Littérature en igbo

Le pays igbo, mal connu à l’extérieur du fait qu’au contraire des pays yoruba et hausa, il se situe entièrement à l’intérieur du Nigeria, pays anglophone, possède une riche littérature, orale et écrite, qui circule peu hors de sa zone linguistique et n’a pas été traduite, à l’exception du premier roman, publié en 1933 (Ugochukwu 2010b) et des traductions en ligne de Pritchett.

Littératures orales transcrites

Les pionniers de la collecte des genres oraux igbo furent les missionnaires, dès les années 1890, et des chercheurs étrangers comme Green, l’une des premières à proposer, en 1948, une classification des genres littéraires oraux igbo. Au lendemain de l’indépendance du pays, les universitaires nigérians ont pris la relève des Européens. Citons en particulier ici, pour leur contribution à la collecte et à l’analyse des genres oraux igbo, non seulement Ogbalu, Nwoga et Chukwuma, mais aussi Azuonye, Okpewho, Ugonna et Uzochukwu, entre autres.

Grâce à ces travaux, il est aujourd’hui possible de distinguer trois catégories de genres oraux, selon leur mode de présentation. Dans la catégorie de ce qui est parlé, on range le proverbe (ilu), la devinette (gwam-gwam), le vire-langue (okwu mgbawa), le conte (akuko-iro), le mythe et la légende (akuko-ita). Parmi ce qui est chanté ou psalmodié (abu), on distingue les comptines, les berceuses, les chants de naissance, de travail, de guerre, de prise de titre et autres, les complaintes funéraires et les contes chantés. On regroupe enfin, dans la catégorie de ce qui est plus spécialement mis en scène et combine chant, danse et musique, les représentations durant les fêtes traditionnelles (emume) et les sorties de masques (mmau).

Ce sont les contes qui ont fait l’objet des premières collectes, du fait de l’utilisation didactique à laquelle ils se prêtaient, et leur mise par écrit a bénéficié de l’établissement de l’orthographe officielle en 1961. Le recueil le plus complet et le seul utilisé au niveau universitaire est celui d’Omalinze, a Book of Igbo Folktales édité par Clifford Nwokeke Ugochukwu & al en 1977. La collecte et la publication des proverbes, plus difficiles du fait des conditions des conditions de leur utilisation, ont cependant suivi rapidement et pour la même raison : leur potentiel didactique, qui venait s’ajouter au prestige entourant ce genre oral essentiellement masculin. Le missionnaire Ganot en 1899, l’administrateur Leonard dans son ouvrage The Lower Niger and its tribes (1906), citent déjà des proverbes igbo. Zappa en 1907, Northcote Thomas en 1914, Basden dès 1921, en recueillent d’autres. Plusieurs recueils voient le jour ensuite, dont ceux d’Ogbalu (1965), d’Igwe (1986) et d’Amadiume (1994-95).

Le reste des genres oraux n’a pas bénéficié du même intérêt. On connaît un seul recueil de devinettes (Ogbalu 1973), mais les rares épopées enregistrées par les chercheurs de l’université de Nsukka, qui devraient pourtant avoir donné lieu à des mémoires universitaires au fil des années, semblent n’avoir jamais été publiées et ne comptent qu’un article critique (Azuonye 1994). Pour ce qui est des chants, le seul ouvrage existant est l’Igbo Poems and Songs d’Ogbalu (1974) qui introduit et regroupe 42 berceuses, 23 ballades et refrains de contes, six incantations, une chanson à boire et des chants destinés à de nombreuses autres occasions : naissance (162), jeux de lune (61), festivals traditionnels divers (11), mariage (25), prise de titre (17), guerres entre villages (82), veillées funèbres et funérailles (34), en igbo sans notes ni traduction.

Il existe des documents audiovisuels, le plus souvent privés, des festivals en particulier, incluant des groupes de danse et des masques, mais ils ne sont pas commercialisés. Les meilleures études qui en ont été faites sont celles d’Ugonna (1984) et d’Enekwe (1987).

