Littérature en peul

La grande extension géographique du peul pose, en ce qui concerne la littérature, des questions qui dépassent du point de vue théorique le seul cas du peul : comment sont gérés les contacts culturels multiples ? Existe-t-il véritablement « une » littérature peule ? De quelle manière la littérature orale se positionne-t-elle par rapport aux changements sociaux, et notamment à l’apparition de nouveaux modes d’expression littéraire telle que la néo-oralité ? Quelles relations entretiennent la littérature orale et l’écriture littéraire ?

1. Présentation générale

On définira ici comme « littérature peule » celle qui est produite en peul. Car, dans les contextes plurilingues que connaît cette langue, certains énonciateurs bilingues se servent du peul qui n’est pas forcément leur langue première.

1.1. Diversité et unité

La littérature peule est probablement l’une des littératures en langues africaines qui offre la plus grande diversité de contacts culturels, ce qui pose la question de son unité. En l’absence d’enseignement scolaire, la langue et la littérature sont d’abord ancrées localement et régionalement. Par conséquent, pour les locuteurs, la question ne se pose pas forcément en termes d’unité globale, mais d’abord par rapport à la possibilité d’avoir accès aux différentes formes d’expression littéraire localement attestées. Du point de vue de la recherche, on s’accorde pour dire que la littérature, tout comme la langue, forment une unité structurelle qui présente des variantes régionales importantes liées, entre autres, à l’organisation sociale qui diffère selon les régions.

En effet, la stratification sociale dans les communautés de langue peule est plus ou moins accentuée, présentant à l’Ouest des catégories socioprofessionnelles, qui sont absentes à l’Est. Or, certains genres littéraires sont liés à des activités professionnelles précises (voir infra). De manière générale et pour ne pas participer au mythe d’une « unité indifférenciée », on précise généralement la région à laquelle appartiennent les textes.

1.2. Expressivité

Quelle que soit son implantation géographique, la littérature peule est très riche dans son expressivité, car certaines caractéristiques internes font que la langue se prête particulièrement bien aux procédés stylistiques qui jouent sur les sonorités :

  • l’opposition des longueurs vocaliques ;
  • l’opposition de quantité (consonnes géminées, non géminées) ;
  •  l’opposition des désinences verbales ;
  • un grand nombre de classes nominales, et donc tout un réseau de marqueurs récurrents se manifestant dans les accords au niveau des pronoms, des démonstratifs, des adjectifs et des participes.

Ces caractéristiques linguistiques permettent une multitude de jeux phoniques, de rimes, d’allitérations, etc.

1.3. Deux graphies

La littérature peule fait partout coexister deux modes d’expression, l’oralité (voir infra) et l’écriture littéraire. Cette dernière est née dans des contextes historiques très différents. Elle a recours à deux types d’écriture, la graphie arabe (ajami) et la graphie latine.

Graphie arabe

La diffusion de l’Islam a eu pour corollaire l’introduction de l’enseignement coranique et par ce biais, celle de l’écriture arabe. Réservée avant tout aux lettrés qui s’en sont servis pour composer, entre autres, de la poésie religieuse, l’écriture ajami a servi à fixer des œuvres qui, parallèlement à la circulation des manuscrits, sont récitées et diffusées oralement.

Graphie latine

A l’écriture en caractères arabes s’est ajoutée celle en caractères latins qui a pris de plus en plus d’importance à la suite de la Conférence de Bamako (1966) organisée par l’UNESCO et dédiée à six langues de l’Afrique occidentale, dont le peul (Aliou Mohamadou, 2005). La création littéraire contemporaine qui utilise cet alphabet connaît un essor grandissant et donne lieu à des éditions unilingues, notamment par des auteurs originaires de la région du fleuve Sénégal (Fuuta Tooro). Une telle dynamique n’est pas observée dans la partie orientale de l’aire peule où la langue a un statut différent et où le tissu associatif est moins important, de telle sorte que l’on trouve peu ou pas de campagnes d’alphabétisation.

