Description :

    Une jeune veuve reste seule avec une fillette encore à l’école primaire. Quand la fillette finit ses classes, sa mère cherche à la garder chez elle pour succéder à son père comme ‘garçon’. Mais celle-ci souhaite se marier : elle argue que le monde a changé et que les filles ont maintenant le droit de se marier comme elles le souhaitent. Elle finit par se marier avec l’un de ses prétendants, Osita, mais perd son enfant, suite à quoi le couple va consulter Mamiwota. Un des moments importants du roman est la visite de la jeune fille au bord de l’eau en compagnie de la prêtresse des eaux et le rituel de demande d’enfant, décrit en détail (pp.44-52). Uju a ensuite une fille, Nwamaka, mais elle aussi décède. La famille du mari souhaite alors qu’il épouse une autre femme. Uju a un troisième enfant, qui meurt aussi peu après sa naissance. Le mari épouse alors une seconde femme. Uju retourne chez son père et accepte de lui succéder comme on le lui avait demandé. La seconde femme se réjouit d’être maintenant la seule épouse. Elle donne deux enfants au mari mais le quitte ensuite pour un Yoruba de Lagos. Uju a maintenant plusieurs enfants chez son père, et Nwamaka finit prostituée à Lagos.

      Sources :

    Onye chi ya akwatughi, Chinedum E. OFOMATA ,Format Publishers, Enugu (2000), 155p.

      Couverture spatio-temporelle :

    Quelque part en pays igbo.
    Le thème principal ici est celui de la coutume de nhachi nwanyi, tradition aujourd’hui abandonnée et qui permettait à un père de famille sans fils (héritiers) ou à une veuve restée sans fils de choisir l’une de ses filles pour succéder au père pour lui assurer une descendance mâle, moyennant certaines restrictions – elle restait chez son père mais ne pouvait pas se marier, et les enfants nés de ses amours étaient considérés comme ceux de son père.
    La croyance évoquée dans le titre est celle de l’importance du chi, différemment traduit comme : double, ombre ou encore ange gardien (depuis les missionnaires), qui suit l’individu partout et joue un role central dans sa destinée. Le culte du Chi est lié au culte masculin de la main droite et de la destinée, ikenga.
    Thèmes annexes: le mariage, la stérilité et la polygamie ; la croyance aux esprits marins et à leur puissance; la croyance à l’ogbanje, qui se traduit ici par des morts à répétition (Ugochukwu 2010 ch.7).

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      Rédaction de la notice :