Il faut signaler ici une exception représentant la néo-oralité : celle des chants inspirés par le conflit biafrais (qui entre 1968 et 1970 ne comptait plus que l’aire igbo (du fait de la reconquête nigériane des zones périphériques), qui ont fait l’objet d’enregistrements, entre autres un 33 tour vinyle produit par les Disques A-Z et Paris-Match (pour la photo de pochette). Ce disque, distribué en France par Discodis en 1969 au profit de la Croix-Rouge biafraise, rassemblait seize chants en igbo (6), anglais (8) et ijo (2) enregistrés pendant la guerre civile nigériane à 15km du front, juste avant la chute d’Umuahia en avril 1969. Les seules publications sur les chants biafrais sont celles de Njoku (2009) et d’Ugochukwu (2010 et 2012).

La critique littéraire, toujours en anglais, a suivi le mouvement imposé par les transcriptions : elle s’est concentrée sur l’étude des contes et, accessoirement, des proverbes. Plusieurs recueils de contes ont en outre été publiés en traduction anglaise au cours des années, mais il s’agit généralement de réécriture, à l’exception des deux recueils en traduction française d’Ugochukwu (1992 et 2006) – aucun recueil bilingue igbo-langue européenne n’a encore été publié.

Littérature écrite 

Si le pays igbo, patrie d’Achebe, Ekwensi, Emecheta, Ike, Okri, Nwapa, Okigbo, Iweala et Adichie, comme de la littérature anglophone populaire du marché d’Onitsha, est aujourd’hui connu dans le monde entier pour sa littérature anglophone, il est également l’héritier d’une littérature en langue igbo riche de centaines de titres, qui se développe parallèlement. Après les mémoires d’Olaudah Equiano, esclave affranchi, publiés en anglais en Angleterre en 1745 sous le titre de The interesting narrative of the life of Olaudah Equiano or Gustavus Vassa the African, written by himself, il faut attendre 1933 pour voir sortir le premier roman en igbo, Omenuko (Karthala 2010), publié à Londres après avoir obtenu le premier prix au concours littéraire organisé par l’Institut international pour les langues et cultures africaines et couvrant tout le continent. Écrit par Pita Nwana, cet ouvrage, lu comme un récit moralisant, a dominé le marché pendant presque trente ans. Il sera suivi en 1937 par Ala Bingo d’Achara et, en 1963, par Ije Odumodu jere de Bell-Gam.

Si le roman a été le premier genre choisi, en grande partie du fait du concours lancé par les Britanniques au début des années 1930, les Igbo se sont ensuite essayé à d’autres genres, le théâtre en particulier, dans le droit fil des sorties de masques traditionnels. Bien qu’il existe aujourd’hui plusieurs recueils de poésie, celle-ci n’a jamais vraiment décollé en tant que genre écrit : les poèmes, généralement courts, restent à cheval entre oralité et écriture, comme en témoigne le recueil Uyoko Mbem Igbo d’Ogbalu (1984) dont la première partie regroupe des poèmes traditionnels et la seconde partie des poèmes d’auteurs. Les thèmes traités tournent généralement autour de la famille, ou évoquent des problèmes de société.

Publiée localement dans des conditions souvent difficiles, uniquement étudiée en pays igbo, peu connue dans le reste du Nigeria et très peu traduite, cette littérature, brièvement mentionnée par Ricard dans son ouvrage sur Les Littératures d’Afrique noire (1995 :105), ne bénéficie d’aucune publicité. Elle continue néanmoins à se développer, soutenue essentiellement par sa mise au programme du primaire et du secondaire. Achebe a lui-même publié en igbo (Ugochukwu 2010 : 285-289), mais les textes les plus prisés, pour leur qualité d’écriture, sont les romans d’Ubesie (1949-1993). Il a fallu attendre 2010 et la traduction française d’Omenuko chez Karthala pour faire connaître cette littérature, et qui s’étend depuis quelques années à la littérature pour enfants.