On peut retenir que la littérature peule est l’une des littératures africaines qui présente à la fois une production orale importante, une littérature en ajami variée ainsi qu’une écriture littéraire émergeante en graphie latine, riche. Par ailleurs, des écrivains francophones, par exemple Bakary Diallo, Cheikh Hamidou Kane ou Thierno Monénembo, romanciers francophones internationalement connus, se réclament de leur origine peule. Le premier d’entre eux, Bakary Diallo, a produit des textes en peul également (voir le film documentaire de Mélanie Bourlet, 2015). Dans ce contexte, on mentionnera également l’arrivée des femmes dans l’écriture littéraire, cas par exemple des romancières Mariama Barry (2000, 2009) et de Koumanthio Zaynab Diallo (1990, 2014). Par ailleurs, un phénomène tout à fait différent et récent en littérature peule concerne l’écriture inititale d’un texte en français, sa traduction en peul par la suite. C’est le cas d’Ousmane Paraya Balde (2007 et 2013), Président de l’Association Guinéenne pour la Promotion de l’Ecriture et de la Lecture en Langues Nationales (AGUIPELLN).

Au-delà de l’intérêt intrinsèque pour les foulanisants, la diversité et la richesse de la littérature peule soulèvent des questions d’un grand intérêt théorique : quelles sont les conditions d’émergence d’une écriture littéraire dans une langue africaine et quelles fonctions remplit-elle en contexte transnational ? Comment s’organise la construction et la répartition des champs littéraires par rapport au mode de communication et au type d’écriture utilisé ? Quels sont les liens entre l’écriture littéraire et la littérature orale ?

2. Littérature orale

Certains genres de littérature orale dépendent des catégories socioprofessionnelles qui sont les seules à les produire et qui sont présentes ou non dans toute l’aire peule. De ce fait, l’une des différences les plus immédiatement perceptibles porte sur cet aspect.

2.1.   L’espace référentiel

Cependant, les textes oraux sont toujours et partout liés à la performance, ce qui leur donne un fonctionnement comparable. Ainsi, les procédés d’inscription des textes dans l’espace référentiel intègrent toujours – de manière et à des degrés différents – l’espace de la performance. L’identification de l’espace référentiel s’effectue par un ensemble d’indices tant au niveau lexical – par des termes d’ordre spatial ou non – que déictique. L’ensemble des indices renvoie de manière plus ou moins précise à un espace géographique spécifique dans lequel s’inscrit la production du texte. L’observation de ces indices dans deux corpus de contes peuls – occidental (Sénégal) et oriental (Cameroun) – révèle, au-delà des variantes dialectales lexicales, un fonctionnement identique et des degrés différents de référentialisation selon les procédés utilisés (Ursula Baumgardt et Mélanie Bourlet 2010, p. 263). On relève notamment au niveau lexical l’utilisation d’un même terme pour désigner un référent différent, ou au contraire, des termes différents pour renvoyer à un référent identique. Mais au delà de ces différences, on constate l’existence d’un stock lexical commun pour ce qui concerne les réalités fondamentales, comme par exemple «l’ espace habité » et « l’espace non habité ».

2.2. Genres oraux

Proverbes, devinettes et contes

Les genres attestés dans toutes les régions de l’aire peule sont les proverbes, les devinettes et les contes. En ce qui concerne les premiers, Henri Gaden (1931) a publié un important recueil thématique de plus de 1282 proverbes, maximes et dictons ; ce travail, pionnier au moment de son édition, souffre cependant de la vision réductrice qu’implique ce type de classification, car il n’attribue qu’un seul sens à un énoncé qui, en réalité, est polysémique. Un travail récent, Payka [Parole succulente], issu de la coopération du griot Mamadu Abdul Sek (Sénégal) et d’Aliou Mohamadou, réunit 1726 proverbes (2009). Les données sont classées par ordre alphabétique du premier terme lexical pertinent. Les énoncés sont expliqués et commentés en pulaar. Le contexte d’emploi est le plus souvent donné, permettant ainsi d’appréhender le sens par rapport à la situation d’énonciation. Un index de plus de 30 pages récence exhaustivement les termes lexicaux du recueil en indiquant les numéros des phrases dans lesquelles ils figurent.