1 .  Les premiers romans

Omenuko, biographie romancée, retrace la vie d’Omenuko, nom fictif du très réel Chef Igwegbe Odum (1860 ? – 1940) d’Arondizuogu, dont l’histoire débute à la fin du dix-neuvième siècle et se termine avec le retour du héros chez lui à la fin octobre 1918. Le héros, commerçant spécialisé dans l’import-export et voyageant à l’intérieur du pays igbo à une époque où les différentes communautés vivaient en autarcie, réussit à se sortir de la pauvreté et à devenir immensément riche, mais se trouve un jour acculé à un long exil. Les dernières pages le montrent après son retour dans son village où il acquiert une réputation de bienfaiteur en distribuant sa richesse.

Dans les années 1960, l’imprimerie Varsity, basée à Onitsha, qui prendra plus tard le nom d’University Press, a publié l’Ala Bingo d’Achara (1937) et l’Ije Odumodu jere de Bell-Gam (1963), deux ouvrages importants, mais qui n’ont jamais atteint le succès d’Omenuko. Le premier a pour décor la même aire géographique (Uzuakoli, Item) et traite le thème du conflit de générations, autour des relations interpersonnelles et des attitudes de société, mais la seconde partie du récit se déroule dans le monde surnaturel. Le second est fortement influencé par Omenuko. Le récit se déroule dans la seconde moitié du dix-neuvième siècle. Son héros, Odumodu, d’humble origine, réussit à monter dans l’échelle sociale et voyage à l’étranger (Europe, Amérique du nord et Cuba). Maltraité par ses hôtes, il finit par retourner chez lui et moderniser sa communauté.

2. Un travail d’enseignants

Le développement de la littérature écrite a fait un bond en avant après l’établissement de l’orthographe standard en 1961, progressant rapidement en qualité comme en quantité : elle présente aujourd’hui non seulement de très nombreux romans mais également un nombre considérable de pièces de théâtre et quelques recueils de poésie. Une quinzaine d’auteurs, dont Nwadike, Emenanjo, Nwaozuzu, Chukuezi, Onyekaonwu, Obienyem et Iroaganachi, pour la plupart des universitaires ou des enseignants du secondaire, se sont progressivement révélés grâce à l’adoption de leurs ouvrages par les écoles et universités. Tous ont été des pionniers, réinventant les genres littéraires, mettant en scène la culture igbo traditionnelle comme sa version urbaine et révélant la vitalité de la langue.

Une mention spéciale revient à Maazị Chiifu, Dọkịta Frederick Chiedozie Ọgbalụ (1927-1990), ancien enseignant de mission, et qui a également enseigné à la Dennis Memorial Grammar School (DMGS) d’Onitsha, l’un des meilleurs établissements secondaires de l’époque, avant de devenir doyen de la faculté de Lettres de l’Institut de formation des maitres d’Anambra, tout en dirigeant la principale maison d’édition d’Onitsha. Mécène infatigable, il a été, en 1949, le co-fondateur de la Société pour la promotion de la langue et de la culture igbo (SPILC)[1] qu’il a ensuite longtemps dirigée, se servant de cette plateforme pour susciter des talents et encourageant enseignants et lettrés à s’essayer à l’écriture littéraire.

3. L’émergence de classiques

La plupart des auteurs se sont spécialisés dans un genre particulier. Nwadike a surtout publié des pièces de théâtre, Emenanjo de la poésie, Maduekwe et Nzeako des romans. L’auteur qui a eu le plus de succès et atteint le premier le rang de classique est Uchenna Tony Ubesie (1949-1993), disparu prématurément, qui avait un don pour la langue et les innovations stylistiques et thématiques. Ses cinq romans – Isi akwu dara n’ala (1973), Ukwa ruo oge ya o daa (1973), Mmiri oku e ji egbu mbe (1974), Ukpaka miiri onye ubiam (1975) et Juo Obinna (1977), qui ont fait l’objet de diverses publications et de mémoires de recherche, s’inspirent de l’héritage oral igbo, saisissant une société en transformation et traitant des sujets d’intérêt contemporain comme la guerre civile, les relations interethniques et la culture de la survie.

Il faut remarquer que les premières publications en igbo, Omenụkọ, Akpa Uche et Udo Ka Mma, ont toutes été le produit de concours littéraires. Le manuscrit d’Omenuko par exemple a obtenu le premier prix d’un concours littéraire visant à encourager la production de récits en langues africaines et organisé par l’Institut international des langues et des cultures africaines de Londres. Le fait que ces concours se déroulent dans un contexte spécifique, ont une date-butoir et sont récompensés par un prix, ne garantit pas automatiquement la production d’œuvres littéraires sur le long terme. D’autres œuvres ont plus tard bénéficié d’un même tremplin. L’organisation d’ateliers d’écriture ou de critique littéraire peut elle-même gêner la créativité : les romans de Tony Ubesie ont tous été écrits avant qu’il aille à l’université, et il a plus tard confié que sa plume s’est asséchée après ses cours d’esthétique littéraire.

4. Enseignante et écrivaine : Gabriella Ihuarugo Nwaozuzu

Le profil de Gabriella Ihuarugo Nwaozuzu (15/3/1948 – ), s’il se distingue au sein d’un groupe en majorité masculin, correspond cependant bien au portrait-robot de l’écrivain igbo. Enseignante d’Igbo en université et chercheur en linguistique et littérature igbo, elle est avant tout une écrivaine qui a choisi d’enseigner sa langue. Ses pièces de théâtre, écrites dans une langue de très grande qualité, démontrent sa maîtrise de l’igbo littéraire, une organisation complexe de l’intrigue, et ses écrits rendent aussi compte de la richesse de la culture igbo.

Nke m ji ka, une pièce nourrie d’oralité, fait revivre l’époque coloniale et la lutte d’influence entre le village traditionnel et l’Église, autour de la conversion de l’épouse du chef, qui vient d’accoucher de jumeaux alors que ses coépouses n’avaient jusqu’alors eu que des filles. O me Ihe Jide Ofo (1991) est un drame de la jalousie qui fait pénétrer le lecteur dans le quotidien troublé d’un foyer polygame. Eruru est une tragédie qui se déroule elle aussi au sein d’une communauté traditionnelle. Ajo Obi (1998) est une sombre histoire d’assassinat, née d’une dispute entre deux associés dont l’un accuse l’autre d’avoir une liaison avec son épouse.

5. L’influence de l’oralité

L’influence de l’oralité se manifeste encore puissamment dans les titres des romans et du théâtre igbo, le plus souvent directement inspirés des proverbes qu’ils reproduisent parfois tels quels. Le titre de la pièce de théâtre Otu Mkpisi Aka (1979), « un doigt », énonce la première partie du proverbe : si un doigt est taché d’huile de palme, tous les autres seront tachés eux aussi. Un autre titre, Nwata Bulie Nna Ya Elu (1992), « l’enfant qui porte son père », appelle la suite du proverbe : l’enfant qui porte son père devra aussi porter ses soucis/ses responsabilités. Ces titres suivent la pratique de la rhétorique igbo, qui se contente de citer la première partie du proverbe, attendant que l’interlocuteur complète lui-même l’énoncé.

La littérature en langue igbo, nourrie de sagesse ancestrale et inspirée par la vie quotidienne, s’est attachée à offrir une réflexion sur les sujets les plus divers, et son intention didactique a facilité son inclusion dans les programmes scolaires – plusieurs auteurs ont d’ailleurs fait suivre leur texte de questions/réponses à l’intention des écoliers. Cette littérature a réussi à restaurer les pratiques et les idées venues de l’oralité dont elle a emprunté et adapté les techniques de communication, les manipulations linguistiques, les thèmes et le contenu.

L’édition       

La littérature orale a d’abord été publiée à Londres, à l’époque coloniale, puis dans les bureaux de la filiale d’Oxford University Press à Ibadan, qui a également publié les premiers ouvrages de littérature écrite tandis que se développaient les filiales nigérianes de Macmillan, Evans, Nelson et Longman, basées à Lagos ou Ibadan – les deux villes d’abord développées par les coloniaux. La situation géographique d’Onitsha, port fluvial sur le Niger et porte du pays igbo, a ensuite facilite le développement de l’imprimerie d’Ogbalu, rebaptisée ‘Varsity Press’ puis ‘University Press’. Cette dernière a rapidement pris la relève et publié abondamment, offrant aux auteurs igbo une alternative locale. Les progrès de la publication en igbo doivent beaucoup à Ọgbalụ qui, entre 1944 et 1990, facilita la publication en igbo et la diffusion d’une littérature grandissante, encourageant l’utilisation de la langue pour l’écriture et le calcul dès le primaire, et produisant dans les locaux de son imprimerie d’Onitsha, non seulement le premier dictionnaire igbo-anglais, et des recueils de contes et de proverbes, mais aussi romans, pièces de théâtre et manuels scolaires.