Quant aux contes, beaucoup ont été collectés dans l’aire orientale, au Cameroun notamment par Paul K. Eguchi (1978, 1980, 1982, 1984), Dominique Noye (1980, 1981, 1982, 1983) et Ursula Baumgardt (2000). On signale, pour le Sénégal et la Mauritanie, Henri Gaden (1913) et Gérard Meyer (1988, 1991) ; pour la Guinée, Bernard Salvaing (1985) ; et pour le Mali, Christiane Seydou (1975, 2005). Il ne faut cependant pas se fier aux seuls documents publiés, car de nombreux textes collectés restent inédits ou sont attestés seulement dans des travaux universitaires, par exemple, le mémoire de Mélanie Bourlet (1999) qui réunit 26 contes collectés au Sénégal. Les textes publiés sont présentés assez souvent en version bilingue.

Les contes peuls ont fait l’objet de nombreuses études parmi lesquelles on peut mentionner des approches thématiques – par exemple les représentations de l’enfant (Ursula Baumgardt 1988), du mariage (Christiane Seydou 1991, Ursula Baumgardt 1991), de la femme (Ursula Baumgardt 2000) ou de la parole (Christiane Seydou 1987, Ursula Baumgardt 2005). Sont publiées également des approches typologiques, comme les travaux sur le conte type de la « Fille difficile » (Christiane Seydou 2001; Ursula Baumgardt 2001). Ces travaux centrés sur les contenus des représentations culturelles évoluent progressivement vers des interrogations plus théoriques : quelles sont les conditions d’énonciation dans lesquelles sont produits les contes et la littérature orale plus généralement, et dans quelle mesure ces conditions ont une incidence sur les contenus ? Dans le cadre des recherches collectives sur la littérature orale et écrite en langues africaines menées au LLACAN, ont été ainsi publiés des travaux sur l’expression de l’espace dans les langues africaines (Ursula Baumgardt, Paulette Roulon-Doko 2010), sur l’altérité (Ursula Baumgardt dir., 2014), et sur la notion de « performance » par rapport à ses prolongements théoriques d’après la définition qu’en a donnée Geneviève Calame-Griaule (Ursula Baumgardt, Sandra Bornand 2009) quarante ans plus tôt.

Textes à caractère historique

Ils retracent par exemple des chroniques ou des généalogies. Par leur caractère même, ils contribuent à la représentation patrimoniale de la littérature orale. Ils sont publiés à l’Est (Eldridge Mohammadou 1980), et à l’Ouest (Alpha I. Sow 1968).

Mythe

Quant au mythe, notamment le mythe de Tyâmaba – nom du serpent dont le frère jumeau Ilo divulgue le secret provoquant ainsi son départ avec une grande partie du troupeau de vaches – il n’est attesté qu’à l’Ouest (Lilyan Kesteloot 1985). Même si le genre n’est pas documenté dans toute l’aire peule, des liens intertextuels peuvent exister au niveau de la structure des textes et des motifs narratifs.

Épopée

Le genre littéraire qui illustre le mieux la répartition inégale entre les différentes régions de l’aire peule est l’épopée. Elle ne se rencontre qu’à l’Ouest au Fuuta Tooro (Issagha Correra 1992, Gérard Meyer 1991, Mamadou L. Ngaidé 1983, Amadou A. Sy 1978, Amadou Ly 1991, Bassirou Dieng et Ibrahima Wane 2004), au Fuuta Jallon (Alpha Ousmane Barry, 2011 et 2014), au Fuladu (Alpha Oumarou 2011) et au Maasina (Christiane Seydou 1972, 1976, 2010). Elle est absente dans les régions orientales du monde peul. Elle est donc attestée là où les « voisins » la pratiquent déjà ; ce qui indiquerait qu’elle est un genre emprunté (Christiane Seydou 1976, p. 37).

Poésie

En fonction des thématiques et des modalités de production, on distingue, d’un côté, la poésie religieuse, et de l’autre, la poésie profane.

  • Poésie religieuse

Écrite souvent par des lettrés, sa diffusion est avant tout orale. En effet, les auteurs sont en général des marabouts, et leurs disciples ou toute autre personne intéressée par le texte mémorisent l’œuvre pour la réciter selon les occasions. Plusieurs recueils sont publiés : pour ce qui concerne l’Est, on citera Jean Boyd et Beverly B. Mack (1997), Johannes Haafkens (1983), Roger Labatut (1978), Pierre-Francis Lacroix (1965) ; pour le Maasina, Christiane Seydou (1981a, 1991, 2008) ; pour le Fuuta Jallon, Alpha I. Sow (1966, 1971) ; et pour le Fuuta Tooro, Henri Gaden (1935) et Siré Mamadou Ndongo (1986).

  • Poésie profane

Elle est essentiellement orale. Elle est composée par des producteurs spécialisés ou non. Dans le premier cas, elle est réservée à des groupes socioprofessionnels qui ne sont attestés que dans les régions occidentales (voir la synthèse qu’en a faite Oumar D. Ndiaye, 2010, pp. 38) :

  • le pekaan, genre produit par les pêcheurs (Subalɓe), et qui exalte leurs valeurs ; Marie Lorin (2015) a réuni une documentation filmée des performances du pekaan.
  • les kerooɗe, chants de chasseurs, bien que ces derniers ne constituent pas un groupe socioprofessionnel spécifique ;
  • le gumbala, chants à caractère guerrier propre aux Seɓɓe et servant, à l’origine, à préparer les combattants ;
  • le fantang, chants dédiés aux pasteurs peuls ;
  • le dillere, produit par les tisserands (Maabuuɓe) et qui valorisent la qualité de leur travail.

Plusieurs autres genres poétiques n’appartiennent pas à un groupe social spécifique. Les données ne sont pas toujours bien documentées ; il s’agit, par exemple, du leele, poésie amoureuse chantée (Fuuta Tooro), des chants de mariage, des berceuses, etc. D’autres genres sont par contre mieux renseignés. Dans les mergi du Maasina, les poètes abordent différents sujets, tandis que les jammooje na’i (Christiane Seydou, 1981b, 1991) ou les jaargi (Pierre Amiand, 2008), composés par les bergers lors des transhumances et récités à leur retour, sont respectivement consacrés aux vaches et aux moutons. Le mbooku, attesté uniquement à l’Est et produit par des chœurs de griots (un chef et ses accompagnateurs), aborde souvent de manière satirique, différents sujets. Il a aujourd’hui pratiquement cessé d’être produit (Abdoulaye Oumarou Dalil 1988 et Veit Erlmann 1979,1980, 1982, 1983, 1985, 1986).

2.4. Néo-oralité et Internet

En contexte peul comme ailleurs, l’apparition de la néo-oralité est relativement récente. Elle est liée à au moins deux facteurs : l’urbanisation grandissante qui réduit les occasions de réaliser des performances en contexte d’oralité première ; la constitution d’une diaspora cherchant à garder le contact avec l’origine culturelle.

Des enregistrements de poésie ou d’épopées d’oralité première sous forme de cassettes audio ont été à une époque fréquents circulant sur les marchés. A l’inverse, certaines chansons modernes enregistrées sur cassettes s’inspirent des épopées. On trouve également des DVD qui, en outre, reprennent des contes adaptés sous forme de saynètes.

3. Littérature écrite en peul

Cette littérature est née dans des contextes historiques très différents. Elle a recours à deux types d’écriture, l’alphabet arabe (ajami) et l’alphabet latin.

3.1. Littérature en ajami

Elle est attestée dans toutes les régions du monde peul. C’est une littérature vivante et dont la production se poursuit. Elle est documentée par l’édition de plusieurs recueils qui sont loin d’être exhaustifs.

Le premier de ces textes a été édité en 1935 par Henri Gaden. Ce travail fondateur a été suivi par celui de Pierre-Francis Lacroix, Poésie peule de l’Adamawa (1965) ; ceux d’Alpha I. Sow, La femme, la vache, la foi (1966) et Le Filon du bonheur éternel (1971) ; par La poésie mystique peule du Mali (Christiane Seydou, 2008), le Collected Works of Nana Asma’u, Daughter of Usman ’dan Fodiyo de Jean Boyd (1997) et d’autres ouvrages cités plus haut. De nombreux manuscrits restent inédits.

3.2. Littérature en graphie latine

La littérature moderne en graphie latine connaît un essor remarquable sous forme de publications monolingues.