Les années 1970-1980 ont également vu la montée de grandes maisons d’édition comme celle de Fourth Dimension à Enugu, comme la naissance et la multiplication de petits éditeurs locaux spécialisés dans la publication d’ouvrages en langue igbo – Nwamife, Totan, Academy, Format, Pacific, Kawuriz & Manilas, basés à Onitsha ou à Enugu, Owerri, Aba ou Umuahia, capitales régionales ou même dans de plus petites villes comme Obosi. La production de ces éditeurs locaux, bien que de moindre qualité, répond aux besoins d’une clientèle peu fortunée, pour la majorité composée d’élèves et d’étudiants désireux d’acquérir à petits prix les livres mis au programme de leurs études. Les années d’austérité des années 1980 ont amené certains auteurs à se contenter des services d’imprimeurs, comme la Deo Gratias Press d’Ihiala et d’autres.

La question de l’orthographe

L’une des raisons du succès d’Omenuko est qu’on a réussi à le publier dans les orthographes officielles successives : l’orthographe protestante, puis les autres. La ‘grande’ question de l’orthographe igbo s’est nourrie de la querelle entre la CMS et l’Eglise catholique autour de l’alphabet igbo, querelle qui s’est longtemps prolongée. En conséquence, de 1929 à 1961, la production littéraire en igbo est restée quasi nulle, et les quelques ouvrages publiés sont restés inconnus. À l’indépendance, le Gouvernement du Nigeria oriental nomma une commission linguistique, chargée de résoudre le problème une fois pour toutes. Le document de synthèse résumant le résultat de leurs délibérations quant à l’alphabet et à l’orthographe à utiliser fut adopté par le ministère de l’Education et envoyé à tous les établissements scolaires. Depuis 1961, toutes les publications, qu’elles soient de littérature orale ou écrite, se font dans l’orthographe standard adoptée par le Comité de standardisation de la langue, avec les diacritiques mais sans notation de tons.

La traduction et Internet

Internet a changé la donne en ce qui concerne l’édition de la littérature igbo en traduction. A la fin des années 1970 en effet, une Américaine, Frances W. Pritchett (1922-2012) s’est donné pour mission de sortir cette langue et sa littérature de leur anonymat en les traduisant en anglais. Outre sa présentation de la langue et de la littérature orale, proverbes en particulier, le site de Frances Pritchett, hébergé par l’université de Colombia, offre une précieuse introduction à la littérature écrite en igbo. Son choix s’est tout naturellement porté d’abord sur les classiques, au programme des écoles du pays igbo depuis des décennies, à commencer par le premier roman, Omenuko (1933). Pritchett s’est ensuite attelée à la traduction du second roman publié, Ala Bingo (1937), qu’elle présente comme un conte. Il s’agit bien d’un conte en effet, l’un de ces récits qui explique le pourquoi ces choses – ici, la raison pour laquelle c’est désormais le fils aîné qui prend la place de son père après la mort de ce dernier. La longueur du texte, son unité autour d’un personnage central et son agencement en douze chapitres le classent cependant, non dans la catégorie des contes mais dans celle du roman, et on peut le considérer comme une illustration de la façon dont la littérature igbo a peu à peu évolué, d’une oralité première aux genres de l’écrit. Elle a ensuite traduit deux pièces de théâtre plus récentes écrites par des étudiants-professeurs de l’école normale d’Owerri et éditées par lui en 1978. Cette traduction ouvre une nouvelle phase dans son travail, permettant la découverte, non plus seulement de classiques, mais d’un autre genre littéraire et de la littérature igbo contemporaine, publiée localement et cette fois totalement inconnue, qui sans elle n’avait aucune chance d’être lue hors du Nigeria.

L’avenir de la littérature en igbo

Le peu d’intérêt pour l’étude et la lecture de l’igbo, aussi bien au sein des élites que parmi les communautés villageoises, a longtemps découragé les éditeurs. Plusieurs journaux et magazines rédigés en igbo, dont OgeneUdoka et Anu, ont ainsi dû abandonner la production les uns après les autres du fait du manque de lecteurs. La critique littéraire a, du même coup, très largement ignoré la littérature écrite en igbo, comme le démontre la bibliographie. Cette attitude s’explique facilement : d’abord, ces œuvres sont peu lues en dehors du système scolaire et l’igbo est peu étudié en université. Ensuite, les Igbo ont massivement plébiscité la littérature anglophone, comme le prouve le grand nombre d’écrivains de cette région ayant atteint une renommée internationale. La mobilité grandissante des Igbo et l’attitude adoptée par la diaspora vis-à-vis de la langue risquent d’augmenter encore leur désaffection pour leur langue et leur littérature. Un article isolé éclaire de son côté les difficultés rencontrées par les enseignants désireux de mieux faire connaître la littérature en igbo : cette dernière est actuellement enseignée dans le cadre des cours d’igbo, facultatifs en secondaire et où elle se trouve en concurrence avec la grammaire de la langue (Okodo 2012).

Selon Emenanjo cependant, « Maazi Tony Uchenna Ubesie, le diegwu [phénomène] de l’École des études igbo de Lagos, a prouvé à la communauté internationale des écrivains que l’igbo peut apporter sa contribution à tous les genres littéraires, à toutes les tendances et aux productions radiotélévisées ». Le statut de la langue igbo change peu à peu au sein des universités, et ce changement d’attitude, perceptible sur l’Internet où se multiplient les sites igbo, a pour corollaire un effort de publication, soutenue par éditeurs et imprimeurs locaux, en même temps que la production de claviers et de logiciels igbo par Microsoft est en passe de révolutionner le marché électronique de la langue comme sa transmission par écrit. L’avenir dira si la prise de conscience culturelle et le retour à l’igbo des jeunes de la diaspora suffiront à soutenir cette littérature : comme le rappelle l’adage, Echi di ime, ‘l’avenir est enceint’.

Françoise Ugochukwu

Bibliographie générale

Azuonye Chukwuma (1993) The Development of Written Igbo Literature, in A. E. Afigbo (ed), Groundwork of Igbo History, Lagos, Vista Press pp.698-720

Emenanjo Emmanuel Nolue (1979) The Rise of Literary Standard Igbo, Communication, University of Nigeria, Nsukka (Nigeria), Séminaire International sur la littérature Igbo, 22-25 Juin, 30p.

Nwachukwu, Philip Akụjụọobi (1983) Towards an Igbo literary standard, London / Boston, Kegan Paul International for the International African Institute with the assistance of UNESCO and the federal government of Nigeria, 88 p.

Nwoga, Donatus Ibe † & Azuonye Chukwuma (eds) (2002) The hero in Igbo life and literature, Enugu, Fourth dimension, 464 p.

Ugochukwu Françoise (2010) Le pays igbo du Nigeria, Paris, L’Harmattan, 350p.

Littérature orale

1. Contes

Green Margaret Mackeson & Onwuamaegbu, M. Obumneme eds (1962) Akụkọ ife nke ndị igbo, London / Ibadan, Oxford University Press (OUP), 16 p.

Iroaganachi John O. (1973) Oka Mgba na akuko ifo ndi ozo, Ikeja, Longman of Nigeria, 121p.

Iwe Anya (1963) Akuko ifo ufodu kwesiri ka umu mmadu mara, Aba, African Literature Bureau, 72p. / Lagos, Academy Press 1976, 72p.

Ogbalu Frederick Chidozie (1975) Mbediogu: about the Controversial Tortoise, Onitsha, University Publishing Co (UPC), 103p.