Mélanie Bourlet (2009) a analysé l’émergence de cette littérature dans son articulation entre l’histoire, la sociologie, le contexte politique et dans sa relation avec la revendication de la langue. Une soixantaine de textes (essentiellement prose et poésie) ont été recensés, dont quatre romans représentatifs de ce mouvement : Yero Dooro Jallo, Nidkkiri Joom Moolo [Ndikkiri le Guitarriste], 1981 ; Ibraahiima Dem, Sahre Goongo [Le Monde de la Vérité], 1997 ; Saydu Bah, Sammba Jallo. Moni fof et feccere mum [Samba Diallo. À chacun sa destinée], 2005 ; Mammadu Abdul Sek, Ngayngu Gi®li [L’Amour-Haine], 2004 (voir également références bibliographiques, infra).

A cette activité d’écriture littéraire, qui souffre encore de l’absence de structures d’édition solides, s’ajoute une production importante diffusée par le biais d’Internet où se croisent information, échanges divers et création littéraire, notamment sous forme de poèmes. En effet, il n’est pas rare d’observer qu’un fait d’actualité politique inspire la création de poèmes (Mélanie Bourlet et Marie Lorin, 2014).

4. Dynamique

La différenciation de la société peule et les contacts culturels multiples avec d’autres langues expliquent en partie la richesse et la diversité de la production littéraire. Au delà de cette diversité, se dégage une constante : les locuteurs du peul ont généralement une conscience aïgue du degré de leur connaissance de la langue et valorisent ceux qui la parlent bien. En témoignent les nombreuses qualifications que l’on peut entendre fréquemment, comme c’est le cas des exemples suivants relevés au Nord-Cameroun : fulfulde laaßnde « du peul clair », fulfulde welnde « du beau peul », o waawi fulfulde « il / elle maîtrise le peul ».

Pour Christiane Seydou (1973), l’investissement important de la langue semble être favorisé par le mode de vie des Peuls : à l’origine nomades, ils disposent difficilement de supports matériels pour l’expression artistique. Dans ces conditions, l’art verbal sous sa forme de production immatérielle s’offre comme un domaine privilégié, ne nécessitant aucun équipement particulier, à l’exception d’un instrument de musique léger, le pipeau en tige de mil utilisé au Mali par les bergers qui pratiquent la transhumance, ou la guitare monocorde (moolo ou moolaandu dans les parlers occidentaux et centraux, et moolooru dans les régions orientales). En revanche le hoddu, luth, ayant généralement trois cordes, n’est utilisé que par les griots.

Par ailleurs, en présence d’une dialectalisation relativement importante de la langue, le parler et la production littéraire dans ce parler constituent l’un des moyens permettant d’attester la spécificité d’un groupe, tout en soulignant son appartenance à l’ensemble.

Ce fort investissement identitaire est une donnée essentielle sur laquelle s’appuient de nombreux intellectuels et militants pour promouvoir le peul depuis 1970 (Mélanie Bourlet, 2009). En effet, dans un contexte plurilingue et face à l’utilisation du français comme seule langue officielle dans les anciennes colonies françaises, le facteur « langue » devient essentiel dans la définition de l’identité culturelle : est Peul celui qui parle le peul. Ce facteur sert de trait d’union au-delà des variantes dialectales et des stratifications sociales.

L’attachement à la langue s’exprime par ailleurs à travers différentes ressources traditionnelles décrites notamment par Dominique Noye (1971) au Nord-Cameroun.

5. Recherches en littérature peule

Etant donné la grande extension géographique de l’aire peule, les recherches en littérature peule sont généralement organisées par secteur aréal. Ceci s’explique par la nécessaire spécialisation des chercheurs pour pouvoir mener des recherches de terrain, mais n’empêche cependant pas une approche globale.

5.1.   Convergences disciplinaires

Les premières recherches en littérature peule ont pendant longtemps été menées surtout par des linguistes (Ursula Baumgardt, 2014). C’est le cas de Henri Gaden (1931 ; 1935), d’August Klingenheben qui a intégré à titre d’illustration des contes dans son manuel (1963), de Pierre-Francis Lacroix (1965) et de Roger Labatut (1978), qui furent professeurs de peul à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales (INALCO) à Paris. Dominique Noye, auteur d’un dictionnaire de peul, a recueilli et publié Les Blasons peuls (1976) ainsi que de nombreux contes (1980, 1981, 1982, 1982). De même, David W. Arnott a proposé une présentation de la littérature peule (1985), tandis qu’Al-Amin Abu-Manga a publié en 1981, en collaboration avec Ibrahim A. Mukoshi et sous le titre de Gime Sheehu, une translittération de poèmes d’Usman dan Fodio, fondateur de l’Empire de Sokoto au début du 19e siècle.