Ogbalu Frederick Chidozie (1965) Nza na Obu (Igbo Story Book), Onitsha, UPC

Ogbalu Frederick Chidozie (1965) Mmuo Mmuo (Igbo Fairy Tales), Onitsha, UPC

Onwuamaegbu O. & Green Margaret (eds) (1962) Akuko ife nke ndi Igbo, Ibadan, OUP, 16p.

Ugochukwu Clifford Nwokeke & al (1977) Omalinze, a Book of Igbo Folktales, Ibadan, OUP, 200p.

2. Proverbes

Amadiume Solomon (1994) Ilu Ndi Igbo: A Study of Igbo Proverbs: Translation, explanation and usage (with a comparison with some Hausa proverbs), Enugu, Fourth Dimension Pub., 100p.

Davids Pauline Kanene (1980) Ilulu Igbo n’ime Igbo, Onitsha, UPC, 157p.

Idigo Peter Meze (1991) Igbo Proverbs, Enugu, 31p.

Igwe Georgewill Egemba (1986) Onye turu ikoro waa ya eze, a book of Igbo proverbs, Ibadan, University Press, 167p.

Ogbalu Frederick Chidozie (1972) School Certificate/CGE Igbo, UPC & Nelson, Onitsha, 247p.

Ogbalu Frederick Chidozie (1965) Ilu Igbo (the book of Igbo proverbs), Onitsha, UPC. (2e édition), 162p.

Ogbalu Frederick Chidozie (1978) Igbo Attitude to Sex: Containing over 1,000 Proverbs on Sex, Igbo Philosophy of Life Series, Onitsha, UPC

Ogbalu Frederick Chidozie (c.1952) Ilu-Igbo Banyere Madu, Nkwerre

Orji Edward (1984) 1350 Igbo Proverbs, Commercial Printing Division of Plateau Publishing Co. Ltd, 46p.

3. Devinettes

Ogbalu Frederick Chidozie (1973) Okwu Ntuhi. A Book of Igbo Riddles (Gwam-gwam), Onitsha, UPC, 47p.

4. Chants

Njoku Johnston Akuma Kalu (2009) Enyi Biafra: Regimental Drills, Duty Songs, and Cadences from Biafra, Owerri, Goldline & Jacobs Publishers, 49p. & CD.

Ogbalu Frederick Chidozie (1974) Igbo Poems & Songs, Onitsha, UPC, 197p.

Ogbalu Frederick Chidozie (1955) Western Igbo Rhymes: Nda, Onitsha, UPC 

Littérature écrite

1. Romans

Achara D.N. (1980) Elelia na ihe o mere, Ikeja, Longman, 56p. Nwana Pita (1933) Omenuko, London (édition dans la nouvelle orthographe, Lagos, Longmans 1963), 94p.

Bell-Gam Leopold (1952) Ije Odumodu Jere, London, Longman, 52p.

Maduekwe J.C. (1974) Dinta, Ibadan, University Press, 107p.

Maduekwe J.C. (1978) Uru Nwa, Ikeja, Longman, 158p.

Munonye P.N. (1974) Aghiriigha, an Igbo Fiction, Onitsha, UPC, 214p.

Nwangwu G.A.C. Rev. (n.d.) Obi na-aku eze, Onitsha, UPC, 88p.

Nwegbu G. Chike (1978) Akara Aka. Ndu Chike Nwa Maazi Nwigwe, Onitsha, UPC, 80p.

Nzeako J.U.Tagbo. (1964) Okuko Agbasaa Okpesi, Lagos, Nelson, 52p.

Nzeako J.U.Tagbo. (1973) Erimma, Lagos, Nelson, 56p.

Nzeako Tagbo (n.d.) Chi Ewere Ehihe Jie, Onitsha, UPC, 72p.

Obienyem J. Chukwuemeka (1974) Udoka Nwa Oguadimma, Onitsha, UPC, 62p.

Obodo N.B. (1980) Uwadiegwu, Ikeja, Longman, 105p.

Odilora Ude (1988) Okpa Aku Eri Eri, Onitsha, UPC. 127p. 2e edition

Ogbalu Frederick Chidozie (1984), Uyoko mbem igbo, Onitsha, UPC. 68p.