La littérature peule a, certes, bénéficié des travaux de linguistes et d’historiens comme Bernard Salvaing (1985, 2003) et Mamadou Lamine Ngaïdé (1983), mais également de chercheurs plus spécifiquement intéressés par le littéraire. On citera Siré Mamadou Ndongo (1986) pour la partie occidentale et centrale de l’aire peule ; Abdoulaye Oumarou Dalil (1980), Veit Erlmann (1979, 1980) et Paul Eguchi pour la partie orientale – ce dernier a constitué, à partir de 1975 et pendant plus de vingt ans, une très riche documentation en littérature peule du Nord-Cameroun. Quant à Christiane Seydou, elle s’était donnée pour objectif de documenter l’ensemble des genres littéraires attestés dans le Maasina, ce qu’elle a réussi à réaliser (Ursula Baumgardt, 2005).

La recherche en littérature peule bénéficie par ailleurs de structures éditoriales relativement importantes : les Classiques africains en ont publié neuf titres majeurs, et les éditions Karthala à Paris accordent une place non négligeable à la littérature peule (notamment dans la collection « Tradition orale » que dirige le linguiste et foulanisant Henry Tourneux). Par ailleurs, Aliou Mohamadou, actuellement professeur de peul à l’INALCO, est très impliqué dans l’édition des textes littéraires en pulaar (Marie Lorin, 2013). À Dakar, l’ARED et les Éditions Papyrus ont publié un certains nombre d’auteurs.

5.2.   Des figures emblématiques

La littérature peule a bénéficié des travaux de chercheurs célèbres qui l’ont fait connaître sur le plan international. Un personnage aussi emblématique que Amadou Hampâté Bâ a contribué de manière décisive au rayonnement de la littérature orale africaine en général, et de la littérature peule en particulier, notamment à travers des ouvrages bien connus tels que Koumen (1961), Kaïdara (1968), L’éclat de la grande étoile (1974) et Njeddo Dewal (1985).

Alpha Ibrahima Sow, professeur à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales (INALCO) jusqu’en 1992, a été avec Pierre-Francis Lacroix au centre de la Conférence de Bamako organisée sous l’égide de l’Unesco en février-mars 1966, sur la transcription des langues africaines (Aliou Mohamadou, 2005). Il a fait connaître des corpus importants de poésie du Foûta-Djalon, qu’elle soit profane (La Femme, la Vache, la Foi, 1966) ou religieuse (Le Filon du bonheur éternel, 1972). Il a joué un rôle déterminant dans la diffusion de la graphie latine pour le peul et d’autres langues africaines.

Christiane Seydou, auteur de la Bibliographie générale du monde peul (1977), a donné à la littérature peule de très nombreux recueils de textes et d’analyses. Elle s’est intéressée particulièrement au fulfulde du Maasina. Ses publications sur l’épopée, Silâmaka et Poullôri (1972), Hama le Rouge (1976), L’épopée de Boûbou Ardo Galo (2010), Les guerres du Massina Récits épiques peuls du Mali (2014a) et Héros et personnages du Massina Récits épiques peuls du Mali (2014b) restent inégalées. Ses travaux portent également sur la poésie pastorale (1981, 1991) et la poésié religieuse (2008). S’y ajoutent des publications de recueils de contes (1975, 2005).

On peut donc retenir que la littérature peule, définie ici en fonction de la langue utilisée, se caractérise par la présence de formes d’expression multiples susceptibles d’être abordées en termes de littérature « traditionnelle » et « moderne », ou dans la perspective du « passage de l’oral à l’écrit ». Cependant, ces notions impliquent des partis pris implicites qui risquent de fausser l’analyse. Un critère plus objectif est celui du mode de communication choisi. Selon ce critère, et avant d’entrer dans des discussions sur les rapports qu’entretiennent les différentes formes d’expression entre elles, il me semble plus efficace et moins subjectif de distinguer d’abord la littérature peule orale et écrite, attestée différemment selon les genres littéraires et les régions, avant d’envisager une approche comparative.

Ursula Baumgardt

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