Ogbalu Frederick Chidozie (1976) Uwaezuoke, Onitsha, UPC, 143p.

Ogbalu Frederick Chidozie (1974) Ebubedike, Onitsha, UPC, 103p.

Ogbalu Frederick Chidozie (1960) Dimkpa taa aku, ahu ichere ya, Being Best Story Entries in a Series of Igbo Story Prize Competitions by the Society for Promoting Igbo Language and Culture, Nigeria, Onitsha, UPC, 89p.

Okafo Mmuotulumanya (n.d.) Onye Oma Emeka, Onitsha, Varsity Press, 92p.

Onuoha Bruno Kinsley (1978?) Ukabuilu, Onitsha, UPC, 82p.

Onwuchekwa Julie N. (1979) Chinagorom, Lagos, Lantern Books, 102p.

Onyekaonwu Goddy Onyedụ (1985) Eriri mara ngwugwu : kpọkọpịị/egwuregwu Igbo, Ibadan, University Press, 92 p.

Oraka L.N. (1975) Ahubara eze ama, Ibadan, OUP, 89p.

Oruchalu S.U. (1978) Chi Oma, Ibadan, Caxton Press, 68p.

Ubesie Tony (1977) Juo Obinna (igbo novel), Ibadan, OUP, 175p.

Ubesie Tony Uchenna (1975) Ukpaka Mmiri Onye Ubiam, Enugu, Nwamife Publishers, 150p.

Ubesie Tony Uchenna (1973) Ukwa ruo oge ya o daa, Ibadan, OUP, 86p.

Ubesie Tony Uchenna (1973) Isi akwu dara n’ala, Ibadan, OUP, 206p.

Uche E.I. (1962?) Akuko Uwaakomkpa, Onitsha, UPC, 128p.

Ugwuoke Obinna O. (n.d.) Onye ije awele, Ihiala, Deo Gratias Press

2. Théâtre

Agomoh Sonde Nnabugwu (1987) Uchenna, Onitsha, UPC, 27p. Sa 1ere représentation en 1985 a obtenu le premier prix du Ministère de l’Information, de la Jeunesse et des Sports de l’Etat d’Imo.

Akoma Enyinna (1977) Obidiya (Igbo Play), Ibadan, OUP, 90p.

Chukuezi Anelechi B. (1979) Akwa Nwa, Ibadan, African Universities Press, 74p.

Chukuezi Anelechi B. (1974) Udo Ka Mma, Ibadan, University Press/OUP, 94p.

Eneore Walter Chukwuma (1982) Oji Isi Kote Ebu, Ikeja, Longman. 82p.

Eneore Walter Chukwuma (1979) Echi Di Ime, Lagos, Macmillan, 78p.

Gbujie Chike Osita (1979) Oguamalam, Lagos, Macmillan, 59p.

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Traductions anglaises et/ou françaises

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Nwana Pita (2010) Omenuko ou le repentir d’un marchand d’esclaves, roman, Paris, Karthala (traduit de l’igbo par Françoise Ugochukwu)

Nwana Pita (2003) Omenuko, a biographical novel from the hand of Pita Nwana, traduction anglaise inédite de C. Azuonye

Pritchett Frances W. (n.d.) Omeokachie Omenuko, traduction anglaise de B.I.N.Osuagwu & E.C.Nwana, Umuahia, Ark Publishers 1999, Université de Columbia (USA)

http://www.columbia.edu/itc/mealac/pritchett/00fwp/igbo/omenuko/author01_05.html

Ugochukwu Françoise (2006) Contes igbo de la Tortue (Nigeria), Paris, Karthala, 128p.

Ugochukwu Françoise (1992) Contes igbo du Nigeria, de la brousse à la rivière, Paris, Karthala, 351p. (Ces deux recueils ont été faits à partir d’enregistrements oraux).

[1] Société savante fondée en 1949 par Ogbalu pour promouvoir la langue et la culture igbo face à l’érosion due au colonialisme et à la prééminence de l’anglais.